Haute autorité de santé contre le remboursement des médicaments homéopathiques

 

Rien de surprenant à cette décision: comment la Haute Autorité de Santé pouvait-elle donner un avis contraire à celui rendu par l’Académie de Médecine et l’Académie de Pharmacie?

Pourtant, des études ont été fournies conformément à la demande, plus de 150 études. Certaines études probantes ont été écartées par l’HAS de façon arbitraire. Il n’y avait aucun médecin homéopathe dans la commission de l’HAS.

Depuis le début de cette triste histoire, vu les fuites qui ont paru dans la presse, il est plus que probable que la décision était déjà prise et que rien n’aurait pu la changer.

Un simulacre de jugement qui vise à conforter l’avis de médecins pseudo-scientifiques, sans curiosité, sans humilité et remplis de certitudes, méprisant le patient dont l’avis et le ressenti sont sans importance.

Je continuerai à prescrire des médicaments homéopathiques qui sont intégrés dans ma pratique et incontournables pour moi.  Mes patients, même non remboursés, continueront à les acheter car ils savent eux, combien les traitements homéopathiques peuvent améliorer et préserver leur santé. Pour mes patients ayant un cancer, ce sera plus difficile car les traitements homéopathiques qui accompagnent les chimiothérapies doivent être pris plusieurs mois; encore un coût supplémentaire pour des patients déjà fragilisés socialement, mais pas de quoi émouvoir les pouvoirs publiques…

La mobilisation continue; la ministre de la santé rendra son avis dans les jours ou mois à venir. Même si elle a dit qu’elle suivrait l’avis de l’HAS, il est encore temps de lui montrer l’intérêt de l’homéopathie en terme de santé publique et les risques du déremboursement qui entraînera des reports des médicaments homéopathiques vers des médicaments conventionnels dangereux.

Comme dit Marc Levy, « Rien n’est impossible; seules les limites de notre esprit définissent certaines choses comme inconcevables « ; c’est vrai pour ceux qui ne croient pas à l’homéopathie et pour ceux qui croient que le déremboursement est inéluctable…

Progestatifs et risque de méningiomes: faut-il s’affoler?

 

Tout débute par la suspicion d’un lien entre la prise d’acétate de cyprotérone (commercialisé sous le nom d’Androcur® et ses génériques) et une augmentation des risques de méningiome.

Le méningiome est une tumeur bénigne dans 95% des cas et qui représente 1/3 des tumeurs cérébrales ; elle est peu fréquente et augmente avec l’âge: 0,3 pour 100000 chez l’enfant et 49 pour 100000 chez la personne de plus de 85 ans. Sa prise en charge chirurgicale peut être délicate en fonction de la localisation, avec un risque d’hémorragie et de séquelles. Les récidives sont possibles si la tumeur n’est pas enlevée en totalité.

Hormis des facteurs génétiques, il a été mis en évidence des facteurs d’environnement: l’antécédent de radiothérapie intracérébrale est connu comme augmentant le risque de méningiome; l’exposition à des hormones est aussi classiquement connu comme augmentant le risque; les femmes sont plus touchées que les hommes, la grossesse peut faire grossir les méningiomes.

Depuis 2009, une augmentation de l’incidence des méningiomes chez les femmes traitées par l’acétate de cyprotérone (Androcur® et génériques) a été montrée, donnant lieu à une étude qui a concerné 250000 femmes exposées à ces molécules; les résultats confirment une multiplication par 7 du risque en cas d’exposition de 6 mois, mais de 20 si exposition de 5 ans à la dose de 50 mg par jour 20 jours par mois ou 10 ans à la dose de 25 mg par jour 20 jours par mois. Le risque est donc durée et dose dépendant; le méningiome peut régresser complètement à l’arrêt du traitement.

Les recommandations émises par l’ANSM sont de revoir la balance bénéfice/risque pour toute instauration de traitement ou poursuite de traitement, de respecter les indications (hirsutisme sévère gênant la vie sociale), de donner la dose la plus faible possible et la plus courte, de vérifier l’absence d’antécédent de méningiome ou de méningiome connu en évolution. Pour renseigner  les patientes sous traitement et leurs proches, un numéro vert a été créé le 0805040110 , du lundi au vendredi entre 9h et 19h. Un document d’information doit être remis à chaque patient qui reçoit ce traitement, ainsi qu’une attestation annuelle d’information.

