Les corticoïdes sur la peau, PAS ANODIN

La revue Prescrire, revue indépendante attire notre vigilance sur la prescription longue durée de cortisone sur la peau.

Les médicaments à base de cortisone sont largement prescrits par les médecins, mais aussi utilisés en auto-médication par les patients.

En tant que gynécologue, je suis atterrée de voir des patientes me réclamer leur crème à base de cortisone pour des irritations vulvaires. « mais si docteur, j’utilise ça tout le temps et ça me calme! »

Les dermo-corticoïdes sont des médicaments à base de cortisone appliqués sur la peau. Les indications principales sont les pathologies inflammatoires cutanées , comme l’eczéma atopique ou allergique, le psoriasis, le lichen. Il s’agit en général de démangeaisons, de lésions cutanées inflammatoires. La cortisone va avoir un effet apaisant. Elle ne va pas en général guérir la pathologie, mais diminuer les symptômes, ce qui pousse les patients à recommencer le traitement.

De rares pathologies nécessitent un traitement corticoïde de longue durée, c’est le cas du lichen scléreux vulvaire en gynécologie pour limiter les complications fonctionnelles (rétrécissement de l’orifice vulvaire) et le risque de cancer.

Ainsi, certains patients ont des traitements dermo-corticoïdes renouvelés depuis de nombreuses années, qu’ils vont devoir arrêter, soit en cas d’aggravation sous traitement, soit en cas de récidives de plus en plus fréquentes montrant une diminution d’efficacité. Il peut aussi exister des complications de l’usage de ces corticoïdes: télangiectasies (petits vaisseaux disgracieux sous la peau), vergétures, troubles de la pigmentation, éruptions acnéiformes, et même allergies! Des complications générales existent aussi comme pour les formes par voie orale, car l’absorption de la crème ou de la pommade passe dans la circulation générale. Citons de façon non exhaustive les risques de diabète, ostéoporose, insuffisance surrénalienne, hypertension artérielle, glaucome. Ces complications générales peuvent survenir en fonction de la dose, de l’endroit d’application, de la durée de prise et aussi selon un facteur individuel de sensibilité imprévisible. Or le sevrage peut être très difficile, avec répercussions psychologiques, physiques comme la fatigue, ou l’accélération de la pathologie cutanée initiale.

Prescrire, n° 453, Juillet 2021, p509

https://www.revmed.ch/revue-medicale-suisse/2014/revue-medicale-suisse-425/dermocorticoides-incontournables-et-redoutes

Alors que faire?

Ne pas commencer un traitement corticoïde sans un avis médical spécialisé. Tenter des alternatives si l’indication n’est pas obligatoire. Demander des informations sur ce traitement: la durée, les objectifs, les effets secondaires

Ne pas poursuivre un traitement corticoïde sans revoir la balance bénéfice/risque avec un professionnel de santé aguerri.

Ne pas arrêter brutalement un traitement dermo-corticoïde pris depuis des années. Il s’agit d’un vrai sevrage, qui doit être progressif, encadré par des professionnels de santé.

Chercher des alternatives: crèmes ou pommades sans cortisone, médecines complémentaires (homéopathie, acupuncture, aromathérapie, phytothérapie…). L’homéopathie en particulier dans les pathologies dermatologiques comme l’eczéma est particulièrement pertinente, car elle va s’intéresser au type de lésion (traitement différent en fonction de l’aspect lésionnel), aux symptômes associés (démangeaisons, oedème, modalités, qu’est-ce qui aggrave ou améliore, le chaud, le froid, le grattage?) et à l’aspect psychologique. Nous connaissons l’impact du stress sur le déclenchement de poussées d’eczéma ou de psoriasis.

Une consultation est nécessaire auprès d’un médecin qui connait l’homéopathie car il s’agit en général d’une prescription de médicaments de terrain. L’accès à la téléconsultation est une grande avancée pour consulter des médecins à distance. De nombreux pharmaciens peuvent aussi proposer des conseils en homéopathie dans les pathologies chroniques.

Renseignez-vous auprès du SNMHF (syndicat national des médecins homéopathes français)

Penser aussi à certaines pratiques psycho-corporelles pour améliorer le stress (cohérence cardiaque, réflexologie plantaire, yoga…)

A retenir: comme les antibiotiques, les dermo-corticoïdes c’est pas automatique!

