La recherche en homéopathie existe. 1) Généralités sur la recherche

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est old-retro-antique-vintage-163185.jpeg

Les lectrices et lecteurs qui me connaissent savent que je n’aime ni les conflits, ni la polémique. Cependant, j’aime la vérité et je n’aime pas l’injustice. J’ai ainsi décidé de faire régulièrement une revue de la recherche en homéopathie.

Je commenterai les études, leurs intérêts, leurs limites pour rendre accessible la recherche en homéopathie et arrêter d’entendre des absurdités comme « il n’y a pas de molécule, c’est une goutte d’eau dans un lac, donc ça ne peut pas marcher »,  » c’est placebo », « il n’y a aucune étude valable en homéopathie » Chaque début de mois, vous aurez l’analyse d’une étude.

A titre personnel, je suis fière de connaître la richesse de la recherche en homéopathie et honorée de vous la transmettre.

Le BA BA sur les études

Les études peuvent s’intéresser à différents domaines

-la recherche fondamentale concerne le fonctionnement normal ou pathologique du système vivant, par exemple les cellules. Cette recherche permet d’analyser les fondements scientifiques d’une méthode.

-la recherche clinique consiste à essayer par des études basées sur des méthodes scientifiques de prouver l’efficacité d’un traitement ou d’une méthode diagnostique ou de comprendre les mécanismes d’une maladie . Elle fait souvent l’objet d’études pilotes (premières études de faisabilité) avant des études plus complexes. Il existe des études chez les animaux ou chez les humains.

-Il existe plusieurs types d’études : les études observationnelles qui observent la réalité sans intervenir sur les conditions d’exposition du sujet , les études interventionnelles qui sont des expériences visant à évaluer l’efficacité d’une intervention. les études doivent être randomisées (processus aléatoire de tirage au sort pour sélectionner des groupes de patients les plus comparables possibles), en simple aveugle (le sujet ignore s’il prend le traitement ou non) ou en double aveugle (ni le patient, ni l’expérimentateur ne sait quel groupe est testé) , contre placebo ou non.

Vous entendez toujours parler d’Evidence Based Medicine ou la « médecine basée sur les preuves ». Cette dénomination qui date des années 1980 a été vulgarisée dans les années 1990. Elle est souvent réduite aux études dont le gold standard est l’étude randomisée versus placebo en double aveugle. Or, l »Evidence Based médicine est basée sur un trépied dont on oublie toujours les deux autres axes: la connaissance du médecin (expérience clinique), le choix du patient (ses préférences)

Pour fixer les idées sur les limites de ces études, voici un exemple: les études ont montré l’efficacité du traitement hormonal de la ménopause, sur la prise en charge des bouffées de chaleur , la prévention de l’ostéoporose et dans les années 90, la prescription de ce THM était quasi systématique pour toutes les femmes ménopausées, qui n’avaient pas de contre-indication. https://www.cairn.info/revue-mouvements-2004-2-page-32.htm#:~:text=Le%20traitement%20hormonal%20de%20la%20m%C3%A9nopause%20n’est%20pas%20une,des%20controverses%20sur%20ses%20effets.. En 2002, l’étude WHI a montré que sur une population d’américaines traitées par un traitement « à l’américaine » (oestrogènes conjugués équins pris par voie orale), il y avait un surrisque vasculaire et une augmentation de cancer du sein.* Il a fallu plus de 20 ans pour admettre que ces traitements ne devaient pas être prescrits systématiquement à toutes les femmes, et que les molécules jouaient un rôle dans la tolérance au long cours. Conclusion: les études même bien menées peuvent ne pas montrer des risques graves si elles étudient des traitements sur des périodes trop courtes

*Writing Group for the Women’s Health Initiative Investigators.
Risks and benefits of estrogen plus progestin in healthy postmenopausal women. Principal results for  the Women’s Health Initiative. Randomized control trial
JAMA 2002;228:3:321-33.

-Les particularités de la recherche en homéopathie

L’homéopathie est une thérapeutique réactionnelle , globale et individualisée. Elle n’étudie pas qu’un médicament, mais une prise en charge globale et le choix du médicament par un professionnel de santé. Le mode de recherche classique qui consiste à tester un médicament versus un placebo sur des durées courtes, sans tenir compte du médecin ni du patient, sans évaluer l’amélioration au long cours est peu adapté à la recherche en homéopathie. Le choix de l’outil de recherche est fondamental, c’est comme essayer de planter un clou avec un tournevis ou de regarder les étoiles avec des lunettes!

