REMBOURSEMENT DU MEDICAMENT HOMEOPATHIQUE : UN SURSIS

Le 10 Juillet, la ministre de la Santé, madame Agnès Buzin, annonçait sans surprise le déremboursement programmé du médicament homéopathique.

Sans surprise, puisqu’elle avait annoncé qu’elle suivrait l’avis de l’HAS et que politiquement, elle ne pouvait pas se désavouer.

La surprise est venue du calendrier; une diminution du taux de remboursement à 15% en 2020 et un arrêt en 2021.

Ce sursis va être précieux:

-L’année 2020 va permettre aux patients de prendre conscience de cette évolution-révolution que va être le déremboursement complet; j’ai encore des patients quotidiennement qui ne sont pas au courant ou qui n’ont pas perçu les sommes qu’ils auraient à débourser pour continuer à se soigner par homéopathie. Beaucoup n’ont pas encore signé la pétition qui se poursuit

-L’année 2020 va permettre à des médecins, députés, personnes influentes, qui n’étaient pas forcément convaincus de l’intérêt de l’homéopathie de prendre position pour une vraie réflexion de politique de santé; supprimer les médecines complémentaires peut être délétère et pose la question d’une dictature médicale organisée, sans réelle démarche participative.

-L’année 2020 va nous permettre de montrer à nos détracteurs toutes les études qui existent en fondamental et qui prouvent qu’il peut se passer quelque chose physiquement en-dessous du fameux nombre d’Avogadro et que tout n’est pas moléculaire.
J’ai choisi aujourd’hui de vous citer  une de celles du Pr Demangeat. La conclusion de ses nombreuses recherches, faites par Résonance Magnétique Nucléaire est sans équivoque : lorsque des très hautes dilutions   de silice, de manganèse, d’histamine sont placées  dans du solvant, il y a bien  des modifications physiques du solvant  liées à des nanostructures,  et ce,  bien en-deça de la 12 CH, c’est à dire du nombre d’Avogadro.

-En 2020, les complémentaires santé vont avoir le temps de préparer des contrats adaptés aux personnes qui se soignent (lorsque c’est indiqué) par homéopathie; j’ai discuté  avec des directeurs de complémentaires santé: leurs adhérents , qui , en plus de la médecine conventionnelle, font  confiance pour leur santé aux médecines complémentaires , (homéopathie, acupuncture, ostéopathie par exemple), sont plus actrices de leur santé, plus axées sur la prévention (ce qui est très logiquement protecteur contre les maladies chroniques) et consomment moins de médicaments allopathiques, ce qu’a montré l’étude EPI3; une bonne raison pour les fidéliser en  leur proposant des contrats attractifs et adaptés à leur philosophie de soin.

En clair, un an  devant nous pour nous mobiliser, expliquer la réalité de l’homéopathie en fondamental et en clinique et valoriser les patients et les médecins qui intègrent l’homéopathie dans leur philosophie de soins.

 

Haute autorité de santé contre le remboursement des médicaments homéopathiques

 

Rien de surprenant à cette décision: comment la Haute Autorité de Santé pouvait-elle donner un avis contraire à celui rendu par l’Académie de Médecine et l’Académie de Pharmacie?

Pourtant, des études ont été fournies conformément à la demande, plus de 150 études. Certaines études probantes ont été écartées par l’HAS de façon arbitraire. Il n’y avait aucun médecin homéopathe dans la commission de l’HAS.

Depuis le début de cette triste histoire, vu les fuites qui ont paru dans la presse, il est plus que probable que la décision était déjà prise et que rien n’aurait pu la changer.

Un simulacre de jugement qui vise à conforter l’avis de médecins pseudo-scientifiques, sans curiosité, sans humilité et remplis de certitudes, méprisant le patient dont l’avis et le ressenti sont sans importance.

Je continuerai à prescrire des médicaments homéopathiques qui sont intégrés dans ma pratique et incontournables pour moi.  Mes patients, même non remboursés, continueront à les acheter car ils savent eux, combien les traitements homéopathiques peuvent améliorer et préserver leur santé. Pour mes patients ayant un cancer, ce sera plus difficile car les traitements homéopathiques qui accompagnent les chimiothérapies doivent être pris plusieurs mois; encore un coût supplémentaire pour des patients déjà fragilisés socialement, mais pas de quoi émouvoir les pouvoirs publiques…

La mobilisation continue; la ministre de la santé rendra son avis dans les jours ou mois à venir. Même si elle a dit qu’elle suivrait l’avis de l’HAS, il est encore temps de lui montrer l’intérêt de l’homéopathie en terme de santé publique et les risques du déremboursement qui entraînera des reports des médicaments homéopathiques vers des médicaments conventionnels dangereux.