La recherche en homéopathie existe 4) la dynamisation modifie la structure de l’eau

Appareil de Résonnance Magnétique Nucléaire

Un médicament homéopathique est dilué mais il est aussi dynamisé.

La dynamisation est une étape de la fabrication d’un médicament homéopathique qui consiste à agiter de façon puissante une solution. Cette dynamisation peut être mécanisée, elle est alors de 150 secousses en 7 secondes.

La dynamisation est une étape qui suit chaque dilution. Plus le médicament est dilué, plus il a été dynamisé (secoué).

Plusieurs études de recherche fondamentale se sont intéressées à cette dynamisation et ont montré une différence entre une solution non dynamisée et une solution dynamisée. Les nouvelles technologies comme la résonnance magnétique nucléaire , des méthodes de microscopie, la thermoluminescence, la streptoscopie par UV sont des outils performants pour étudier l’infiniment petit et en particulier pour reconnaitre les solutions dynamisées ou non.

Cette différence entre une solution dynamisée ou non pourrait s’expliquer par la formation de nanostructures donnant des propriétés physico-chimiques différentes à la solution dynamisée par rapport à la solution initiale.

Alors à ceux qui vous diront : « l’homéo, c’est comme une goutte d’eau diluée dans un lac », rappelez leur que le médicament homéo n’est pas seulement dilué, mais il est aussi dynamisé , ce qui n’est pas le cas dans un lac et que cela lui confère des propriétés particulières.

Demangeat JL. Gas nanobubbles and aqueous nanostructures: the crucial role of dynamization. Homeopathy2015;104(2):101-115 4.

Van Wassenhoven M, Goyens M, Henry M, et al. Nuclear Magnetic Resonance characterization of traditiona lhomeopathically manufactured copper (Cuprum metallicum) and plant (Gelsemium sempervirens) medicines and controls. Homeopathy. 2017 Nov;106(4):223-239.

Klein SD, Würtenberger S, Wolf U, Baumgartner S, Tournier A. Physicochemical Investigations of Homeopathic Preparations: A Systematic Review and Bibliometric Analysis-Part 1. J Altern Complement Med. 2018 May;24(5):409-421.

Tournier A, Klein SD, Würtenberger S, Wolf U, Baumgartner S. Physicochemical Investigations of Homeopathic Preparations: A Systematic Review and Bibliometric Analysis-Part 2. J Altern Complement Med. 2019 Sep;25(9):890-901

Cancer et souffrance psychique: halte aux médicaments psychotropes

L’Institut national du Cancer (InCa) a publié un référentiel organisationnel sur le repérage et le traitement précoce de la souffrance psychique chez les personnes souffrant de cancer.

La souffrance psychique est un état de mal-être dont les symptômes sont très variables selon les patients; il peut s’agir de troubles anxieux ou dépressifs qui affectent 40% des patients atteints de cancer, mais aussi de symptômes somatiques (vertiges, palpitations..), de troubles du comportement (irritabilité, agressivité..)

Suivant le référentiel de l’Afsos (association francophone de Soins de Support en Oncologie):

une administration préventive des antidépresseurs n’est pas plus justifiée en cancérologie qu’en pratique courante

-il n’existe pas non plus d’élément de preuve en faveur d’une prescription devant un seul symptôme somatique comme la fatigue

Prescrire un anxiolytique ou un antidépresseur n’est pas anodin:

-il existe un risque d’interaction médicamenteuse en particulier avec les inhibiteurs de recapture de la sérotonine (ISRS); la paroxetine et la fluoxetine sont contre-indiqués avec le taxoxifène

-il existe un risque d’accoutumance et une étude récente a montré une augmentation de la mortalité

-le diagnostic de cancer nécessite une adaptation de l’organisme qui peut être perturbée par l’administration de psychotropes

Existe-t-il d’autres solutions que ces médicaments?

Tout d’abord, il est urgent d’attendre!

En clair, ne pas prescrire un anti-dépresseur ou un anxiolytique le jour de l’annonce. La sidération est normale. Elle est même nécessaire pour booster l’immunité et envoyer le signal à l’organisme de se défendre. Inutile de mettre une camisole chimique sur ce mécanisme naturel.

Des cas particuliers existent, si par exemple tendance suicidaire ou passé de dépression sévère. 

