Retour au Moyen-Age: il faut brûler les homéopathes!

J’ai découvert avec incompréhension la tribune du Figaro du 18/03/18 intitulée « L’appel de 124 professionnels de la santé contre les médecines alternatives » ; dans cette tribune ou devrait-on dire « tribunal à charge », un ramassis d’inepties, de contre-vérités, d’ignorance, de mépris des médecins et des patients, qui chaque jour, trouvent un bénéfice à ces médecines complémentaires.

Ces quelques 124 médecins sur 290974 médecins en France en 2017, soit 0.04 % des médecins en France,  n’hésitent pas à demander la radiation des médecins qui exercent l’homéopathie, ou  l’acupuncture; tout juste s’ils ne demandent pas que nous soyons brûlés en place publique comme des sorciers !

Pourquoi une telle haine, de quoi ou de qui ont peur ces médecins?

Tout repose (comme habituellement ) sur l’absence de preuve de l’efficacité de ces thérapeutiques qui, pour nous, sont complémentaires et pas alternatives de la médecine conventionnelle et intégrées dans nos pratiques médicales. C’est la définition de la médecine intégrative.  Nous avons des preuves de l’efficacité de l’homéopathie,  basées sur l’evidence based medecine: études randomisées, études épidémiologiques, que ces 124 médecins ignorent.

Le seul reproche qu’on peut nous faire est d’ignorer à ce jour comment l’homéopathie fonctionne, même si les connaissances des hautes dilutions progressent en particulier grâce aux travaux du Pr Luc Montagnier , travaux que ces 124 médecins ignorent aussi. Mais combien sont nombreux les domaines encore inconnus, la physique quantique, l’infiniment petit, l’univers… Comment oser penser que nous savons tout et que plus rien ne peut être découvert. Quel mépris pour les chercheurs, les « vrais » scientifiques qui se posent des questions et essaient de les résoudre au-delà des préjugés.

Quelque soit le thème de cette discorde, rien ne peut excuser l’agressivité du ton , l’intransigeance, l’intégrisme des co-signataires de cette tribune, indignes de médecins.

Même notre conseil de l’ordre a été choqué par la nature des débats..

En tant que médecin , l’homéopathie est pour moi un choix thérapeutique éthique  intégré dans ma pratique et la satisfaction que m’expriment quotidiennement les  patients que je traite ainsi est la meilleure preuve de leur efficacité.

 

 

 

 

Appel aux professionnels de santé

Bonjour,

je suis heureuse de constater chaque semaine que mon blog est visité régulièrement et qu’il l’est de plus en plus par des professionnels de santé, médecins, pharmaciens, sages-femmes.

Aussi, j’ai décidé de créer un espace qui nous permettra entre professionnels de santé de converser sur la prise en charge globale des patients, les indications et les limites des traitements homéopathiques.

L’objectif est de pouvoir  faire bénéficier ces professionnels de santé de mon expérience en tant que gynéco-obstétricienne et homéopathe et d’échanger sur nos pratiques.

Si vous êtes professionnels de santé, intéressés par cette nouvelle rubrique, je vous invite à nous rejoindre dans l’espace réservé , en me demandant grâce au  formulaire de contact un mot de passe.

A bientôt sur cet espace professionnel pour le plus grand bien de nos patients

On ne manque pas de Pau: Retour d’Infogyn Accompagnement des douleurs articulaires sous anti-aromatases par l’homéopathie

Le congrès de gynéoclogie-obstétrique, Infogyn, a eu lieu à Pau du 4 au 6 Octobre 2017.

Parmi les thèmes du congrès, se déroulait un symposium autour de l’accompagnement homéopathique du cancer de la femme: diagnostic et annonce, situations pré et post-opératoire, radiothérapie et hormonothérapie.

Photo prise durant mon intervention au congrès

L’occasion pour moi de présenter l’accompagnement des douleurs articulaires sous anti-aromatases, lors de la prise en charge des cancers du sein des femmes ménopausées.
80% des cancers du sein sont hormono-dépendants (tumeurs porteuses de récepteurs à hormones); dans ces cas, après les phases de chirurgie, radiothérapie, plus ou moins chimiothérapie, les patientes ménopausées se voient prescrire un traitement par anti-aromatases. Le but de ce traitement est d’empêcher la transformation d’androgènes (hormones mâles ) en oestrogènes (hormones féminines), sensées « stimuler » les cellules cancéreuses.