Plusieurs pistes existent pour contourner ces biais: sélectionner des petites cohortes de patients qui présentent les mêmes caractéristiques pour tester un seul médicament homéopathique individualisé, s’intéresser à la prise en charge globale en incluant le professionnel de santé qui choisit les médicaments , faire des études de comparaison de prise en charge: par exemple, prise en charge des bouffées de chaleur par l’homéopathie versus prise en charge par d’autres méthodes thérapeutiques.
Pour autant, et malgré toutes ces remarques, la recherche en homéopathie existe. Allez voir le site du Homéopathie Institute Research basé à Londres et qui vient d’être traduit en français. https://www.hri-research.org/fr/recherche-hri/

.

Homéo aux côtés de la Vaccination anti-Covid

Photo de cottonbro sur Pexels.com

Vous l’avez compris, nous , médecins, portons beaucoup d’espoirs sur la vaccination anti-covid. L’effet escompté est à court terme la diminution des formes graves et à plus long terme la diminution de la propagation du virus.

Ces vaccins ont une sécurité satisfaisante d’après les études, ce qui signifie qu’il y a peu d’effets secondaires graves signalés. La balance bénéfice/risque est sans aucun doute en faveur de la vaccination. Cependant, les effets secondaires dits légers sont décrits. https://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/COVID-19?gclid=Cj0KCQiAvbiBBhD-ARIsAGM48bw97hZUUcqEmrbz8C43W0qXbM8vtTBj2c-JvhLVsaosPjY3w-L3KUcaAg4wEALw_wcB

https://www.univ-rennes1.fr/actualites/vaccination-anti-covid-les-explications-de-nos-experts

Pourquoi ne pas tenter de les prévenir ou de les atténuer par l’accompagnement de la vaccination en homéopathie?

Les effets secondaires les plus fréquemment rapportés sont: au moment de l’injection, une réaction locale de type inflammatoire (rougeur, douleur, gonflement), une réaction allergique plus générale, et dans les jours qui suivent un syndrome grippal , avec possibilité de fièvre, les douleurs musculaires, des courbatures, les maux de tête et des sensations de fatigue.

En fonction du type de vaccins, les réactions sont variables: le vaccin Astra Zeneca est pourvoyeur de plus d’effets secondaires généraux qui durent 5 à 7 jours après la vaccination, mais les mêmes effets sont décrits pour tous les vaccins.

Voici un « protocole » homéopathique très simple basé sur les effets secondaires les plus communément rapportés:

La veille de la vaccination: SILICEA 15 CH une dose. L’objectif de ce médicament est d’améliorer la réponse immunitaire

Le jour de la vaccination: APIS MELLIFICA 30 CH , une dose pour limiter la réaction inflammatoire au point d’injection et le risque de réaction allergique

Après la vaccination: GELSEMIUM 15 CH 5 granules 3 fois par jour pendant 4 jours pour limiter les réactions générales de type fièvre douleurs musculaires, fatigue, maux de tête (syndrome grippal)

Les médicaments homéopathiques ne sont plus remboursés par la sécurité sociale depuis Janvier 2021. Pour autant, nombreuses sont les mutuelles, assurances complémentaires à proposer des options remboursant ces médicaments sur présentation d’une prescription médicale. Renseignez vous auprès de votre mutuelle .

Mon périnée bien aimé

Nombreuses sont mes patientes qui consultent pour des difficultés lors de la pénétration, des douleurs vulvaires appelées « vulvodynies », voire même des vestibulodynies (douleurs du vestibule, situé à l’entrée du vagin). https://dochomeogyneco.com/2019/02/04/vestibulodynies-et-si-on-pensait-aussi-a-lhomeopathie/

Ces douleurs sont souvent chroniques, survenant chez des femmes après la puberté. Elles entraînent une gêne dans les rapports, des douleurs parfois en s’asseyant, en faisant du vélo. Bref , la qualité de vie est perturbée et le handicap peut être sévère.

Ce qui me frappe chez certaines de ces patientes, c’est la méconnaissance de leur anatomie. Il est vrai que, dans les anciens livres de sciences naturelles ou les manuels plus récents d’éducation sexuelle, la région vulvaire est souvent mal illustrée, le clitoris volontiers oublié. D’où les créations de clitoris en 3 D, datant de 2016 et que nous devons à une chercheuse Odile Fillod, pour redonner à cet organe toute son importance,

Si vous, femmes ou hommes, qui lisez cet article êtes honnêtes, combien d’entre vous étaient capables avant la lecture de cet article, de dessiner les petites lèvres, grandes lèvres et de situer le méat urinaire par rapport au clitoris?

Les durées courtes de consultation ne nous permettent pas toujours de faire un cours d’anatomie, même s’il est facile de montrer un dessin de l’anatomie vulvaire.