Si ces psychotropes ne sont pas nécessaires, je conseille:

-un soutien psychologique (à trouver dans les établissements de soin et les associations, par exemple La Ligue contre le Cancer, les Centres Ressource)

-la pratique régulière de la cohérence cardiaque qui est une technique de respiration permettant de gérer le stress (application Respirelax® gratuite) ou d’autres pratiques psycho-corporelles (yoga, Qi Gong…)

-des médicaments homéopathiques qui seront adaptés à la situation

Le tout simple « PASSIFLORA COMPOSE »: 5 granules le soir au coucher et dans la nuit si réveil pour les troubles modérés anxieux

ou plus individualisé: 5 granules une à 2 fois par jour, en 9 ou 15 CH 

*En fonction des sensations: 

ARNICA 15 CH si impression de coup sur la tête, courbatures, tensions musculaires

GELSEMIUM 15 CH: apathie, tremblements

*En fonction de la réaction verbale, quand le terrain parle: 

IGNATIA 15 CH: manifestations somatiques de l’angoisse et  amélioration par le fait de se distraire  » je me sens mal, j’ai une boule dans la gorge , j’ai mal partout « 

NUX VOMICA 15 CH: colère, « C’est la faute de … Comment vais-je organiser mon emploi du temps? Pas question que je m’arrête de travailler »

PULSATILLA 15 CH: besoin d’être entourée  . Vous allez m’aider? Je peux appeler un de mes proches tout de suite?

SEPIA 15 CH : tristesse « Que vont devenir mes enfants lorsque je ne serai plus là »

STAPHYSAGRIA 15 CH: sentiment d’injustice « ce n’est pas juste, j’avais tout fait pour éviter cela… Ou, je suis certaine que c’est parce que dans l’enfance …. »

A retenir: la prescription d’anxiolytiques ou d’antidépresseurs en cancérologie doit être réfléchie et concertée. Des prises en charge en thérapeutique complémentaire existent.

 

 

 

La cinquantaine, un second printemps

La ménopause, une vision d’horreur pour beaucoup de femmes , qui appréhendent les effets secondaires, bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, douleurs articulaires, assèchement de la peau.

Peut-on se préparer à cette période délicate?

Clairement oui, la période de périménopause qui débute 5 à 8 ans avant la ménopause  est une période de préparation à la ménopause comme le neuvième mois est une période de préparation à l’accouchement!

N’attendons pas une ménopause difficile pour compter sur le traitement hormonal de la ménopause. Il ne convient pas à toutes les femmes, sa durée de prise est limitée. Il augmente certains risques pour la santé et son efficacité est de 75 % environ, pas 100%. Rappelons que le placebo améliore les bouffées de chaleur dans 40% des cas environ.

Alors, que faire sans médicament ? Dès 45 ans, adaptez  votre mode de vie en adoptant des bonnes résolutions.

le mode de vie ou « life style »  est essentiel, ne pas fumer, manger équilibré et avoir une activité physique régulière sont des éléments clefs pour passer sereinement le cap de la périménopause.

Fumer avance l’âge de la ménopause de 3 ans environ et les symptômes climatériques comme les bouffées de chaleur sont plus intenses chez les femmes qui fument.

L’activé physique améliore la souplesse articulaire, et diminue significativement les bouffées de chaleur. Choisir une activité respectueuse de l’organisme, pilates, yoga, danse, activités aquatiques, marche en particulier marche nordique.

L’alimentation à privilégier est une alimentation anti-inflammatoire , diminuant les aliments industriels et transformés, ce qui inclut quasiment tous les aliments sucrés, sauf les fruits et le miel. En cas de bouffées de chaleur, diminuer l’alcool, les repas trop chargés qui augmentent la température corporelle et aggravent la sensation de chaud. Boire de l’eau régulièrement pour  améliorer la sécheresse de la peau et des muqueuses liée à l’absence d’hormones.

Le changement de morphologie est difficile à combattre mais  éviter les 10% de prise de poids physiologique est très accessible par la pratique régulière du fasting ou jeûne intermittent, soit 14h sans prise alimentaire.