Ces traitements prescrits pour diminuer le taux de récidives,  présentent des effets secondaires ressemblant aux symptômes de ménopause, en particulier des douleurs articulaires qui conduisent à l’arrêt du traitement dans 20% des cas en moyenne.

Une étude * a été réalisée dans deux centres hospitaliers (Troyes et Reims) et compare deux populations de femmes traitées par anti-aromatases  avec et sans homéopathie. Elle montre que la prescription de deux médicaments homéopathiques pris pendant 3 mois:

RUTA GRAVEOLENS 5 CH et RHUS TOX 9 CH: 5 granules de chaque matin et soir,

diminue significativement les douleurs et les raideurs articulaires. Cette action s’accompagne logiquement d’une baisse de la consommation d’antalgiques et d’une améliora

A commencer sans modération 3 jours avant le début des anti-aromatases pour une action préventive; arrêter au bout de 15 jours si aucune douleur n’apparaît; augmenter la fréquence à 3 à 6 fois par jour si des douleurs sont gênantes  puis espacer suivant amélioration.

 

*Karp J.C, Sanchez C., Guilbert P., Mina W., Demonceaux A., Curé H

Treatment with Ruta graveolens 5 CH and Rhus tox 9 CH may reduce joint pain and stiffness linked to aromatase inhibitors in women with early breast cancer : results of a pilot observational study

Homeopathy, 2016, vol 105, 4, 299-309

 

Homéopathie, Phytothérapie, Aromathérapie: ne pas confondre ! (1)

Les médecines dites naturelles sont très à la mode; elles sont souvent associées à des notions de « douceur », « innocuité »,  mais sont-elles vraiment naturelles et sans danger?

 

Les patients et les médecins confondent volontiers toutes ces thérapeutiques; on entend « l’homéopathie, c’est des plantes », « je suis soigné en homéopathie » alors que le complément alimentaire pris ne contient pas de médicament homéopathique mais de la phytothérapie, « ne prenez pas d’homéopathie, dit un oncologue, ça peut interférer avec la chimio », ce qui est complètement faux; n’oublions pas que nous médecins, n’avons jamais eu d’information. Essayons d’y voir plus clair.

Avant de voir les différences, quels sont les points communs?  L’homéopathie, la phytothérapie et l’aromathérapie sont à la portée de tous; c’est séduisant de pouvoir traiter ses petits symptômes sans être obligé de consulter; de nombreux ouvrages grand public permettent de « se soigner ». Le problème est que certaines thérapeutiques peuvent avoir des risques pour votre santé et qu’il faut un diagnostic précis pour choisir la méthode thérapeutique adaptée.

Dans ce premier article, voyons à partir de quoi sont fabriqués les médicaments homéopathiques et les produits de phytothérapie ou d’aromathérapie.

abeille près d'une fleur

L’homéopathie consiste à la fin d’un interrogatoire précis à conseiller un ou des médicaments homéopathiques; ces médicaments peuvent être d’origine naturelle ; c’est le cas de

souches minérales comme la silice, le fer; animales comme l’abeille, la vipère, végétales comme l’arnica des montagnes, l’anémone pulsatille;  les médicaments homéopathiques peuvent aussi être fabriqués à partir de souches chimiques comme des dilutions de cortisone. Toutes les souches ne sont donc pas naturelles.

 

 

Les médicaments homéopathiques sont des « médicaments » comme leur nom le précise et ont un statut particulier qui permet en général le remboursement sur prescription par un médecin ou une sage-femme, pour les tubes granules et doses globules unitaires (ex Arnica 9 CH).

 

La phytothérapie est d’origine uniquement végétale.