Comme dit Marc Levy, « Rien n’est impossible; seules les limites de notre esprit définissent certaines choses comme inconcevables « ; c’est vrai pour ceux qui ne croient pas à l’homéopathie et pour ceux qui croient que le déremboursement est inéluctable…

Un clic, un SMS pour défendre l’homéopathie

 

Chers amis,

sans vouloir être trop solennelle, j’attire votre attention sur l’importance de la mobilisation autour de l’homéopathie; si vous lisez mon blog depuis un an, vous avez suivi la cabale contre les médecins homéopathes, puis l’attaque contre le remboursement des médicaments homéopathiques; il faut reconnaître que tout se mélange, comme si les médecins homéopathes n’étaient que des vendeurs de médicaments… On confond pratique de l’homéopathie et remboursement des médicaments… J’aimerais croire que ce n’est pas l’homéopathie qui est menacée mais simplement le remboursement des médicaments homéopathiques, ce qui n’est pas rien, mais ne remet pas en cause la pratique de l’homéopathie par des professionnels de santé; pourtant, force est de constater que certains aimeraient que l’homéopathie soit rayée de la carte des soins en France…

Alors, une seule chose à faire, se mobiliser , mobiliser vos réseaux

-pour que nos enfants bénéficient des traitements homéopathiques lorsqu’ils ont des angines à répétition, de l’asthme, des cauchemars …

-pour que mes patients atteints de cancer puissent continuer à être soulagés des effets secondaires des chimiothérapies sans que cela rajoute un coût…

-pour que les personnes âgées bénéficient des traitements homéopathiques pour leurs troubles du sommeil, leurs troubles anxieux sans risquer des chutes iatrogènes…

-pour que les femmes enceintes ne subissent pas les petits maux de la grossesse ou de l’allaitement avec le discours habituel  « ça va finir par passer »…

-pour toutes les situations où à l’issue d’une consultation homéopathique , la prescription d’un médicament homéopathique s’impose comme  un traitement complémentaire, efficace, sans risque , sans interaction médicamenteuse et sans surcoût pour le patient.

L’homéopathie accessible pour  tous, vous le valez bien…

Signez la pétition sur   http://MonHomeoMonChoix.fr

oui à l’empathie en médecine…

Lorsque j’ai débuté mes études de médecine en 1981, on nous apprenait que l’empathie était mauvaise pour la relation médecin-malade; poser la main sur l’épaule d’un patient à qui on annonçait une mauvaise nouvelle pouvait conduire à un « transfert »; le « transfert » en psychanalyse est un processus au cours duquel des sentiments se trouvent reportés sur une autre personne. Je me souviens que je redoutais  ce transfert, comme si cela pouvait être contagieux…

Les années ont passé, mais l’empathie n’est toujours pas enseignée dans le cursus des études médicales : une étude publiée par l’équipe de psychologie médicale du Pr Triffaux (université de Liège, Belgique) montre que , alors que le taux d’empathie des 1602 étudiants en médecine est élevée en début d’études et meilleur qu’en école de commerce, il est moins bon en fin d’étude (même si pas pathologique); cela pourrait s’expliquer par le climat de compétition et de stress et un processus de déshumanisation au long des études.

Le 20 Février était diffusée à la télé une émission sur le burn out des étudiants en médecine où les étudiants ont exprimé la malveillance de certains encadrants, le peu d’empathie de leurs séniors  https://www.programme.tv/c27380062-ca-commence-aujourd-hui/depression-burn-out-nos-futurs-medecins-sont-ils-a-bout-147572005/

Alors comment maintenir le niveau d’empathie: à Liège,  les étudiants ont imaginé des jeux de rôle; A Brest, a été créé un diplôme post universitaire intitulé « Médecine de la personne »

Il est écrit dans l’énoncé du DU: « la mise en place de cette formation répond à des demandes actuellement pressantes concernant

-l’humanisation de la médecine et de ses rapports avec les personnes en demande de soins et leurs proches

-la lutte contre le burn-out des professionnels de santé

Le programme est alléchant (cf ci -dessous); il est juste navrant qu’il s’adresse à des soignants qui ont fini leur formation!

texte sur l'empathie et la communication

Alors, oui, c’est prouvé, les médecins se doivent d’être empathiques, vis à vis de leurs patients mais aussi entre eux…Non à la déshumanisation de la médecine.

 

 

 

 

L’homéopathie: pas encore la fin…

Si vous avez suivi l’émission diffusée le mardi 15 janvier à 20h50, sur France 5, intitulée « L’homéopathie, bientôt la fin », vous avez  été, j’espère,  comme moi, agréablement surpris.

Nous avons pu voir un documentaire de Magali Cotard équilibré avec des témoignages de patients convaincus des bienfaits de l’homéopathie, des interviews d’homéopathes de renom: le Dr Jean Lionel Bagot, spécialisé en soins de support à Strasbourg, le Dr Charles Bentz, homéopathe dans les environs de Strasbourg et président du Syndicat National des Homéopathes Français, le Dr Didier Grandgeorge, pédiatre homéopathe depuis 40 ans à Fréjus. On a pu visiter une pharmacie où sont fabriqués dans un préparatoire des médicaments et où le pharmacien fait des consultations d’homéopathie .