Deux autres molécules sont en alerte, l’acétate de chlormadinone (Lutéran® et génériques) et l’acétate de nomégestrol (Lutényl® et génériques), avec une augmentation du risque suspectée mais plus rare; une étude va débuter pour préciser les risques.

En attendant, les mêmes recommandations que pour l’Androcur® ont été émises dans un avis de février 2019.

Pour nous gynécologues, il est important de bien peser la balance bénéfice/risque; dans ma pratique de gynécologue homéopathe, je prescris toujours en première intention un traitement homéopathique dans les troubles du cycle, avant de proposer un traitement progestatif. N’oublions jamais les risques iatrogènes des médicaments; les patients nous font confiance, choisissons pour eux et avec eux les médicaments les plus efficaces et les moins dangereux.

nous avons gagné un million!

Ca y est , le cap de un million  de signatures pour conserver le remboursement du médicament homéopathique a été franchi le 14 Juin

-un million de français qui veulent garder la possibilité de suivre des traitements homéopathiques tout comme les autres traitements

-un million de français qui pensent que la démocratie existe et que les citoyens peuvent influer sur des décisions politicardes

-un million de français qui souhaitent que leurs enfants, quels que soient leurs revenus,  bénéficient d’une médecine respectueuse de la physiologie

-un million de français qui savent que l’homéopathie peut accompagner des patients atteints de cancer en diminuant les effets secondaires des traitements conventionnels

Les arguments pour demander un maintien du remboursement de l’homéopathie sont nombreux: éviter des reports sur des médicaments plus dangereux par exemple dans les troubles du sommeil et l’anxiété, permettre à tous les patients atteints de cancer de bénéficier de l’homéopathie en soins de support, aider les femmes enceintes à supporter les petits maux de la grossesse sans craindre une toxicité pour leur futur bébé, rendre les patients acteurs de leur santé car l’homéopathie apprend à  connaître le fonctionnement de l’organisme…

Je vous livre un autre argument que j’ai expliqué à ma fille qui m’expliquait qu’elle ne pensait pas signer la pétition car « l’homéopathie, ce n’est pas cher et il vaut mieux rembourser les médicaments plus coûteux »: dérembrouser le médicament homéopathique n’est pas seulement dérembourser un médicament, c’est dire à des milliers de patients qui se soignent régulièrement en homéopathie que ce choix est débile et qu’on va leur expliquer ce qui est bien pour eux. C’est comme si demain on déremboursait les actes de kinésithérapie, sous prétexte que tous  n’ont pas été validés par des études randomisées versus placebo…

Et qui dit que cela n’arrivera pas?

L’attaque contre l’homéopathie est une première attaque contre les médecines complémentaires; il faut résister pour protéger une forme de médecine unique intégrative  et non dictatoriale.

La pétition continue; mobilisez vous …

 

Un clic, un SMS pour défendre l’homéopathie

 

Chers amis,

sans vouloir être trop solennelle, j’attire votre attention sur l’importance de la mobilisation autour de l’homéopathie; si vous lisez mon blog depuis un an, vous avez suivi la cabale contre les médecins homéopathes, puis l’attaque contre le remboursement des médicaments homéopathiques; il faut reconnaître que tout se mélange, comme si les médecins homéopathes n’étaient que des vendeurs de médicaments… On confond pratique de l’homéopathie et remboursement des médicaments… J’aimerais croire que ce n’est pas l’homéopathie qui est menacée mais simplement le remboursement des médicaments homéopathiques, ce qui n’est pas rien, mais ne remet pas en cause la pratique de l’homéopathie par des professionnels de santé; pourtant, force est de constater que certains aimeraient que l’homéopathie soit rayée de la carte des soins en France…