Dernier point, la perception psychologique de l’arrivée de la ménopause. N’oublions pas que les bouffées de chaleur sont un ressenti d’une sensation de chaud. L’idée est de ne pas s’opposer à  l’arrivée des bouffées de chaleur, de les accepter pour ne pas augmenter le mauvais ressenti. Nombreuses sont les femmes qui emploient des mots très forts, c’est insupportable, je n’en veux plus, c’est terrible, ce qui est leur perception de ces symptômes. Il faut apprendre à apprivoiser les bouffées de chaleur et la pratique régulière d’une pratique psycho-corporelle comme le yoga ou la méditation va les diminuer.

Homéopathie, acupuncture sont autant d’outils précieux pour passer le cap des premiers symptômes, les atténuer, les rendre tout simplement vivables.

Imprégnons-nous de cette phrase de  la médecine traditionnelle chinoise , » la ménopause est  le second printemps ».

Un, deux, trois, mieux vaut prévenir que guérir

Nous entendons beaucoup parler de la prévention des cancers, mais de quoi parle-t-on réellement et sur quelle prévention pouvons-nous agir?

La prévention est «l’ensemble des mesures visant à éviter ou réduire le nombre et la gravité des maladies, des accidents et des handicaps» (Organisation Mondiale de la Santé OMS, 1948)

La prévention primaire est définie comme l’ensemble des actes destinés à diminuer l’incidence d’une maladie, donc à réduire l’apparition de nouveaux cas ou à en retarder l’âge de début. Il s’agit de diminuer  les conduites individuelles à risque, comme les risques en terme environnementaux ou sociétaux. Elle repose sur l’éducation et l’information des facteurs de risque. Mais aussi sur des décisions politiques pour diminuer certains facteurs de risque, comme la pollution, les perturbateurs endocriniens.

Par exemple, ne pas fumer pour éviter des maladies pulmonaires, cardio-vasculaires et certains cancers

La prévention secondaire consiste à diminuer la prévalence d’une maladie dans une population. Ce stade recouvre les actes destinés à agir au tout début de l’apparition du trouble ou de la pathologie afin de s’opposer à son évolution ou encore pour faire disparaître les facteurs de risque ». C’est le classique dépistage. L’exemple type est la mammographie qui vise à dépister des cancers du sein de petite taille.

La prévention tertiaire consiste à « diminuer la prévalence des incapacités chroniques ou des récidives dans une population et de réduire les complications, invalidités ou rechutes consécutives à la maladie. » Changer son mode de vie après un cancer peut permettre de diminuer les facteurs de risque d’autres cancers ou de maladies métaboliques ou cardio-vasculaires. Arrêter de fumer après un premier cancer est une prévention tertiaire.

Une prévention quaternaire est décrite en santé publique. C’est l’ensemble des soins chez des malades ayant dépassé le stade  des soins curatifs et qui se trouvent parfois aussi en phase terminale. Une autre définition est l’ensemble des actions menées pour identifier un patient ou une population à risque de surmédicalisation, le protéger d’interventions médicales invasives et lui proposer des procédures de soins éthiquement et médicalement acceptables.

40% des cancers seraient d’après l’Institut National du Cancer  évitables en changeant notre mode de vie. Avoir une activité physique  régulière, manger équilibré et diversifié, ne pas fumer, éviter la consommation d’alcool et éviter l’exposition aux UV permettraient de réduire les risques. Cela fait partie de la prévention primaire ou tertiaire.

La réalisation de frottis cervico-utérins est une démarche de prévention secondaire alors que la vaccination contre le Human Papilloma Virus et l’arrêt du tabac font partie de la prévention primaire du cancer du col de l’utérus.

La charte d’Ottawa∗, établie à l’issue de la première Conférence internationale de novembre 1986 et ratifiée par la France vise à « donner aux individus davantage de maîtrise de leur propre santé et davantage de moyens de l’améliorer. »

∗OMS charte d’Ottawa du 21 Novembre 1986

24 ans et un retard considérable en France dans notre politique de santé pour arriver à cet objectif.

N’attendons pas. Comme pour le développement durable, il faut agir. Préventions primaires et tertiaires sont entre vos mains.

La recherche en homéopathie existe 4) les neurones réagissent à l’homéopathie

Une solution homéopathique de Gelsemium Sempervirens stimule une hormone, l’alloprégnanolone, qui diminue le stress et l’anxiété.

