Appel aux professionnels de santé

Bonjour,

je suis heureuse de constater chaque semaine que mon blog est visité régulièrement et qu’il l’est de plus en plus par des professionnels de santé, médecins, pharmaciens, sages-femmes.

Aussi, j’ai décidé de créer un espace qui nous permettra entre professionnels de santé de converser sur la prise en charge globale des patients, les indications et les limites des traitements homéopathiques.

L’objectif est de pouvoir  faire bénéficier ces professionnels de santé de mon expérience en tant que gynéco-obstétricienne et homéopathe et d’échanger sur nos pratiques.

Si vous êtes professionnels de santé, intéressés par cette nouvelle rubrique, je vous invite à nous rejoindre dans l’espace réservé , en me demandant grâce au  formulaire de contact un mot de passe.

A bientôt sur cet espace professionnel pour le plus grand bien de nos patients

On ne manque pas de Pau: Retour d’Infogyn Accompagnement des douleurs articulaires sous anti-aromatases par l’homéopathie

Le congrès de gynéoclogie-obstétrique, Infogyn, a eu lieu à Pau du 4 au 6 Octobre 2017.

Parmi les thèmes du congrès, se déroulait un symposium autour de l’accompagnement homéopathique du cancer de la femme: diagnostic et annonce, situations pré et post-opératoire, radiothérapie et hormonothérapie.

Photo prise durant mon intervention au congrès

L’occasion pour moi de présenter l’accompagnement des douleurs articulaires sous anti-aromatases, lors de la prise en charge des cancers du sein des femmes ménopausées.
80% des cancers du sein sont hormono-dépendants (tumeurs porteuses de récepteurs à hormones); dans ces cas, après les phases de chirurgie, radiothérapie, plus ou moins chimiothérapie, les patientes ménopausées se voient prescrire un traitement par anti-aromatases. Le but de ce traitement est d’empêcher la transformation d’androgènes (hormones mâles ) en oestrogènes (hormones féminines), sensées « stimuler » les cellules cancéreuses.

Ces traitements prescrits pour diminuer le taux de récidives,  présentent des effets secondaires ressemblant aux symptômes de ménopause, en particulier des douleurs articulaires qui conduisent à l’arrêt du traitement dans 20% des cas en moyenne.

Une étude * a été réalisée dans deux centres hospitaliers (Troyes et Reims) et compare deux populations de femmes traitées par anti-aromatases  avec et sans homéopathie. Elle montre que la prescription de deux médicaments homéopathiques pris pendant 3 mois:

RUTA GRAVEOLENS 5 CH et RHUS TOX 9 CH: 5 granules de chaque matin et soir,

diminue significativement les douleurs et les raideurs articulaires. Cette action s’accompagne logiquement d’une baisse de la consommation d’antalgiques et d’une améliora

A commencer sans modération 3 jours avant le début des anti-aromatases pour une action préventive; arrêter au bout de 15 jours si aucune douleur n’apparaît; augmenter la fréquence à 3 à 6 fois par jour si des douleurs sont gênantes  puis espacer suivant amélioration.

 

*Karp J.C, Sanchez C., Guilbert P., Mina W., Demonceaux A., Curé H

Treatment with Ruta graveolens 5 CH and Rhus tox 9 CH may reduce joint pain and stiffness linked to aromatase inhibitors in women with early breast cancer : results of a pilot observational study

Homeopathy, 2016, vol 105, 4, 299-309

 

Les frottis cervico-utérins n°1 Pourquoi? Comment? Pour qui? Par qui?

Le frottis cervico-utérin consiste à dépister des lésions du col liées le plus souvent à la présence d’un Papilloma Virus, qui abîme les cellules du col.  La prise en charge des lésions pré-cancéreuses a pour but de diminuer l’incidence et la mortalité des cancers invasifs du col de l’utérus ; les cancers du col de l’utérus représentent 2 757 nouveaux cas par an et causent le décès d’environ 1 000 femmes. Ces cancers diminuent depuis plus de 30 ans en France, notamment grâce au dépistage par frottis cervico-utérin.

La réalisation d’une cytologie cervico-utérine est recommandée chez les femmes de 25 à 65 ans, en activité génitale, tous les 3 ans, après deux cytologies normales réalisées à un an d’intervalle.

Faire un frottis,  consiste à prélever lors d’un examen gynécologique des cellules du col de l’utérus au niveau de la jonction entre l’endocol (intérieur du col) et l’exocol (extérieur du col);  deux techniques sont possibles :

étalement des cellules sur lames avec fixation (prélèvement avec une spatule d’Ayre en bois et avec une brosse appelée cytobrush)

ou phase liquide (prélèvement avec une spatule en plastique appelée cervex-brush)

Ils doivent être réalisés en dehors d’une période de règles, avant le toucher vaginal, sans lubrifiant, sans ovule , ni douche vaginale dans les 48h précédant l’examen.

Les frottis peuvent être pratiqués par un médecin généraliste ou gynécologue, une sage-femme ou un médecin en laboratoire (sur prescription médicale).

Les frottis anormaux concernent  3,9 %, soit 235 000 femmes chaque année ; des lésions précancéreuses ou cancéreuses concerneront plus de 31 000 femmes.

Il est admis que l’évolution naturelle des lésions du col passe par des stades différents de gravité croissante; chaque lésion pré-cancéreuse peut évoluer vers une lésion cancéreuse, persister ou régresser même sans traitement.