Dans l’organisme, le médicament apporté à des doses pondérales donc moléculaires  va être métabolisé comme un médicament allopathique (passage hépatique, action d’enzymes)

Le produit issu de la phytothérapie agit comme tout médicament allopathique lorsqu’il est prescrit pour lutter contre des symptômes. D’ailleurs, de nombreuses plantes sont à l’origine de médicaments allopathiques qui exploitent une ou deux molécules essentielles de la plante. Par exemple, la morphine et la codéine sont extraites de l’opium, suc du pavot blanc ; l’aspirine provient du saule blanc, l’atropine de la belladone…

Les préparations phytothérapiques peuvent se présenter sous plusieurs formes : tisanes qui sont la source de la phytothérapie traditionnelle, mais aussi « phytomédicaments » commercialisés en  poudres, extraits hydro-alcooliques de plantes fraiches (extraits secs, teinture mère) conditionnés en gélules, comprimés, solutions.  La plupart des produits de phytothérapie ont des statuts de compléments alimentaires, sans la sécurité du médicament et ne sont pas remboursés.

L’aromathérapie est l’utilisation médicale des extraits aromatiques de plantes, essences et huiles essentielles. Une huile essentielle correspond à la fraction odorante volatile extraite des organes sécréteurs d’un végétal par distillation à la vapeur d’eau de la plante aromatique. Les agrumes ne donnent pas d’huiles essentielles, mais des essences obtenues par expression à froid. Son principe est donc différent de la phytothérapie qui n’utilise pas que la fraction volatile de la plante. Les huiles essentielles peuvent être administrées par voie respiratoire (diffuseur, inhalation), par voie transcutanée ou par voie orale (gargarismes, gouttes) ou rectale.

Le terme « phyto-aromathérapie » est fréquemment employé illustrant la proximité de ces deux thérapeutiques.

 

  A retenir:

phytothérapie: souches végétales

aromathérapie: souches végétales

homéopathie: souches végétales, minérales, animales , chimiques

Phytothérapie en général compléments alimentaires

Homéopathie: MEDICAMENTS

OUI aux médecines complémentaires chez des patients atteints de cancer

smiley surpris

A mon retour de vacances, me voilà devant ces titres qui « se veulent » ravageurs.

« Une étude assure que le recours aux médecines « alternatives » fait exploser la mortalité » (France-soir 19 Août), « Les médecines alternatives, fléau du cancer »(Revue pharma 22 Août), « Cancer: les remèdes alternatifs augmentent les risques de décès » (Le Progrès 20 Août), « Cancer: les médecines alternatives augmentent sensiblement les décès » (AFP 18 Août)
Le buzz vient d’une étude * américaine (qui n’est encore pas publiée dans son intégralité) et qui regarde la survie de patients atteints de cancers suivis uniquement par médecines alternatives versus des patients suivis en médecine conventionnelle.

Plusieurs types de patients  ont été suivis, diagnostiqués pour des cancers différents: poumon, sein, prostate, intestin.
560 malades étaient traités de façon conventionnelle; 280 avaient choisi des pratiques alternatives. Les résultats montrent qu’il existe une surmortalité cinq ans après le diagnostic, dans le groupe de patients qui a refusé les traitements conventionnels (chirurgie, radiothérapie, hormonothérapie, chimiothérapie). Le risque a été multiplié par 2.5. Le risque est plus élevé pour les cancers du sein (risque fois 5), les cancers colorectaux (fois 4), les cancers du poumon (fois 2); peu de différence en ce qui concerne les cancers de prostate (91.5% de survie à 5 ans, dans le groupe traité par médecine conventionnelle, versus 86.2% dans le groupe traité médecine alternative; ces cancers sont d’évolution spontanément lente et favorable)

Mes commentaires:

rappelons en premier lieu que depuis bien longtemps, il est  admis par la communauté médicale que les médecines non conventionnelles sont complémentaires aux traitements conventionnels  et pas une alternative en tout cas dans les pathologies graves. La plupart des patients aussi ont bien compris la différence entre les médecines complémentaires et la médecine conventionnelle; les médecines complémentaires sont des soins de support, qui aident le patient à supporter les effets secondaires du cancer et des traitements; leur objectif est essentiellement la qualité de vie. La médecine conventionnelle vise la  quantité de vie, en essayant de préserver la qualité de vie.  Si le patient est en confiance avec l’équipe d’oncologie qui le prend en charge, il ne lui viendra pas à l’idée de ne pas bénéficier des traitements conventionnels.

remarque 2:
Quelle drôle d’idée de faire ce type d’études: qui veut-on convaincre?  Veut-on faire peur au patient, dénigrer les médecines non conventionnelles ?