Alors, une seule chose à faire, se mobiliser , mobiliser vos réseaux

-pour que nos enfants bénéficient des traitements homéopathiques lorsqu’ils ont des angines à répétition, de l’asthme, des cauchemars …

-pour que mes patients atteints de cancer puissent continuer à être soulagés des effets secondaires des chimiothérapies sans que cela rajoute un coût…

-pour que les personnes âgées bénéficient des traitements homéopathiques pour leurs troubles du sommeil, leurs troubles anxieux sans risquer des chutes iatrogènes…

-pour que les femmes enceintes ne subissent pas les petits maux de la grossesse ou de l’allaitement avec le discours habituel  « ça va finir par passer »…

-pour toutes les situations où à l’issue d’une consultation homéopathique , la prescription d’un médicament homéopathique s’impose comme  un traitement complémentaire, efficace, sans risque , sans interaction médicamenteuse et sans surcoût pour le patient.

L’homéopathie accessible pour  tous, vous le valez bien…

Signez la pétition sur   http://MonHomeoMonChoix.fr

oui à l’empathie en médecine…

Lorsque j’ai débuté mes études de médecine en 1981, on nous apprenait que l’empathie était mauvaise pour la relation médecin-malade; poser la main sur l’épaule d’un patient à qui on annonçait une mauvaise nouvelle pouvait conduire à un « transfert »; le « transfert » en psychanalyse est un processus au cours duquel des sentiments se trouvent reportés sur une autre personne. Je me souviens que je redoutais  ce transfert, comme si cela pouvait être contagieux…

Les années ont passé, mais l’empathie n’est toujours pas enseignée dans le cursus des études médicales : une étude publiée par l’équipe de psychologie médicale du Pr Triffaux (université de Liège, Belgique) montre que , alors que le taux d’empathie des 1602 étudiants en médecine est élevée en début d’études et meilleur qu’en école de commerce, il est moins bon en fin d’étude (même si pas pathologique); cela pourrait s’expliquer par le climat de compétition et de stress et un processus de déshumanisation au long des études.

Le 20 Février était diffusée à la télé une émission sur le burn out des étudiants en médecine où les étudiants ont exprimé la malveillance de certains encadrants, le peu d’empathie de leurs séniors  https://www.programme.tv/c27380062-ca-commence-aujourd-hui/depression-burn-out-nos-futurs-medecins-sont-ils-a-bout-147572005/

Alors comment maintenir le niveau d’empathie: à Liège,  les étudiants ont imaginé des jeux de rôle; A Brest, a été créé un diplôme post universitaire intitulé « Médecine de la personne »

Il est écrit dans l’énoncé du DU: « la mise en place de cette formation répond à des demandes actuellement pressantes concernant

-l’humanisation de la médecine et de ses rapports avec les personnes en demande de soins et leurs proches

-la lutte contre le burn-out des professionnels de santé

Le programme est alléchant (cf ci -dessous); il est juste navrant qu’il s’adresse à des soignants qui ont fini leur formation!

texte sur l'empathie et la communication

Alors, oui, c’est prouvé, les médecins se doivent d’être empathiques, vis à vis de leurs patients mais aussi entre eux…Non à la déshumanisation de la médecine.

 

 

 

 

La Yogathérapie , une pratique encore peu connue

J’ai eu le plaisir d’assister à Vienne le lundi 26 Novembre 2018 à une conférence de Lionel Coudron, médecin et yogathérapeute.

Le yoga est bien connu: il s’agit d’une pratique ancestrale originaire d’Inde qui associe des postures, des exercices respiratoires, de la méditation, de la relaxation. Le yoga permet de développer ses ressources personnelles ; c’est une vraie philosophie de soin , un art de vivre.

La yogathérapie est l’application des outils du yoga pour la prévention et l’accompagnement de certaines pathologies;  on considère que l’être humain est en équilibre et que c’est un déséquilibre qui va entraîner des symptômes ou une pathologie; aussi, rééquilibrer l’organisme par des postures, des techniques de respiration peut conduire à améliorer l’état de santé.