L’action biologique de l’homéopathie dans les cellules neuronales

Les cellules neuronales de la moelle épinière produisent une hormone, l’alloprégnanolone, qui diminue le stress et l’anxiété. L’étude consiste à séparer des neurones en deux groupes. L’un reçoit de l’eau et l’autre reçoit une solution dynamisée et diluée de Gelsemium Sempervirens 5CH. 5 CH veut dire qu’on prend un centième de teinture mère de Gelsemium dilué dans 99 centièmes de solvant. On secoue la solution (dynamisation) puis on refait la dilution 5 fois en dynamisant à chaque étape. Les cellules ayant reçu des dilutions de Gelsemium produisent 5 fois plus d’alloprégnanolone que les autres cellules. Le résultat est significatif.

Mes remarques

-Difficile d’imaginer un effet placebo sur des cellules en éprouvette!

-Cette étude ne veut pas pour autant dire que le médicament Gelsemium 5CH est efficace chez l’humain mais pour les médecins, pharmaciens, sages-femmes, patients qui connaissent bien les effets cliniques de Gelsemium homéopathique, c’est une piste pour comprendre le mécanisme d’action.

Venard C, Boujedaini N, Mensah-Nyagan AG, Patte-Mensah C. Comparative Analysis of Gelsemine and Gelsemium sempervirens Activity on Neurosteroid Allopregnanolone Formation in the Spinal Cord and Limbic System. Evid Based Complement Alternat Med. 2011;2011:407617.

Olioso D, Marzotto M, Moratti E, Brizzi M, Bellavite P. Effects of Gelsemium sempervirens L. on pathway-focused gene expression profiling in neuronal cells. J Ethnopharmacol. 2014;153(2):535‐539.

Marzotto M, Olioso D, Brizzi M, Tononi P, Cristofoletti M, Bellavite P. Extreme sensitivity of gene expression in human SH-SY5Y neurocytes to ultra-low doses of Gelsemium sempervirens. BMC Complement Altern Med. 2014;14:104.

A retenir : Certaines solutions homéopathiques ont une action sur les cellules neuronales en augmentant la production d’alloprégnanolone, hormone qui diminue le stress et l’anxiété .

UN HOMME , UNE FEMME et le CORONAVIRUS

LE CORONAVIRUS FAIT LA DIFFERENCE ENTRE LES HOMMES ET LES FEMMES!

La Covid 19 ne touche pas indifféremment les hommes et les femmes. Et ce n’est pas une question d’éducation!

L’homme plus touché par les formes graves

Une étude rapportée dans la revue Nature Communications constate qu’il y a 3 fois plus de risque lorsqu’on est un homme et qu’on contracte la Covid 19, d’être admis en réa que lorsqu’on est une femme. La mortalité est aussi plus élevée chez les hommes.

Peckham, H., de Gruijter, N.M., Raine, C. et al. Male sex identified by global COVID-19 meta-analysis as a risk factor for death and ITU admission. Nat Commun 11, 6317 (2020). https://doi.org/10.1038/s41467-020-19741-6

L’hypothèse émise est triple:

-une hypothèse immunologique , avec un défaut d’activité des interférons de type I (IFN1) chez les hommes, ce qui baisse les défenses anti-virales. 15% des formes graves de Covid seraient liées à un défaut d’activité de l’IFN1.

Les interférons sont de petites molécules produites naturellement par l’organisme appartenant à la famille des cytokines, capables d’organiser la défense en cas d’agression.

Il est connu depuis les années 1940 que les femmes ont la faculté de développer plus d’anticorps que les hommes. Elles se défendent mieux contre les maladies infectieuses, mais ont tendance à développer plus de maladies auto-immunes, conséquence de cet excès de réactivité immunologique (polyarthrite rhumatoïde, sclérose en plaques par exemple)

-une hypothèse hormonale, les oestrogènes favorisent la production d’IFN 1. Les femmes sont plus sujettes aux maladies auto-immunes en raison de cette augmentation des facteurs immunitaires. La femme ménopausée est moins protégée.

-une hypothèse génétique.

Le chromosome X porte le gène des récepteurs TLR7. Il s’agit de Troll-Like-receptors qui jouent un rôle dans la défense antimicrobienne et en particulier anti-virale.

