TLM, un nouveau rendez-vous : l’homéopathie à la maternité

L’homéopathie est proposée dans de nombreuses maternités; les patientes le demandent et  les sages-femmes s’intéressent à la thérapeutique homéopathique depuis longtemps; en effet, elles ont pour mission d’accompagner les patientes pendant toute  la grossesse, leur accouchement et la période de suites de couches; le recours à des  médicaments homéopathiques pour prendre en charge les petits maux de la grossesse, la préparation à l’accouchement, le déroulement du travail et le post-partum est pour la plupart des sages-femmes une évidence; les sages-femmes sont très conscientes de la singularité de chaque patiente et une thérapeutique, comme l’homéopathie,  efficace, respectueuse de la physiologie, sans danger pendant la grossesse  et individualisée  ne peut que les séduire. Elles ont obtenu le droit de prescrire les médicaments homéopathiques en  2011 (arrêté du 12 Octobre), ce qui permet aux patientes d’être remboursées si les médicaments homéopathiques sont prescrits par une sage-femme, tout comme par un médecin. Les sages-femmes se forment à la thérapeutique homéopathique dans des écoles d’homéopathie ou des diplômes universitaires. Les gynéco-obstétriciens s’impliquent eux-aussi dans cette approche ; dans nos études de gynéco-obstétrique, aucune information n’est donnée sur l’homéopathie; l’apprentissage se fait donc sur le terrain au contact des sages-femmes et des patientes. Actuellement, la plupart des gynéco-obstétriciens ont une « neutralité bienveillante » face à l’homéopathie, laissant aux sages-femmes l’acte de prescription des médicaments homéopathiques dans les situations physiologiques; certains gynéco-obstétriciens ont suivi des formations en homéopathie et vous trouverez dans la vidéo ci-dessous un témoignage d’une de ces gynéco. Cette vidéo a été tournée dans une maternité lyonnaise et reflète bien l’intégration de l’homéopathie dans un service de gynéco-obstétrique.

 

TLM, un nouveau rendez-vous : soins de support en oncologie

En Novembre, TLM s’intéresse à un autre domaine de l’homéopathie: les soins de support en oncologie.

Entrez dans le monde d’un service hospitalier de cancérologie  et découvrez l’interview d’une cadre de soins, d’un oncologue, d’une homéopathe spécialisée en soins de support (moi-même):  une parfaite illustration de l’intégration de l’homéopathie dans les soins conventionnels.

 

L’homéopathie pour mieux vieillir…

Une journée de la « Prévention santé séniors » a été organisée par la MTRL (mutuelle lyonnaise)  le 17 Novembre 2016 à Lyon.

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L’espérance de vie à la naissance atteint en France 79 ans chez les hommes et 85, 1 ans chez la femme; pour la première fois, en 2015, elle a légèrement reculé;  cette espérance de vie en quantité  est une chose, mais beaucoup plus intéressante sociologiquement est  l’espérance de vie en bonne santé et sans incapacité (EVSI) , c’est à dire  en gardant son autonomie; en France, cette EVSI chute depuis 2006, ce qui est un indicateur démographique alarmant; entre 2008 et 2010, l’EVSI est passée de 62.7 ans à 61, 9 ans chez l’homme et de 64.6 ans à 63.5 ans chez la femme. Plus que l’espoir de vivre très vieux, garder son autonomie avec une bonne qualité de vie en vieillissant  est le souhait de chacun d’entre nous.

Le Pr Claude Jeandel, chef de service de gériatrie à Montpellier a insisté sur le fait que
les personnes âgées ne doivent plus être classées par âge, mais en fonction de leur état; on distingue ainsi des personnes robustes (vieillissement usuel, atteinte très minime des fonctions physiologiques, absence de pathologies, sensation de bien-être), des personnes fragiles et des personnes vulnérables (dépendance, handicap lourd).

La fragilité a été définie en 2011 par la société française de gériatrie et de gérontologie: il s’agit d’un syndrome clinique, reflétant une diminution des capacités physiologiques de réserve qui altèrent les mécanismes d’adaptation au stress. Il s’agit d’un état d’instabilité avec risque de perte fonctionnelle ou de majoration de la perte fonctionnelle existante. Mais cet état est réversible d’où l’intérêt de le dépister et de prévenir les facteurs de risque pour éviter le passage vers la dépendance irréversible.