Toutes les petites filles, et les femmes devraient s’intéresser à leur anatomie. C’est une bonne façon d’explorer sa sexualité, d’apprendre à son partenaire quelles zones sont érogènes. En cas de douleur, pouvoir identifier le lieu de la douleur permet d’aider le professionnel de santé à comprendre où et pourquoi telle zone devient douloureuse.

Les hommes devraient eux-aussi se renseigner non pas pour rechercher forcément le point G (G comme Graal!) , mais pour savoir simplement où est le clitoris!

Je vous ai convaincue?

Et bien, allez voir le site périnée bien aimé perinee-bien-aime.fr. Camille Tallet, sage-femme lyonnaise et ostéopathe est à l’origine de ce site. Les illustrations sont simples (j’en ai reproduite une au début de l’article, merci Camille!), les informations que vous trouverez sur les vestibulodynies, le vaginisme, compréhensibles pour tous.

Merci de transmettre ce message à tous et toutes, la vulve mérite le détour!

2021, l’an d’après

Chers fidèles lectrices, chers fidèles lecteurs,

vous êtes de plus en plus nombreux à me lire . Je m’en réjouis même si cela me met une certaine pression pour ne pas vous décevoir!

Pour ce début d’année, comme la tradition l’exige, nous faisons des voeux et des promesses.

Je formule le voeu de trouver le temps de faire vivre ce blog. Je fais la promesse d’essayer de le rendre attractif pour que ce rendez-vous entre nous devienne un incontournable.

J’ai imaginé inclure des vidéos pour animer les articles, vous faire part de mes coups de coeur sur des lectures, développer vos connaissances dans la physiologie du corps humain, vous informer sur les intérêts et limites des pratiques complémentaires , vous faire partager ma vision d’une prise en charge intégrative des pathologies.

J’aimerais aussi vous informer sur la politique de santé, les associations professionnelles et les associations de patients remarquablement efficaces pour mettre en mouvement la recherche.

Je n’hésiterai pas à pousser des coups de gueule si l’actualité m’y conduit. Le conflit et la polémique ne m’intéressent pas , mais je ne me tairai pas pour les éviter.

La crise sanitaire que nous traversons est une opportunité : nous pouvons affirmer maintenant que la médecine n’est pas une science exacte, que les meilleurs experts, les études les plus solides peuvent être mis en défaut. Alors, ouvrons les yeux, faisons preuve de bon sens, adaptons nos soins en fonction des études, mais aussi de notre expérience et surtout de la personne qui est en face de nous dans la consultation. C’est la définition de l’Evidence Based Medicine qui repose sur ce trépied et pas seulement sur les études comme on l’entend souvent.

Notre système de soins est malmené. Pour ne citer que trois points:

-interdiction de prescrire la chloroquine par les médecins. C’est une première dans l’histoire de la médecine, surtout pour un médicament présent sur le marché depuis des décennies

-déremboursement par les caisses de sécurité sociale du médicament homéopathique, sans tenir compte de l’apport essentiel dans l’accompagnement des patients atteints de cancer.

-soignants en burn out , surchargés, déboussolés par les demandes des patients à la recherche de prise en charge globale.

Tout est à revoir et je suis confiante dans l’issue de cette crise . Elle remettra les pendules à l’heure et nous permettra d’avancer vers une vraie alliance thérapeutique entre le soignant et le patient avec une information loyale et sans défiance mutuelle.

Je vous fais un cadeau pour cette nouvelle année, la lecture de la dernière humeur médicale de Luc Perino. Je me délecte à chaque épisode. Quel talent! https://lucperino.com/727/irremediable-immunosenescence.html

Belle année à tous

La deuxième vague des anti-homéo

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est vague.jpg

Une nouvelle attaque en règle des anti-homéo toujours dans le Figaro. Pourtant l’actualité devrait faire oublier les clivages et réunir les professionnels de santé autour de l’objectif Covid . Il nous faut actuellement gérer une des crises sanitaires les plus étranges, avec toutes les incertitudes sur ce virus, sa contagiosité, son devenir.

Certains n’ont rien d’autre à faire que de relancer la cabale anti-homéo. Non satisfaits de la menace du déremboursement de l’homéopathie, ils renouvellent leurs attaques contre les professionnels de santé qui prescrivent les médicaments homéopathiques. je dis bien « certains » car ils sont 2750 sur 44 pays! 405 en France , toute profession confondue (pharmaciens, , médecins, infirmiers, masseurs kinésithérapeutes, un vétérinaire, une diététicienne, un ergothérapeute), des étudiants en médecine , des doctorants, y compris des non professionnels de santé, par exemple des ingénieurs. Il existe en France 986829 médecins, pharmaciens, kiné, infirmières, vétérinaires. (en ne comptant pas les ingénieurs, ergothérapeutes, ditéticiens et autres professions). Le manifeste réunit donc 0.04 % de ces personnes, ce qui s’appelle une infime minorité! mais toute minorité a le droit d’expression. Reprenons une à une leurs affirmations

https://www.lefigaro.fr/sciences/manifeste-contre-les-pseudosciences-en-sante-20201019