Les  anomalies de frottis les plus fréquentes NON cancéreuses mais potentiellement à risque sont: les frottis ASC-US (A typie des C ellules S quameuses-  US = U ndetermined ), les frottis LSIL ( Low grade Superficial Intra Epithelial Lesion) et les frottis HSIL (High grade Superficial Intra Epithelial Lesion)

Les lésions les plus fréquentes affectent l’épithélium malpighien du col de l’utérus et sont situées la plupart du temps sur l’exocol . Elles sont appelées néoplasies cervicales intraépithéliales ou CIN. Elles étaient  classées en trois grades selon le degré de désorganisation de l’épithélium par les cellules anormales, allant de CIN1 (le tiers de l’épithélium est touché, à CIN 2 (2/3 de l’épithélium touché), à CIN3 (toute l’épaisseur de l’épithélium est touché)

La classification la plus récente ne distingue que deux types de lésions :

  • Les lésions malpighiennes intraépithéliales de bas grade (LSIL) qui correspondent aux CIN1, qui régressent spontanément dans plus de la moitié des cas et évoluent dans 1% des cas seulement vers un cancer
  • Les lésions malpighiennes intraépithéliales de haut grade (HSIL ) qui correspondent aux CIN2 et CIN3,qui peuvent régresser mais ont un risque d’évolution vers un cancer supérieur à 5% pour les CIN2 et 12% pour les CIN3.

Nous verrons dans les articles suivants les nouvelles recommandations de prise en charge (surveillance, traitement)  en fonction des anomalies, la place du dépistage du Papilloma virus, les intérêts et les limites du vaccin antiPapillomavirus

A retenir:

-le frottis reste un élément fondamental de dépistage et de prévention des lésions cancéreuses du col de l’utérus; il doit être réalisé tous les 3 ans entre 25 et 65 ans

-avoir une anomalie sur un frottis ne veut pas dire qu’un cancer suivra puisque toutes les lésions pré-cancéreuses peuvent régresser spontanément

 

LES MYCOSES VULVO-VAGINALES A REPETITION : le plus de la médecine intégrative?

Les pathologies vulvaires et en particulier les mycoses vulvo-vaginales font partie de notre quotidien en tant que gynécologues et toutes les patientes qui en souffrent ont pu constater la plupart du temps que la prise en charge conventionnelle était décevante.

Les mycoses sont liées à un champignon appelé candida ; ce champignon n’est pas forcément pathogène (responsable de symptômes) et sa seule présence dans un prélèvement vaginal ne suffit pas à dire qu’il existe une pathologie à traiter.

Les symptômes évocateurs d’une mycose vulvo-vaginale sont les pertes blanches (appelées leucorrhées), les démangeaisons, l’œdème de la vulve; il peut de façon plus rare, exister des fissures vulvaires, des ulcérations ressemblant à des aphtes. Les pertes odorantes ne sont pas un symptôme de cuissons

Les circonstances de survenue d’une mycose sont : la période prémenstruelle surtout s’il existe un dérèglement hormonal, certaines contraceptions (pilules,  dispositifs intra-utérins à hormones qui modifient les règles), la prise d’un antibiotique (qui modifie la flore), l’immersion régulière en piscine chlorée (pour la même raison que l’antibiotique), le stress, une hygiène excessive (épilation complète, toilettes répétées avec des savons agressifs pour la flore), un diabète ou une consommation excessive de sucre.

Le traitement conventionnel d’une mycose consiste à administrer un anti-fongique localement (ovules et crèmes), à base de dérivés imidazolés; ces produits vont détruire les champignons présents dans le vagin.

Malheureusement, si la cause n’est pas corrigée, les mycoses ont tendance à récidiver, entraînant le désespoir des patients et des médecins qui mettent alors en route des traitements d’antifongiques per os, d’anesthésiques locaux..

La prise en charge en médecine intégrative consiste à tenter de modifier le terrain : on s’attaque à la cause de la persistance ou du retour des champignons dans le vagin. Il faut par un interrogatoire policier chercher les facteurs de risque de ces mycoses chroniques

-contrôler la consommation de sucre: les champignons se développent dans les milieux sucrés; il faut réduire la consommation d’index glycémiques élevés (pain, pommes de terre et tout aliment au goût sucré)

-faire attention à l’hygiène excessive: une seule toilette par jour, pas d’épilation complète, usage de savon neutre

-n’utiliser des antibiotiques que si vraiment nécessaire et dire à votre médecin que vous êtes sujette aux mycoses (certains antibiotiques comme l’amoxycilline agressent beaucoup la flore vaginale)

-limiter le stress qui baisse l’immunité (techniques de relaxation, médecines complémentaires )

-améliorer l’équilibre hormonal du cycle (par exemple changement de contraception, homéopathie pour régulariser le cycle..)

-modifier le terrain et rétablir l’équilibre par un traitement homéopathique de fond

Ce dernier point sera le thème d’un autre article .

 

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Espoir

Couverture du livre Espoir et VictoireUn coup de cœur pour ce remarquable livre d’une collègue gynéco-obstétricienne

Un diagnostic de cancer du sein à 40 ans la plonge dans un monde médical dont elle ne connaissait qu’une face; avec pudeur, elle nous raconte le diagnostic, les traitements, la découverte des médecines complémentaires, les rencontres…

Un témoignage bouleversant

Intervention aux journées de la Santé 2017

logo journée de la SantéLes Journées de la Santé se tiendront les 10 et 11 mai, à la Cité Internationale de Lyon.

Cet événement s’adresse au grand public et propose une vingtaine de conférences, animées par des acteurs régionaux de la santé.

J’interviendrai le jeudi 11 mai, à 14h, sur le thème « Périménopause et ménopause : être bien accompagnée avec l’homéopathie »

Pour vous inscrire et découvrir le programme complet des conférences.