Pour le repérer: il faut rechercher la présence de trois ou plus des symptômes suivants :

  • Perte de poids involontaire (4 ou 5 kg en un an)
  • Sensation subjective d’épuisement rapporté par la personne elle-même
  • Diminution de la force musculaire
  • Vitesse de marche lente (plus de 4 secondes pour parcourir 4 mètres)
  • Activité physique réduite (grande sédentarité)

Alors, est-il possible de lutter contre ces facteurs de fragilité ou de vulnérabilité.?

-Informer sur l’intérêt d’une nutrition   et d’une activité physique adaptées. Chez la personne âgée, la sarcopénie (perte de la masse musculaire) est grave car elle peut aggraver les risques de chute et de grabatisation; elle  doit être prévenue par une alimentation protéinée et la pratique d’une activité physique régulière de type marche.

-Eviter la polymédicamentation qui est responsable d’accidents iatrogènes chez la personne âgée ; une hospitalisation sur 10 par an  est liée à des accidents médicamenteux iatrogènes, ce qui représente plus de 140000 patients. 8000 à 12000 patients en décèdent par an.

En ville, 20% des patients ont une prescription inappropriée et jusqu’à 50% en institution.

Les benzodiazépines qui induisent des troubles d’équilibre et de mémoire sont au premier rang des médicaments à éviter sauf nécessité majeure chez la personne âgée.
L’occasion pour le Dr Antoine Demonceaux, homéopathe à Reims, de parler de l’intérêt des médicaments homéopathiques chez la personne âgée, en raison de leur efficacité et de l’absence de iatrogénicité.

Vieillir mieux , c’est se préparer à vieillir, le plus tôt possible en préservant son capital santé; le secret: activité physique, nutrition, médicaments seulement à bon escient en choisissant ceux qui présentent le moins de risque iatrogène.

A offrir au père Noël, en échange de ses cadeaux:

guide-papa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

B A BA de l’homéopathie n°3: remboursement

Nous sommes souvent questionnés par les patientes sur le remboursement de l’homéopathie

Il faut distinguer le médicament et la consultation homéopathiques.

En Europe, le médicament homéopathique est soumis à un enregistrement (EH: enregistrement homéopathique)
Le remboursement du médicament diffère selon les pays.

En France, les médicaments dits unitaires, par exemple un tube granules d’ARNICA 9 CH ou une dose-globules de GELSEMIUM 15 CH, s’ils sont prescrits par un médecin ou une sage-femme sont remboursés à 30% par la sécurité sociale moins 0.5 euros (franchise) par conditionnement

Les spécialités , par exemple OSCILLOCOCCINUM®, ne sont pas remboursées par la sécurité sociale mais peuvent faire l’objet de remboursement par les  complémentaires santé  en fonction des options choisies et sur présentation d’une facture et d’une prescription.

Quant à la consultation, s’il s’agit d’une consultation faite par un médecin, tout dépend son secteur d’installation: secteur 1 conventionné avec honoraires fixes (dépassement exceptionnel possible) , secteur 2 à honoraires libres, secteur 3 non conventionné

Comme pour toute consultation, la consultation auprès d’un médecin qui pratique l’homéopathie,  variera de 23 euros (tarif sécurité sociale d’un médecin spécialiste secteur 2) à des montants parfois élevés, liés à des dépassements d’honoraires. Le médecin doit afficher en salle d’attente ses tarifs et le patient peut se renseigner auprès de la sécurité sociale et de la complémentaire santé du montant restant à charge.

La caisse de sécurité sociale rembourse 70% du tarif conventionné, moins un euro de participation du patient; les complémentaires santés en fonction des options choisies peuvent rembourser tout ou une partie du reste à charge.

Les médicaments homéopathiques représentent 7% des unités de médicaments vendus et 0.3% des remboursements des médicaments par l’assurance maladie.

Se soigner par homéopathie reste  accessible pour tous et coûte peu cher à l’assurance maladie.

Pour en savoir plus

http://www.ameli.fr/assures/soins-et-remboursements/combien-serez-vous-rembourse/releve-et-taux-de-remboursement/les-taux-de-remboursement.php

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Et si on parlait de votre santé autrement ?

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Un coup de cœur pour cet ouvrage grand public sur l’homéopathie (Octobre 2016)

Un livre qui sort des sentiers battus …

Ce livre engage chacun d’entre nous à se poser les vraies questions: comment préserver sa santé, que voulons-nous comme système de soins pour nous et les générations à venir, comment  rendre la prise en charge médicale plus efficace et moins coûteuse ? La réponse passe par la complémentarité de la médecine conventionnelle et de l’homéopathie qui permet par son action en profondeur d’être préventive, tout autant que curative; l’absence d’effet secondaire permet de l’utiliser chez les femmes enceintes, les enfants quel que soit leur  âge, les personnes âgées , pour un traitement efficace en diminuant la prise de médicaments potentiellement dangereux.