Ainsi, les signataires de ce manifeste affirment que:

1. Les connaissances scientifiques discréditent les postulats des pseudo-thérapies, dont l’homéopathie. c’est faux. Il existe nombreuses preuves de l’efficacité de l’homéopathie, tant en fondamental en particulier en biologie cellulaire, qu’en vétérinaire ou clinique. Allez regarder le site du HRI Homeopathic Resarch Institute http://www.hri-research.org

2. Les lois européennes qui protègent l’homéopathie sont inadmissibles dans une société scientifique et technologique qui promeut le droit des patients à ne pas être trompés.

Il s’agit de LOIS. Qui sont-ils pour dire que des lois votées sont inadmissibles. Quelle arrogance, quel mépris des institutions…

3. L’homéopathie est la pseudo-thérapie la plus connue, mais elle n’est ni la seule ni la plus dangereuse. D’autres, telles que l’acupuncture, le reiki, la nouvelle médecine germanique, le biomagnétisme, l’iridologie, la thérapie orthomoléculaire, et bien d’autres encore, gagnent du terrain et ont aussi leurs victimes.

L’homéopathie est la pseudo-thérapie la plus connue, c’est très aimable de dire cela mais où sont leurs sources? C’est du blabla des mélanges de genre, des insinuations, une méconnaissance criante des pratiques. Toute thérapeutique fait des victimes. Rappelons les 10000 morts par an et plus de 130000 hospitalisations liées à des accidents médicamenteux. A lire ce remarquable texte de patrice Queneau de 1998 qui alertait déjà sur la iatrogénie https://www.vie-publique.fr/sites/default/files/rapport/pdf/984001548.pdf

4. Il faut agir pour faire obstacle aux pseudo-thérapies, car elles ne sont pas fiables et attentent à l’intégrité de milliers de personnes.

Il faut agir, c’est certain, non pas pour faire obstacle mais pour légitimer les pratiques complémentaires utiles et validées. Ce sont les recommandations de l’OMS dans son plan stratégique

5. L’Europe doit œuvrer à une législation pour mettre fin à ce problème.

Il n’est pas cohérent qu’en Europe, le phénomène de la désinformation suscite de plus en plus d’inquiétude, et qu’une de ses représentations les plus dangereuses soit protégée: la désinformation en matière de santé.

Pour toutes ces raisons, les personnes qui signent ce manifeste en appellent aux gouvernements des pays dont elles sont membres pour mettre fin à un problème qui contrefait le nom de la science et a déjà coûté la vie à trop de personnes.

Ces personnes parlent de désinformation. C’est le comble de l’ironie! Ce manifeste est de la désinformation évidente, des rumeurs, des attaques non justifiées, une envie de salir, une incapacité à faire preuve de curiosité , à se renseigner. Aucune de leurs affirmations n’est sourcée, aucune référence bibliographique, aucune étude citée. On ne peut informer correctement que si l’on sait de quoi on parle. Je suis prête à parier que la quasitotalité de ces manifestants cachés (je n’ai jamais pu les rencontrer, ni les entendre interviewer, à part les meneurs) ignorent le principe de l’homéopathie, les mécanismes d’action pressentis et seraient incapables de citer une étude.

Pour prétendre informer, mesdames, messieurs et surtout en médecine, prenez le temps de vous informer et faites preuve de curiosité. c’est ça, la science…

Plus forts contre le cancer

Plus forts contre le cancer est sorti le 17 Septembre aux éditions Robert Laffont.

Plus qu’un livre sur le cancer , il se veut consensuel, éthique, factuel.

Nous l’avons écrit avec Frédérique Odasso, amie journaliste pour apporter des informations sur la prise en charge globale du cancer.

Nombreux patients à qui je donne des conseils me demande s’ils peuvent les trouver dans un ouvrage de référence. Or, je me suis aperçue que les ouvrages sur le cancer abordait un unique angle de vue: les traitements complémentaires, OU la psychologie OU les traitements conventionnels de façon rarement vulgarisée.

Il nous a semblé pertinent de rédiger un ouvrage qui fasse le point sur la prise en charge actuelle d’un patient atteint de cancer et pas seulement la prise en charge de la tumeur.

Les cellules cancéreuses se développent chez un hôte et cet hôte ne doit jamais être ignoré. Il a un rôle à jouer. Il doit être acteur. Pour autant, il n’est ni coupable, ni responsable de ce qui lui arrive. Le cancer est multifactoriel, la génétique, l’environnement, l’âge, le psychologique sont autant de facteurs qui permettent le développement des cellules cancéreuses.