Sur le plateau animé par Marina Carrère d’Encausse et Philippe Charlier, étaient réunis  le Dr Hélène Renaud, présidente de la Société Savante d’Homéopathie (SSH) et du Comité Européen pour l’homéopathie, le professeur Dominique Le Guludec, présidente de la Haute Autorité de Santé (l’HAS), organisme chargé par la ministre de la santé d’évaluer les médicaments homéopathiques pour décider de l’avenir du remboursement, le professeur Bruno Falissard , psychiatre, professeur de santé publique et auteur de rapports sur l’évaluation des médecines non conventionnelles et le docteur Matthieu Calafiore, médecin généraliste et membre de l’association Fake Med.

Vu le titre, on pouvait imaginer une émission à charge; il n’en a rien été; le premier témoignage cité dans l’émission était celui de Sylvie: « depuis que le médecin homéopathe m’a prescrit un traitement pour mes sinusites à répétition, je n’ai plus jamais eu de récidives ».

Le professeur Le Guludec (HAS) a fait preuve de clarté: elle a reconnu avoir plus de 400 méta-analyses et 150 études cliniques à étudier.  « Quelle que soit la façon dont elles sont faites, si la méthodologie est adéquate et si la preuve est  de bonne qualité,  nous la prendrons sans à priori  »

En résumé, un débat respectueux de la position de chacun, sans animosité et des témoignages de patients confortant l’idée de l’intérêt de l’homéopathie dans le soin, qui mérite d’aller voir le replay.

En conclusion, le Dr Renaud (homéopathe) a tendu la main vers les opposants de l’homéopathie : « je pense que tout cela repose sur un énorme  malentendu, sur de l’incompréhension et sur de la méconnaissance mutuelle, il n’y a pas de malentendu qui ne se résolve par un dialogue, par la parole. »

Si tous les gars du monde devenaient de bons copains et marchaient la main dans la main , le bonheur serait pour demain

Poème de Paul Fort

 

 

En 2019, Neuf conseils pour être heureux

 

En ce début d’année 2019, voici  neuf conseils pour être heureux et coïncidence (ou pas!!),  rester en bonne santé:

1)Faites vous plaisir en mangeant du bio, en mangeant équilibré, en cuisinant,  en recherchant les légumes oubliés, en variant vos plats,  en préparant des plats colorés très riches en anti-oxydants comme dans la pratique ayurvédique

2)Faites vous plaisir en ayant une activité physique (et pas forcément sportive) régulière; redécouvrez le plaisir de la marche, découvrez la marche afghane, qui est une marche basée sur la respiration

3)Faites vous plaisir en découvrant la cohérence cardiaque, qui permet de gérer le stress

4)Faites vous plaisir en riant: vous pratiquerez la rigolothérapie et découvrirez ses bienfaits

5)Faites vous plaisir en faisant des mandalas , ces dessins colorés qui permettent de se recentrer : c’est de l’art-thérapie!

6)Faites vous plaisir en écoutant de la musique, en chantant, en pratiquant un instrument: c’est de  la musicothérapie !

7)Faites vous plaisir en recevant des amis: le lien social et la solidarité sont des valeurs sûres

8)Faites l’amour et prenez-y du plaisir, ça aussi, c’est une valeur sûre!

9) Enfin, arrêtez d’avoir peur, n’écoutez pas tous ces messages alarmants, qui commencent par « attention », « danger », « surtout ne faites pas »… Faites ce qui vous plait, ce que vous ressentez comme juste, en  respectant votre corps et votre esprit , et en étant bienveillant vis à vis de vous et des autres…

 

BELLE ANNEE 2019

Cancers: pas toujours une fatalité…

 

 

Le rapport du Centre International  de Recherche sur le Cancer (CIRC) publié fin Août 2018 est clair: plus de 40% des cancers sont liés au mode de vie et à l’environnement

Il s’agit d’une étude financée par l’Institut National du Cancer (InCa) et réalisée par le CIRC et la collaboration de 70 experts français de recherche et santé publique.

13 facteurs de risque ont été étudiés: sans surprise, les 4 gagnants sont des facteurs de mode de vie qu’on peut modifier:  le tabac, l’alcool, l’alimentation déséquilibrée et le surpoids (et obésité), soit  38.8% de cancers évitables.

A la suite de ce rapport, les recommandations sont:

-ne pas fumer

-ne pas dépasser 2 verres de vin par jour avec des jours sans boire d’alcool ou 10 verres de vin par semaine

-manger équilibré , soit 5 portions de fruits et légumes par jour (400-500g), consommer des produits céréaliers complets non raffinés, 2 laitages, pas plus de 500 g de viande rouge par semaine, pas plus de 150 g de charcuterie par semaine

-surveiller son poids régulièrement

-avoir une activité physique de 30 minutes quotidiennement

-allaiter son enfant si possible exclusivement 6 mois

Un beau programme facile à suivre pour l’année 2019… (à part l’allaitement!)