La question qu’il aurait fallu se poser et résoudre est  » qui sont ces patients qui refusent la médecine conventionnelle et pourquoi? » Il s’agit d’un groupe obligatoirement minoritaire.

3è remarque: Si les résultats avaient été inverses, montrant que les patients qui ont choisi les médecines non conventionnelles ont une mortalité inférieure, il est évident que les médecins conventionnels se seraient tous manifestés: ils auraient à juste titre relevé que l’étude n’est pas randomisée (pas de tirage au sort ) et qu’on ne peut généraliser à partir d’un groupe de patients minoritaire qui fait un choix de traitement sans savoir si ce choix a été éclairé ou non, ou si ces patients font partie d’une secte.

4è commentaire: toutes les thérapeutiques non conventionnelles ont été mélangées: yoga, homéopathie, acupuncture, sophrologie, phytothérapie, diète, prières!!!…Est-il possible de mettre dans le même panier de thérapeutique de soins, l’acupuncture et les prières! Peut-on considérer la prière comme une « médecine alternative »?

De plus,  parmi ces thérapies, certaines peuvent être dangereuses et aggraver le cancer (par exemple, des plantes contenant des hormones et administrées à des patients ayant des cancers hormono-dépendants); il n’est pas possible de mettre « dans le même sac » toutes les thérapeutiques non conventionnelles: certaines sont des pratiques psycho-corporelles, d’autres des thérapeutiques médicamenteuses, d’autres des modes de vie ; imaginons que nous fassions une étude d’efficacité en oncologie en mélangeant toutes les thérapeutiques conventionnelles sans s’occuper de leur pertinence!!

Je suis choquée de voir que certains continuent à  opposer médecine conventionnelle et médecine non conventionnelle . Quand comprendront-ils que nous sommes à l’ère de la Médecine Intégrative, c’est à dire des soins qui associent médecine conventionnelle et médecines complémentaires (et non pas alternatives) pour le bien du patient… et c’est ce que le patient MERITE.  Plusieurs  études ** montrant une amélioration de la survie des patients atteints de cancer et de la durée sans récidive, en associant des thérapies complémentaires à la médecine conventionnelle  ont été publiées, ne l’oublions pas…(nous détaillerons ces études dans un autre article)

A retenir: la conclusion de cette étude est celle que tous les professionnels de santé éthiques connaissent: les médecines complémentaires doivent être complémentaires et ne soignent pas le cancer; rien de bien nouveau sous le soleil, beaucoup de temps perdu et de controverses inutiles. Mais l’occasion d’un billet d’humeur dans mon blog!

 

 

« Use of alternative Medicine for Cancer and its impact on Survival »

Journal ot the National Cancer Institute, Volume 110, issue 1, 1 January 2018 djx145, https://doi.org/10.1093/jnci/djx145

** Spiegel D,  Kraemer H, Bloom J,  Gotthiel E  : « Effect of psychosocial treatment on survival of patients with metastatic breast cancer. » Université de Stanford

Lancet 1989
Les résultats de cette étude ont été confirmés en 2007 et en 2015 dans une deuxième et troisième étude (revue «Cancer »)

**Andersen B :  –  « Psychological intervention improves survival for breast cancer patients: a randomized clinical trial »

revue Cancer , 2008

Jeûne et randonnée: une mode ou un réel bénéfice pour la santé?

Les jeûnes-randonnées sont à la mode; chacun a son mot à dire sur le lieu le plus zen, les différents types de jeûne…

Pour autant, le jeûne est une pratique ancestrale; certains animaux jeûnent (les manchots par exemple), toutes les religions incluent le jeûne (carême, ramadan, yom kippour)

Je reviens d’un troisième jeûne-randonnée à l’Amandier dans la Drôme et je peux parler de ses bienfaits en toute connaissance de cause.