L’oncologie intégrative consiste à considérer la personne pour choisir les traitements. Elle réunit la médecine conventionnelle , les pratiques complémentaires, et l’hygiène de vie (life style). L’idéal est que le choix des traitements soient coordonnés par un soignant qui connaisse tous les outils.

Nous faisons le point sur la pathologie cancéreuse, l’organisation en France des professionnels et des institutions autour du cancer, les traitements conventionnels, les pratiques complémentaires, l’hygiène de vie anti-inflammatoire (alimentation, activité physique, gestion du stress), la prévention tertiaire pour diminuer les facteurs de risque d’autres pathologies et la place des  aidants.

Le livre est ponctué de témoignages et de « gentils » coups de gueule du médecin qui aimerait tant que les choses bougent!

Il a aussi comme ambition de s’adresser aux soignants qui veulent en savoir plus sur ce que pourraient faire leurs patients en complément des traitements conventionnels pour stabiliser ou guérir leur cancer, en tout cas pour vivre mieux avec..

Message d’espoir pour toutes les personnes qui souffrent de cette pathologie et leurs proches: oui, vous pouvez agir et être plus forts AVEC le cancer.

 

j’ai un OMPK , comment envisager une prise en charge intégrative?

Lors de l’article précédent, nous avons vu les critères diagnostiques et les causes du syndrome des ovaires micropolykystiques qui touche 8 à 13% des femmes.

La prise en charge de ce syndrome DOIT ETRE INTEGRATIVE, c’est à dire qu’il n’y a pas de médicaments qui guérissent ce syndrome, c’est une conjonction d’actions thérapeutiques mais aussi personnelles qui vont permettre l’amélioration voire la guérison du syndrome.

*L’hygiène de vie est fondamentale: en cas de surpoids, une perte de 10% réduit l’hyperandrogénie et a un effet bénéfique sur l’ovulation.

3 piliers comme toujours dans l’hygiène de vie , l’activité physique, l’alimentation et la gestion du stress.

-L’activité physique quotidienne présente  un intérêt. En cas de surpoids, elle va aider à corriger ce surpoids et quel que soit le poids,  elle améliore l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien et le fonctionnement du cycle.

-Une alimentation équilibrée alimentation a un rôle majeur pour moduler l’insulino-résistance, fréquente chez ces patientes et contribuer au contrôle du poids. En cas d’OMPK, il faut particulièrement  limiter les aliments à index glycémiques élevés, arrêter les grignottages et les boissons sucrées proscrire les aliments industriels souvent riches en sucre Un  agent insulino-modulateur, le myo-inositol a montré dans quelques études son action sur l’ovulation chez les patientes qui présentent un déficit en myo-inositol ovarien. Il  se trouve naturellement dans  les légumes (petits-pois et choux fleurs) , les céréales et les fruits (surtout oranges, pamplemousses e fraises),  le riz complet, le grain sarrasin, l’avoine et l’orge et certaines viandes, comme le bœuf ou le porc . Il peut être prescrit  sous forme de compléments alimentaires.

-La gestion du stress avec des techniques simples de cohérence cardiaque ont aussi un impact sur le fonctionnement hormonal.

*Parmi les médecines complémentaires, l’homéopathie a toute sa place dans la prise en charge de ces patientes, à toutes les étapes . Lors des troubles du cycle, des prescriptions de Folliculinum 15 CH au 8è et au 20è jour du cycle améliorent l’ovulation et peuvent réguler les cycles. Des prescriptions très individualisées de dilutions hormonales peuvent être proposées. L’acné, les troubles de l’humeur peuvent être améliorés par des médicaments homéopathiques. L’homéopathie peut aussi accompagner une volonté de perdre du poids, un traitement pour infertilité. Une consultation personnalisée est nécessaire pour individualiser les traitements.

L’acupuncture, l’hypnose peuvent avoir de nombreuses indications, dans l’amélioration du cycle, la prise en charge du stress ou des troubles du comportement alimentaire.

Les pratiques psycho-corporelles régulières  comme le yoga, Qi Gong, méditations, sophrologie ont un effet sur l’équilibre hormonal et la gestion du stress.  Les thérapies comportemento-cognitives peuvent influer sur le comportement alimentaire.

*Les traitements conventionnels visent à bloquer l’ovulation, régulant artificiellement les cycles. Il s’agit des pilules contraceptives classiques , contenant des oestrogènes et de la progestérone. Il faut éviter les pilules progestatives pures et les pilules oestro-progestatives de 2è génération qui aggravent les problèmes d’acné et de pilosité excessive. mais la prescription de pilules  de 3è et 4è génération est particulièrement à risque chez ces patientes qui présentent un risque majoré cardio-vasculaire.