Pas de recette dans ce livre, mais le témoignage d’un médecin généraliste homéopathe,  convaincu que l’homéopathie doit faire partie intégrante des propositions thérapeutiques, seule ou en complément d’autres prises en charge.

Un ouvrage à lire  et à méditer ,  porteur d’espoir pour les patients… et les soignants

 

 

 

 

Homéopathie: intégration réussie dans un service d’oncologie

Depuis 2013, j’exerce comme médecin homéopathe dans une clinique lyonnaise; mon bureau est situé dans le service de chimiothérapie, au cœur de la prise en charge des patients.

Les infirmières connaissaient pour la plupart l’homéopathie et leur accueil a été chaleureux; lors de la consultation dite d’annonce, l’infirmière prend le temps d’expliquer au patient les différents temps de traitement et présente les soins de support dont l’homéopathie

Les oncologues ont une attitude très bienveillante vis à vis de ces consultations d’homéopathie: ils sont conscients  du bénéfice rapporté par les patients et de la possibilité d’une meilleure tolérance des traitements conventionnels.

Les patients que je reçois  sont: soit des patients qui ne connaissent pas du tout l’homéopathie et pour qui l’entourage ou les soignants ont conseillé de consulter un médecin homéopathe pour l’accompagnement des traitements, soit des patients déjà suivis par un médecin homéopathe et qui veulent une consultation plus spécialisée en oncologie.

L’homéopathie est particulièrement pertinente dans la prise en charge des troubles digestifs, mucites (inflammation des muqueuses buccales, gastriques, intestinales, vulvaires), troubles du sommeil, bouffées de chaleur, douleurs articulaires, troubles émotionnels

Elle est aussi prescrite pour accompagner la radiothérapie et diminuer les effets  des traitements hormonaux .

Pour en savoir plus , voici le reportage sur cette consultation  réalisé par la chaîne de télévision régionale TLM

http://tlm.tv/replay/actus-societe/homeopathie-l-emission/homeopathie-l-emission-03-11-2016-01h11

Les soins de support: tendance ou mode ?

Le 8è congrès national de l’AFSOS a eu lieu du 12 au 14 Octobre 2016.
L’association francophone des Soins de Support en Oncologie avait choisi cette année le thème de la faisabilité de l’intégration précoce des soins de support. En clair, à quel moment faut-il proposer des soins de support aux patients pris en charge pour un cancer et comment est-ce organisé

Rappelons que les soins de support consistent en une prise en charge globale de la personne. Ces soins sont définis en oncologie comme « l’ensemble des soins et soutiens nécessaires aux personnes malades tout au long de la maladie conjointement aux traitements onco-hématologiques spécifiques, lorsqu’il y en a » : consultation psychologique, avis nutritionnel,  gestion des problématiques sociales liées souvent à la perte de l’emploi ou de revenus, prise en charge de la douleur, activité physique adaptée, traitements des effets secondaires des thérapies anti-cancéreuses (homéopathie, acupuncture, traitements allopathiques comme les anti-émétiques ou les anti-acides ..)

Les différentes présentations ont abouti au même constat: il est fondamental de proposer des soins de support dès le début de la prise en charge; les études confirment l’intérêt de cette démarche en terme de qualité de vie. Actuellement, en France, il n’y a pas de budget clairement défini pour ces soins de support et chacun se débrouille comme il peut (aide des laboratoires, des associations..) Seuls certains hôpitaux ont un service dédié à cette problématique: les DISSPO; les autres structures ont parfois quelques intervenants en soins de support ; beaucoup d’autres ne proposent aucun soin de support alors qu ‘une circulaire datant de 2005 (issue de la mesure 42 du plan cancer 2003-2007) précise que  « Tous les patients atteints de cancer doivent désormais, quel que soit leur lieu de prise en charge y compris au domicile, avoir accès à des soins de support. »

Conclusion: les soins de support ne sont pas une mode; ils sont très tendance actuellement, mais pour qu’ils deviennent pérennes, il faut des budgets dédiés à cette problématique

Affaire à suivre…

B A BA de l’homéopathie n°2

 

Comment prendre un médicament homéopathique?