La femme plus sujette au Covid long

Les formes de Covid long sont représentées par la présence de symptômes des semaines à des mois après les premières manifestations. Cela représenterait 20% des patients après 5 semaines et 10% après 3 mois. L’expression est polymorphe, douleurs articulaires, anxiété, troubles digestifs, troubles cutanés, fatigue, palpitations, oppression thoracique…

Une étude anglaise rapporte une augmentation de symptômes persistants des mois après le Covid ches les femmes, les personnes âgées et les personnes qui ont présenté un plus grand nombre de symptômes dans la première semaine de la maladie.

Sudre C H et al: Attributes and predictors of Long-COVID: analysis of COVID cases and their symptoms collected by the Covid Symptoms Study App doi: https://doi.org/10.1101/2020.10.19.20214494 MedRxiv, 21 Octobre 2020

Le coronavirus et cette pandémie vont nous aider à comprendre les différences d’immunité entre les hommes et les femmes, avec sans doute des applications pratiques en terme de prise en charge.

Au moins un bénéfice secondaire!

La recherche en homéopathie existe. 3) Un traitement homéopathique individualisé améliore significativement la qualité de vie pendant le cancer , en complément des traitements conventionnels

J’ai eu la chance de rencontrer le Pr Michaël Frass lors d’un congrès de la SHISSO, société homéopathique internationale de Soins de Support en Homéopathie.

Cet universitaire, médecin spécialiste de médecine interne, exerçant en oncologie hospitalière à Vienne en Autriche a réalisé plusieurs études concernant l’accompagnement homéopathique des patients atteints de cancer dans le but d’améliorer la qualité de vie.

Une étude en 2015 avait déjà analysé cette problématique* et la dernière étude de 2020 ** le confirme.

*Frass M, Friehs H, Thallinger C, Sohal NK, Marosi C, Muchitsch I, Gaertner K, Gleiss A, Schuster E, Oberbaum M. Influence of adjunctive classical homeopathy on global health status and subjective wellbeing in cancer patients – A pragmatic randomized controlled trial. Complement Ther Med. 2015 Jun;23(3):309-17.

** Frass M, Lechleitner P, Gründling C, Pirker C, Grasmuk-Siegl E, Domayer J, Hochmair M, Gaertner K, Duscheck C, Muchitsch I, Marosi C, Schumacher M, Zöchbauer-Müller S, Manchanda RK, Schrott A, Burghuber O. HomeopathicTreatment as an Add-OnTherapy May ImproveQuality of Life and ProlongSurvival in Patients with Non-Small Cell Lung Cancer: A Prospective, Randomized, Placebo-Controlled, Double-Blind, Three-Arm, MulticenterStudy. Oncologist. 2020 Dec;25(12):e1930-e1955.

L’étude de 2020 concerne des patients atteints de cancers du poumon non à petites cellules de stade IV. Il s’agit d’une étude contrôlée versus placebo, randomisée en double aveugle , ce qui veut dire que ni le patient, ni le médecin ne sait si le patient reçoit du placebo ou le médicament homéopathique et que les patients inclus sont tirés au sort.

En recherche clinique, c’est le « gold standard » des études, le modèle qu’on nous présente dans tous les congrès pour justifier de telle ou telle thérapeutique.

150 patients ont été inclus, 51 reçoivent des traitements conventionnels comme la chimiothérapie et un traitement homéopathique individualisé, basé sur leur terrain et leurs symptômes. 47 reçoivent des traitements conventionnels et un placebo et 52 patients qui ont refusé l’étude ont accepté de servir de groupe témoin.

2 Questionnaires de qualité de vie qui font référence, l’EORTC-QLQ-C30 et le SF-36 sont évalués au début de l’étude , à 9 semaines et à 18 semaines.

A 18 semaine, tous les symptômes sont améliorés de façon significative.

Dans le cadre de cette étude, l’homéopathie a un effet qui est supérieur significativement au placebo.

Cette étude prouve aussi qu’il y a de la recherche internationale en homéopathie, qu’elle est possible.

L’accompagnement des personnes atteintes de cancer par l’homéopathie est une des grandes forces de l’homéopathie, tant par son efficacité, que par l’absence d’interactions médicamenteuses, mais aussi la facilité de prise qui permet de la proposer à tous les patients , quel que soit le type de traitements conventionnels. C’est un traitement complémentaire qui aide les patients à améliorer leur qualité de vie et à supporter les traitements conventionnels efficaces, mais dont les effets secondaires peuvent conduire à un arrêt ou à une diminution des doses, qui peut conduire à une impasse thérapeutique.