Le jeûne thérapeutique Buchinger: les principes

Le Docteur Otto Buchinger (1878-1966) est un médecin allemand considéré comme le « pionnier du jeûne thérapeutique » ; lorsqu’il est atteint d’une polyarthrite rhumatoïde en 1917, il constate l’impuissance des traitements conventionnels de l’époque et se décide en 1919 à entamer un jeûne, conseillé et encadré par le Dr Riedling, de Fribourg. Cette pratique lui redonne son autonomie et le guérit de sa pathologie; il en déduit une méthode thérapeutique et crée des cliniques en Allemagne près du lac de Constance et en Espagne (Marbella)

Il s’agit d’un jeûne modifié à base de bouillon de légumes et jus de fruit, associé à des boissons abondantes

Ce jeûne promeut trois dimensions: une dimension médicale (respect de la physiologie, amélioration de paramètres de santé), une dimension communautaire (liens de solidarité et d’appartenance à un groupe), une dimension spirituelle

 

Les effets thérapeutiques du jeûne

-La suppression de l’apport du glucose, la baisse du taux d »‘insuline, la mobilisation de la graisse au niveau du sang, du foie et du tissu adipeux a des intérêts dans la prise en charge de l’obésité, l’hyperlipidémie, la stéatose hépatique (excès de graiise dans le foie), le diabète type 2, l’artériosclérose.
-La mise au repos du tube digestif induit une normalisation de la flore intestinale et une amélioration du système immunitaire: le jeûne est pertinent dans les maladies chroniques intestinales inflammatoires, les allergies, l’asthme, les maladies rhumatismales inflammatoires

-L’élimination de l’excès de sel et d’eau a un intérêt dans l’ypertension, les troubles de la circulation veineuse, les œdèmes

-L’utilisation des protéines intra et extra cellulaires font du jeûne un moyen de rajeunir les cellules et d’améliorer les échanges entre les cellules et le sang

-On note des modifications du système neuro-végétatif et des hormones ce qui permet une amélioration de l’hypertension artérielle, une diminution du stress

-La sérotonine est renforcée apportant une solution naturelle des syndromes dépressifs, un effet anxiolytique

L’absence de nourriture s’accompagne d’une absence d’envie de fumer et peut interrompre des comportements addictifs (alcool par exemple..)

Le déroulement d’une semaine de jeûne-randonnée à l’Amandier

 

Le jeûne est préparé plusieurs jours à l’avance (suppression des excitants, de la viande, des aliments industriels) Une purge est effectuée la veille par du chlorure de magnesium ou de sodium.
Chaque journée commence par 25 minutes de méditation , puis 45 minutes de yoga ou expression corporelle ; une randonnée courte (6 kms environ en 3h) ou longue (12kms environ en 5h) est proposée

Les boissons sont fortement conseillées (tisanes à volonté, eau et un verre de jus de fruit dans la gourde)

Après-midi libre puis conférences ou groupes de paroles

19h: bouillon ou jus de légumes

Le dernier jour est marqué par une reprise alimentaire avec atelier de cuisine bio

La reprise alimentaire se fait sur plusieurs jours en réintroduisant très progressivement la viande, le café pour un retour à une alimentation « normale et équilibrée »

Mon vécu du jeûne

J’avais ressenti lors du premier jeûne, le deuxième jour,  des crampes, des maux de tête, une faiblesse inhabituelle; ces symptômes étaient minorés lors du 2è jeûne et inexistant lors du 3è jeûne. Je reviens de cette semaine avec une énergie constructive, des pensées positives; la perte de poids est d’environ 5 à 10%; lorsqu’il n’y avait pas de surpoids, le poids est vite rétabli à la reprise alimentaire; en cas de surpoids et si l’alimentation reste équilibrée, la perte de poids peut rester stable.

 

Comment choisir le lieu du jeûne?

Par connaissance; ne pas aller dans un lieu trouvé sur internet sans recommandation. En effet, le risque de dérives sectaires existe avec de vrais gourous qui se proclament spécialistes du jeûne.

Je vous recommande l’Amandier où vous trouverez toute la bienveillance et l’encadrement nécessaires au bon déroulement du jeûne.

 

 

http://www.amandier.info

 

Le jeûne pourrait être une vraie méthode thérapeutique pour de nombreux patients présentant des maladies chroniques inflammatoires ou immunitaires, ou présentant des troubles psychologiques comme l’anxiété ou la dépression.Un encadrement sécurisé est nécessaire.Pour l’instant en France, les pathologies cancéreuses restent une contre-indication à la pratique du jeûne.

Espérons que la médecine s’intéresse enfin au jeûne thérapeutique et que les patients porteurs de maladies chroniques puissent en bénéficier dans des structures de soins.