Une règle simple: les médicaments doivent être pris en dehors de toute prise alimentaire, boisson (sauf eau)  et à distance d’une cigarette.

On conseille d’attendre au moins  un quart d’heure avant ou après le repas .

Le médicament homéopathique (granules, globules, gouttes) est placé dans la cavité buccale (sur ou sous la langue, peu importe ); il est de préférence laissé quelques secondes en bouche avant d’être avalé.

Pour les nourrissons ou toute personne qui aurait des difficultés à sucer les granules , il est possible de dissoudre les granules ou les globules dans un peu d’eau (surtout pas dans du lait ou du jus de fruit); cette solution peut être conservée à température ambiante 24h .Mettre un peu de cette solution dans la bouche, attendre quelques secondes avant d’avaler.

La consommation de menthe (chewing-gum, dentifrice, bonbons à la menthe..) est possible dans la journée mais pas en même temps que la prise du médicament homéopathique

Le médicament homéopathique peut être mis dans la main avant d’être ingéré(si les doigts sont propres!)

En cas de prise du médicament le soir au coucher, il est préférable de se brosser les dents  après (et pas avant)  avoir pris le médicament.

 

A bientôt pour le B A BA n°3: les conditions de remboursement du médicament

Relire le B A BA n°1 : cliquer ici

 

 

L’endométriose, une maladie qui refait parler d’elle

L’endométriose fait la une des journaux; maladie touchant des femmes jeunes , impactant sur leur fertilité et la qualité de vie, elle n’épargne pas les stars qui se font son porte-drapeau. Les traitements conventionnels sont parfois décevants, expliquant que les patientes se tournent vers des thérapeutiques complémentaires.

L’endométriose se définit par la présence d’endomètre dans un autre endroit que la cavité utérine; elle génère des dysménorrhées (douleurs de règles), dyspareunies (douleurs pendant les rapports), infertilité.

Elle touche presque exclusivement les femmes et atteint 10% des femmes en âge de procréer. 180 millions de femmes sont concernées dans le monde.

Actuellement, les médias se sont emparés du sujet, publiant diverses interviews de stars concernées par le problème et démunies devant les traitements proposés parfois décevants et agressifs. La chirurgie détruit uniquement les lésions d’endométrioses visibles et accessibles  (elle ne peut souvent pas enlever toutes les lésions); la prise en charge médicale conventionnelle repose sur la prescription d’hormones qui peuvent stabiliser la pathologie, mais qui sont incompatibles avec un désir de grossesse et sont parfois mal tolérées au long cours , voire même contre-indiquées.

L’endométriose est une pathologie chronique inflammatoire, multi-factorielle, (génétique, environnementale, hormonale, immunitaire, psychologique..) ; une consultation de médecine intégrative est pertinente: elle analyse les facteurs de risque personnels , le retentissement psychologique et physique de la pathologie et de ses traitements

La prise en charge associe:

-des conseils nutritionnels: diminuer les aliments anti-inflammatoires (laitages, produits industriels..), éviter les perturbateurs endocriniens, retrouver un indice de masse corporel normal (ce qui permet de limiter l’hyperestrogénie)

-des conseils d’activité physique régulière (par exemple 30 minutes de marche 3 fois par semaine) à but antalgique et anti-inflammatoire et pour diminuer la masse grasse , facteur d’hyperestrogénie

-la prescription éventuelle d’un traitement homéopathique individualisé qui traite la patiente dans sa globalité , soit en accompagnement des thérapeutiques conventionnelles, soit en relais pour prévenir les récidives.

Le choix du ou des médicaments homéopathiques peut se faire en fonction de quatre approches : choix d’un médicament devant une dysménorrhée particulière (aspect des règles, types de sensations douloureuses et modalités), choix d’une dilution hormonale si hyperestrogénie relative, choix d’un médicament car personnalité particulière, choix d’un médicament sur le type d’endométriose et le mode réactionnel qu’elle évoque.

Les médicaments que je prescris le plus fréquemment sont ACTAEA RACEMOSA 9 ou 15 CH, THUYA 9 ou 15 CH, NITRICUM ACIDUM 9 ou 15 CH, FOLLICULINUM 15 CH, IGNATIA 9 ou 15 CH, MAGNESIA PHOSPHORICA 9 CH..

-l’acupuncture est un atout précieux dans la prise en charge des dysménorrhées

-une consultation psychologique est parfois indiquée  dans cette pathologie chronique.

 

Pour en savoir plus sur cette pathologie

info-endométriose.fr; www.oz2020.com; www.endomind.fr