A retenir: la pilule ne doit être prescrite qu’en cas de besoin de contraception ou d’hyperpilosité ou d’acné invalidantes, en l’absence de contre-indications vasculaires. Elle masque les troubles du cycle, mais ne guérit pas le SOMPK.

L’acétate de cyprotérone (Androcur® et ses génériques) était très prescrit dans cette indication d’hyperandrogénie clinique  mais les dernières données sur le risque de méningiome  en limitent l’usage.https://dochomeogyneco.com/2019/06/24/progestatifs-et-risque-de-meningiomes-faut-il-saffoler/

Les traitements hormonaux séquentiels comme la progestérone prescrite 10 jours consécutifs améliorent la régularité des cycles et déclenchent les règles.

La metformine , anti-diabétique, qui  module l’insuline ne doit être proposée qu’en cas de résistance à l’insuline avérée ou de  diabète.

En cas d’infertilité, les médecins des centres de procréation médicalement assistée proposent en première intention une stimulation par citrate de clomifène puis en deuxième intention des gonadotrophines exogènes injectables . Une intervention sur les ovaires peut améliorer l’ovulation (drilling ovarien).

Certaines études montrent un intérêt futur pour des antagonistes des récepteurs de la Gn RH (Gonadotrophine releasing Hormone) , hormone cérébrale qui déclenche les sécrétions d’hormone hypophysaire. Tout partirait donc du cerveau…

Pour résumer, le syndrome des ovaires micropolykystiques comme toute pathologie multifactorielle doit être pris en charge de façon intégrative, en alliant hygiène de vie, pratiques complémentaires et traitements médicamenteux conventionnels si nécessaire.

 

 

J’ai un OMPK! C’est quoi?

Après l’endométriose, nous assistons à une explosion des cas d’OMPK (ovaires micropolykystiques) ou en tout cas de patientes qui pensent être atteintes de ce syndrome.

Dans ce premier article, nous verrons sa définition et  comment le reconnaître.

Le Syndrome des ovaires micropolykystiques (OMPK) est un syndrome décrit en 1935 sous le nom de syndrome de Stein-Leventhal et qui associe plusieurs éléments, d’où son nom de syndrome. Il s’agit d’un dérèglement hormonal d’origine ovarienne et/ou centrale (au niveau du cerveau).L’élément clef est l’hyperandrogénie, c’est à dire la sécrétion d’hormones mâles en excès. Cet excès d’ hormone mâle est corrélé à état de résistance à l’insuline, l’hormone qui gère le sucre.

Le nom d’ovaires micropolykystiques est faux et lié à une mauvaise interprétation des images ovariennes prises pour des kystes alors qu’il s’agit en fait de follicules. Il faudrait parler d’ovaires micro-folliculaires.

Ce syndrome touche 8 à 13% des femmes.

Un consensus dit « consensus de Rotterdam de 2003 » établi les fondements de ce syndrome. Il a été revisité par la Société américaine d’endocrionologie en 2013 qui propose de retenir deux des 3 critères de Rotterdam suivants  pour poser le diagnostic d’ OMPK:

hyperandrogénie clinique (acné, augmentation de la pilosité, chute des cheveux) ou biologique ( augmentation du taux de testostérone) dans 70% des cas

troubles de l’ovulation, avec troubles du cycle (soit cycles longs, soit pertes de sang en petites quantités en dehors des règles),

-morphologie ovarienne particulière en échographie: au moins un ovaire présentant plus de 12 follicules de 2 à 9 mm de diamètre ou volume ovairen supérieur à 10 ml sans présence de kyste ni de follicule dominant.

Il peut exister un surpoids et des troubles métaboliques comme une résistance à l’insuline, avec perturbation de la glycémie.

Pour compléter le bilan , des examens complémentaires biologiques peuvent être demandés:  dosage des hormones hypophysaires (LH et FSH) qui montre dans le cas du SOMPK un taux de LH plus élevé que le taux de FSH au 3è jour du cycle , taux sanguin d’insuline, glycémie , dosage de certaines hormones (delta 4 andronestenedione, SDHA, 17 béta-oestradiol..), dosage de la TSH (hormone hypophysaire thyroïdienne.

Le mécanisme expliquant ce syndrome serait un trouble de la folliculogénèse d’origine ovarienne et /ou cérébrale. La folliculogénèse est la fabrication de follicules. Au cours de chaque cycle, un follicule est sélectionné, appelé « follicule dominant ». Il doit arriver à maturité et donner un ovocyte, potentiellement fécondable.  En cas d’OMPK, il y aurait un trouble de  la sélection des follicules et un excès de croissance des follicules expliquant le grand nombre de follicules visible en écho. Cela entraîne des troubles de l’ovulation et la perturbation des cycles.