Si vous ou un de vos proches, êtes concernés, n’hésitez pas à en parler à votre pharmacien, votre médecin qui sauront vous conseiller.

Trève estivale…

Plagne Soleil, Août 2021 , soleil absent, vin blanc présent!

Je profite de cette période estivale plus calme pour remercier tous les lecteurs de mon blog. Merci pour vos retours enthousiastes, merci pour vos conseils, vos suggestions dont j’essaie de tenir compte.

Soyez certains que je prends connaissance régulièrement de tous vos commentaires.

Je tiens aussi à vous présenter mes excuses car je ne peux pas vous répondre individuellement. Beaucoup d’entre vous me demandent si je reçois des patients en consultation, quels sont les gynécologues homéopathes en France ou à l’étranger, quelles solutions pour vos problèmes de santé souvent chroniques…

Déontologiquement et médico-légalement, il ne m’est pas possible de vous répondre.

Ce blog n’est pas un espace de consultation. Il a comme objectif de vous donner mon point de vue sur une philosophie de soins, d’ouvrir les esprits vers des médecines complémentaires. Vous tous, dans vos régions avez accès à des professionnels de santé compétents et bienveillants.

Je profite aussi de cet espace pour répondre aux personnes qui postent des commentaires agressifs, soit « anti-homéopathie » qui pensent que tous les homéopathes devraient être radiés de l’ordre des médecins, soit au contraire « homéopathes fermés » qui me reprochent de parler positivement de la vaccination . Ce blog se veut tolérant , non polémique. La parole y est libre mais les « anti » de tout bord n’y trouveront pas de tribune.

Au programme dans les mois qui viennent, je vous proposerai une chronique sur le life style (style de vie) dans laquelle j’aborderai les aliments « santé », l’activité physique, la gestion du stress.

Je continuerai à vous parler de l’homéopathie, de sa place, de ses limites et de l’avancée de la recherche en homéopathie.

Je vous relaterai les différents congrès auxquels je participerai.

J’ai aussi comme projet de partager mes coups de cœur, livres ou films , concernant bien-sûr la santé, qui m’auront interpelée.

Je vous tiendrai au courant de l’avancée du Centre Ressource Lyon, centre d’accompagnement des personnes atteintes de cancer et de leur proches, géré par des bénévoles et dont je fais partie.

Ecrire ce blog est pour moi un réel plaisir . Il donne un sens différent à mon métier et me permet de diffuser mes idées autrement que dans le cadre individualisé d’une consultation.

Encore une fois, merci à vous de le suivre.

La recherche en homéopathie existe. 2) L’homéopathie a une action sur le développement des têtards en grenouilles

Photo de Lu00facio Arantes sur Pexels.com

Une solution homéopathique de thyroxine allonge de façon significative et reproductible le temps de développement des têtards en grenouilles.

Le principe de l’étude: la thyroxine est une hormone thyroïdienne qui contribue à la métamorphose des têtards en grenouille. Les chercheurs ont testé sur des têtards une solution diluée et dynamisée de thyroxine en 30DH versus de l’eau simple. Les deux groupes sont randomisés. Les résultats reproduits sur par 7 laboratoires internationaux indépendants sur 1941 têtards sont significatifs montrant un allongement du temps de développement dans le groupe traité par Thyroxine 30 DH versus le groupe traité par de l’eau seule.

Mes remarques:

une solution de 30 DH ne contient plus de molécules . Pour obtenir une solution en 30 DH, il faut diluer une goutte de teinture mère avec 9,gouttes de solvant, ce qui fait une 1 DH , dynamiser (secouer la solution) puis refaire cette manipulation 30 fois, jusqu’à obtenir la 30 DH.

Comment expliquer alors l’action sans considérer qu’il se passe quelque chose d’informatif dans la solution de Thyroxine qui ne passe pas par un effet moléculaire de la solution?

Endler PC, Scherer-Pongratz W, Harrer B, Lingg G, Lothaller H. Amphibians and ultra high diluted thyroxine–further experiments and re-analysis of data. Homeopathy. 2015;104(4):250‐256. doi:10.1016/j.homp.2015.10.001