Citons parmi les principales indications les situations chroniques, comme  les maux de dos ,  les troubles digestifs (constipation, colon irritable) , l’hypertension artérielle, les douleurs ostéo-articulaires mais aussi l’anxiété, les attaques de panique, les troubles du sommeil.

Un petit exercice à tester le matin au réveil si vous avez des troubles du transit de type constipation; c’est un véritable massage des intestins:

Le yoga du ventre consiste en position couchée, bras allongés au -dessus de la tête  à expirer par le nez , puis à rentrer le ventre au maximum en « aspirant » le nombril; bloquez la respiration puis levez la tête, expirez par le nez puis reposez la tête; remontez la tête tout en gardant le ventre serré, puis expirez par le nez, reposez la tête et relâchez le ventre; refaites cet exercice plusieurs fois.

Pour trouver un yogathérapeute, aller sur le site de l’institut de yogathérapie , onglet annuaire, liste des yogathérapeutes

Vestibulodynies: et si on pensait aussi à l’homéopathie

Les vestibulodynies sont définies par une hypersensibilité de la région vulvaire;  elles toucheraient 2% des patientes de moins de 20 ans et 7 à 8% des patientes  de 40 ans. Il est à noter que l’étude est américaine, faite par voie postale et donc biaisée.  (Harlow and al, 2014)
Cette douleur commence en général entre 25 et 35 ans ; les douleurs sont spontanées ou provoquées (rapports, activité physique, station assise prolongée).

Dans les causes, sont retrouvées dans 50% des cas les mycoses à répétition, mais aussi la ménopause, des traitements locaux répétés, des dermatoses comme le lichen scléreux vulvaire. Les femmes qui présentent des vulvodynies sont plus souvent anxieuses, déprimées, et ayant une plus grande peur de la douleur sans qu’on sache si c’est la cause ou la conséquence de ces douleurs chroniques invalidantes.

Le diagnostic  est souvent tardif: l’errance diagnostique est de 5 à 7 ans; il est pourtant très simple car il repose sur le « test du coton tige » ; il consiste à promener un coton tige en bas de la zone vulvaire; normalement aucune douleur n’est perçue; les femmes présentant une vestibulodynie ressentent cet effleurement comme extrêmement douloureux, décrivant des décharges électriques, des piqûres et en général font un bond de recul sur la table d’examen.

Ce test est assez simple à faire chez soi

La prise en charge est multidirectionnelle: massages, dilatations vaginales, relaxation périnéale, anesthésiques locaux, physiothérapie, thérapeutiques cognitives et comportementales,  consultation  psychologique, sexologique.

N’oublions pas que le tabac est un facteur d’aggravation de toutes les douleurs; les patientes qui fument sont hyperesthésiques (perçoivent la douleur plus tôt) et le tabac crèe une inflammation qui augmente la douleur. Il est donc conseillé d’arrêter de fumer

Pourquoi penser à l’homéopathie: elle peut d’une part , en faisant décrire précisément les sensations de la patiente conduire à prescrire des traitements pour rendre la douleur plus tolérable: arsenicum album 5 à 9 CH (douleur brûlante améliorée par la chaleur), causticum 5 à 9 CH (sensation d’écorchure ou de plaie à vif) , nitricum acidum 5 à 9 CH  (sensation d’écharde)…

Elle tient aussi compte de la personnalité de la patiente, de son terrain et peut traiter la personne dans sa globalité et prendre en charge les composantes anxieuses: Staphysagria 15 CH si on sent un sentiment d’injustice ou si les douleurs ont commencé après un traumatisme physique ou psychique, Ignatia 15 CH si les douleurs sont paradoxales avec des moments où il n’y a aucune douleur et d’autres périodes douloureuses, Arsenicum Album 15 CH (caractère méticuleux, toilettes excessives), Pulsatilla 15 CH(caractère docile, antécédents de mycoses à répétition), Nux vomica 15 CH(irritabilité, intolérance à la douleur)…

Une consultation spécialisée par un médecin ou une sage-femme est nécessaire pour adapter la prescription et coupler les traitements conventionnels aux traitements complémentaires dans une démarche de médecine intégrative, .