Cette maladie, comme beaucoup de maladies chroniques est multi-factorielle: un facteur génétique a été identifié, des causes environnementales sont probables, en particulier la piste des perturbateurs endocriniens.

La recherche sur les souris évoque l’épigénétique, c’est à dire la transmission de la maladie à la descendance. par exemple, il a été noté une anomalie de développement des tissus cérébraux in utéro, lorsqu’ils sont soumis à des excès d’androgènes maternels. Cela pourrait expliquer l’association fréquente à des troubles dépressifs.

Ce syndrome doit être connu, diagnostiqué et pris en charge, car il peut entraîner des perturbations psychologiques, des risques d’ infertilité, un syndrome métabolique (surpoids avec répartition  des graisses prédominante sur l’abdomen, troubles des lipides, anomalies de la glycémie, élévation de la tension artérielle), responsable au long cours de diabète et de complications cardio-vasculaires.

Pour résumer, des troubles du cycle, avec des cycles longs, des problèmes d’acné et/ou de pilosité, des problèmes de poids, peuvent faire penser au syndrome des ovaires microkystiques. Une consultation auprès d’un médecin généraliste, gynécologue ou endocrinologue  est indispensable pour le confirmer et le prendre en charge.

Une association patientes Esp’OPK  a vu le jour en novembre 2018. https://www.esp-opk.org/association

Pour tout savoir sur  la prise en charge intégrative, rendez-vous lundi 7 Septembre

 

Des célébrités parlent de la médecine intégrative

En cette rentrée masquée, pleine de doutes , de contre-vérités assénées comme des certitudes ,  je ne résiste pas à  la joie de partager avec vous ces deux vidéos issues d’un congrès qui s’est déroulé à Arles du 24 au 30 Août. Elles parlent du  concept de médecine intégrative dont je vous ai déjà beaucoup parlé.  Elles m’ont enthousiasmée, pas de langue de bois, de la sérénité, de la bienveillance et un langage de bon sens.

Dans la première vidéo, https://www.youtube.com/watch?v=r3lcrwtiXRk&feature=emb_err_woyt     Jean-Michel Jarre , Marion Cotillard s’expriment au cours d’une conférence « la science, la nature et la médecine », modérée par le Dr Jean-François Masson, médecin homéopathe. Ecoutez bien  Jean-Michel Jarre analyser le dénigrement de l’homéopathie. Marion Cotillard soigne ses enfants en homéopathie et elle ose le dire!  Elle exprime la nécessité de comprendre sa maladie , de devenir acteur de sa santé.

La deuxième vidéo,  https://www.youtube.com/watch?v=3nx9OPCpCp4 est issue d’une conférence intitulée « la nécessité d’un dialogue ouvert, l’espoir de la médecine intégrative » qui rassemble un chef de service de gynécologie-obstétrique le Pr Madelenat , un oncologue Alain Toledano, une patiente et  le Dr Suerinck, médecin homéopathe. J’ai revécu dans les paroles du Pr Madelenat, mes premiers pas vers cette médecine intégrative, le mépris et l’ironie des confrères (le début de ce mot est parfois très approprié!), le refus de certains collègues d’évoluer vers des thérapeutiques nouvelles. Comme lui, je ne suis pas née dans l’homéopathie et aucun enseignement ne m’a été fait sur ce sujet dans les facultés de médecine. Comme lui, l’écoute des patients, l’envie de les aider m’a conduite naturellement à m’ouvrir à d’autres espaces thérapeutiques complémentaires que j’ai intégré à ma pratique par nécessité.

Ecoutez ce que dit Alain Toledano sur la prise en charge du patient en oncologie, le recours aux médecines complémentaires. Comment ne pas adhérer à son discours?

Régalez-vous, transférez ces vidéos. Elles ne sont pas une preuve de leur efficacité , mais elles sont la preuve de l’actualité de ces sujets et de la volonté d’aller contre une médecine figée au siècle dernier , irrespectueuse des patients.

 

Je « prends » du Lutéran® ou Lutényl®. Quelles alternatives?

Je pense à vous, pauvres patientes qui subissez ou allez subir un arrêt de traitement brutal, une angoisse en attendant les résultats de l’IRM cérébrale et une interrogation sur le remplacement de votre traitement. Et pas de vrai coupable à incriminer…

En effet, cette histoire n’est pas un scandale sanitaire . Jusqu’à présent, il n’y a pas de doute émis sur la commercialisation correcte  de ces médicaments Lutényl® et Lutéran®, aucune suspicion de données cachées ou truquées. Le sur risque de méningiome a été évoqué suite aux constatations d’augmentation du risque chez les patientes sous Androcur® et génériques (acétate de cyprotérone). Les molécules étant voisines, il paraissait logique de vérifier l’innocuité au long cours de ces médicaments. Le surrisque de méningiome (tumeur cérébrale bénigne , mais qui peut comprimer le cerveau et nécessiter des interventions chirurgicales) est confirmé , augmenté par la dose et la durée de prise, avec des formes plus graves chez les femmes de 35 ans. Il s’agit d’un effet secondaire qui n’a pu être remarqué que lorsque suffisamment de femmes ont été traitées.

Relire l’article publié le 25 Juin 2020 https://dochomeogyneco.com/2020/06/25/lutenyl-luteran-surrisque-de-meningiome-confirme/

Existe-t-il des alternatives à ces médicaments?  oui, bien-sûr, tout dépend de l’indication.

Il est important de considérer qu’il peut s’agir d’une bonne opportunité de vérifier que le traitement par Lutényl® ou Lutéran® vous convient toujours. Deux questions à vous  poser: est-il toujours indiqué et la balance bénéfice/risque lui est-elle toujours favorable? Nombreuses sont mes patientes qui à l’arrêt d’un médicament pris depuis des années, s’aperçoivent d’effets secondaires qu’elles n’avaient pas identifiés.

Si la balance bénéfice/risque est favorable, le traitement par Lutényl® ou Lutéran® peut et doit être poursuivi, dans le respect des indications et en ayant vérifié par la réalisation d’une IRM cérébrale, l’absence de méningiome.

Si la balance bénéfice/risque est mauvaise ou si vous ne souhaitez plus prendre ces traitements par crainte, plusieurs solutions sont possibles:

  1. Si ces médicaments ont été prescrits pour des douleurs de règles, il est possible de prescrire d’autres médicaments progestatifs, comme la medrogestone (Colprone®), avec probablement un sentiment d’insécurité car personne ne peut savoir si d’autres effets secondaires seront dépistés dans quelques années. De plus, ce médicament est annoncé en rupture de stock, ce qui est logique puisque les médecins vont se tourner vers cette molécule. La promegestone (Surgestone®) est en arrêt de commercialisation.                                                                                                           En cas d’endométriose, un médicament à base de dienogest (Visanne® non remboursé ou son générique Dimetrium remboursé) peut prendre le relais en diminuant les douleurs de règles, mais il n’est pas contraceptif.

Il est aussi possible de faire appel à des traitements antalgiques ou anti-inflammatoires et à des pratiques complémentaires comme l’acupuncture, l’homéopathie, l’hypnose  ou des pratiques psycho-corporelles comme le yoga, la réflexologie pour apprendre à gérer la douleur. C’est le moment de refaire le point avec le médecin sur la cause de ces douleurs de règles.

2 Si ces médicaments ont été prescrits dans le cadre d’une aménorrhée (absence de règles) ou de troubles du cycle, le remplacement par de la dydrogestérone (Duphaston® et génériques) ou progestérone ( Utrogestan® et génériques…),  est possible. Les traitements homéopathiques à base de dilutions hormonales comme Folliculinum en échelle (une dose en 9 CH, le lendemain une dose en 15 CH, le surlendemain une dose en 30 CH) sont particulièrement efficaces.

3 Si ces médicaments ont été prescrits dans le cadre d’un traitement hormonal de la ménopause, le remplacement par de la Progestérone ( Utrogestan® et génériques…), ou de la dydrogestérone  (Duphaston® et génériques). C’est le seul cas où le traitement homéopathique est contre-indiqué. En effet, dans le cadre d’un traitement hormonal de la ménopause, le progestatif a pour but de protéger l’endomètre (intérieur de l’utérus) pour éviter cancer et polypes. Il doit être atrophiant et l’homéopathie n’a pas cette propriété.

4 Si ces médicaments Lutényl® ou Lutéran®  vous ont été prescrits pour une contraception, cette prescription est hors AMM , c’est à dire hors Autorisation de Mise sur le Marché et il est nécessaire de changer de contraception. Le Dispositif intra-utérin à hormones est dans la plupart des cas, une alternative sécurisante.

Mes conseils: ne pas arrêter brutalement Lutéran®, ni Lutényl® si vous n’avez pas de symptômes comme des migraines, troubles de la vision, du langage, de l’audition, vertiges, sans avoir consulté votre médecin ou demandé conseil au pharmacien. Ces professionnels de santé discuteront avec vous des alternatives.

Si vous souhaitez des conseils homéopathiques via une  consultation et que vous n’êtes pas suivie par un médecin homéopathe à proximité de chez vous, vous trouverez sur le site du SNMHF les médecins qui pratiquent des téléconsultations. https://www.snmhf.net/fr/