Un clic, un SMS pour défendre l’homéopathie

 

Chers amis,

sans vouloir être trop solennelle, j’attire votre attention sur l’importance de la mobilisation autour de l’homéopathie; si vous lisez mon blog depuis un an, vous avez suivi la cabale contre les médecins homéopathes, puis l’attaque contre le remboursement des médicaments homéopathiques; il faut reconnaître que tout se mélange, comme si les médecins homéopathes n’étaient que des vendeurs de médicaments… On confond pratique de l’homéopathie et remboursement des médicaments… J’aimerais croire que ce n’est pas l’homéopathie qui est menacée mais simplement le remboursement des médicaments homéopathiques, ce qui n’est pas rien, mais ne remet pas en cause la pratique de l’homéopathie par des professionnels de santé; pourtant, force est de constater que certains aimeraient que l’homéopathie soit rayée de la carte des soins en France…

Alors, une seule chose à faire, se mobiliser , mobiliser vos réseaux

-pour que nos enfants bénéficient des traitements homéopathiques lorsqu’ils ont des angines à répétition, de l’asthme, des cauchemars …

-pour que mes patients atteints de cancer puissent continuer à être soulagés des effets secondaires des chimiothérapies sans que cela rajoute un coût…

-pour que les personnes âgées bénéficient des traitements homéopathiques pour leurs troubles du sommeil, leurs troubles anxieux sans risquer des chutes iatrogènes…

-pour que les femmes enceintes ne subissent pas les petits maux de la grossesse ou de l’allaitement avec le discours habituel  « ça va finir par passer »…

-pour toutes les situations où à l’issue d’une consultation homéopathique , la prescription d’un médicament homéopathique s’impose comme  un traitement complémentaire, efficace, sans risque , sans interaction médicamenteuse et sans surcoût pour le patient.

L’homéopathie accessible pour  tous, vous le valez bien…

Signez la pétition sur   http://MonHomeoMonChoix.fr

Homéopathie: la parole est aux Français

                       

Une superbe éclaircie dans le ciel nuageux de l’homéopathie:

L’institut de sondage IPSOS révèle les résultats d’une enquête réalisée auprès de 2000 individus représentatifs de la population française âgés de 18 ans et plus, interrogés entre le 23 et le 26 octobre 2018

Les chiffres à retenir:

77% ont déjà pris de l’homéopathie

87% disent que leurs proches ont recours à l’homéopathie

76% ont recours à l’homéopathie

74% jugent que les médicaments homéopathiques sont efficaces

72% lors de leur dernière utilisation ont eu des bénéfices positifs pour un problème de santé

70% ont recours à l’homéopathie pour traiter les premiers symptômes et 1 français sur 2 utilise l’homéopathie pour un traitement de fond d’au moins plusieurs semaines

 

Alors , diront les opposants à l’homéopathie, « cela ne prouve rien, ce n’est pas une étude randomisée versus placebo »…

Mais c’est la vraie vie et il serait temps que ces « docteurs savants » arrêtent de prendre les patients pour des abrutis et de considérer que le ressenti des patients est moins important que le résultat des études; les derniers scandales ont bien montré que les études pouvaient être biaisées, voire trafiquées intentionnellement pour taire les effets secondaires.

Oui, je crois à la parole de mes patients; pour moi, le seul objectif d’une consultation est que le patient soit satisfait de la prise en charge et la juge efficace.

Le Syndicat des Médecins libéraux prend parti: ça fait du bien…

Après les attaques violentes que les médecins homéopathes ont suivi ces dernières semaines, le Syndicat des Médecins Libéraux exhorte au retour à la raison et au calme.

Voici le discours prononcé par le Dr Philippe Vermesch, Président du SML, à l’occasion de l’ouverture du 9ème Congrès du SML le samedi 13 octobre 2018.

« Je voudrais redire à nos consœurs et confrères médecins homéopathes que non seulement nous les soutenons face à la croisade infame dont ils sont victimes, mais que nous agissons pour le défendre.
Le fanatisme n’a pas sa place dans la médecine, qu’il s’agisse d’ailleurs d’homéopathie ou de vaccins.

Le SML défend une approche pragmatique de l’homéopathie qui rend service à de nombreux patients dans une approche thérapeutique spécifique. Mais surtout, retirer ces produits du remboursement serait un mauvais coup porté aux dépenses d’assurance maladie. Juste quelques chiffres : sur un marché français du médicament qui représentait 54,5 milliards d’euros en 2016, les 620 millions d’euros de l’homéopathie représentaient pour 1,13 % de ventes. En termes de remboursements par l’assurance maladie, il faut prendre la loupe : sur les 18,8 milliards d’euros remboursés en 2016, l’homéopathie représente 0,69 %, soit 55,7 millions d’euros, c’est-à-dire l’épaisseur du trait. Sur chaque tube de granule, l’assurance maladie rembourse environ 10 centimes et, dans l’absolu, prélève 50 centimes au titre de la franchise par tube, dans la limite de 50 euros par an. On peut donc dire que les médicaments homéopathiques sont d’abord une bonne affaire… pour la Sécu !

Si demain, l’homéopathie venait à être déremboursée, il y aurait un déport mécanique des prescriptions vers d’autres produits remboursés, anti-inflammatoires, antidépresseurs, etc. dont l’impact sur les dépenses se fera sentir à la minute même où la décision serait prise. Aussi la sagesse commanderait que les pouvoirs publics acceptent de regarder les études scientifiques produites par les homéopathes, et considèrent leurs intérêts économiques et ceux des patients à moins de vouloir faire plaisir aux laboratoires. »

Une position pragmatique à méditer et à communiquer à vos réseaux

B A BA de l’homéopathie n°6.2 : Les terrains, les modes réactionnels

Un conseil: Relisez l’article n°6.1 avant de lire ce nouvel article

Les modes réactionnels chroniques  sont un nouvel aspect du terrain.

Il est parfois appelé « diathèse »; il s’agit de la réaction différente de l’organisme en fonction d’une agression identique.

Par exemple, le même virus de la grippe attaque le monde entier: certaines personnes vont avoir  40 de fièvre 48 heures puis tout rentre dans l’ordre rapidement; d’autres vont avoir 37°8, mais vont rester fatigués un mois après. certains vont d’emblée faire une pneumopathie, d’autres auront seulement le nez qui coule, d’autres vont tousser. D’autres encore ne vont faire aucun symptôme : soit ils n’ont pas contracté le virus , ce qui est peu probable vu la contagiosité, soit leur immunité a fait qu’ils ont très rapidement éliminé le virus avant d’avoir de symptômes.

C’est cette différence de réaction entre les personnes que nous appelons mode réactionnel et qui fait partie du terrain. En fonction du mode réactionnel, nous avons tendance à faire des pathologies différentes et à réagir à une agression de façon différente.

Nous distinguons plusieurs modes réactionnels chroniques (qui s’appliquent à des pathologies chroniques)

-le mode réactionnel psorique: réaction explosive, alternance des manifestations pathologiques , récupération puis récidive, changement de localisation, fréquence des démangeaisons , tendance cyclothymique

exemple: terrains allergiques qui peuvent faire de l’asthme, de l’eczéma

-le mode réactionnel tuberculinique: fatigabilité, évolution cyclique mais sans phase de réelle bonne santé, tendance aux infections ORL dans l’enfance et l’adolescence, ganglions fréquents, petite capacité digestive, nombreuses intolérances alimentaires, hyperémotivité

On voit bien qu’actuellement, ce terrain se développe et est très fréquent

exemple: sujets qui font des angines à répétition

-le mode réactionnel sycotique: manifestations insidieuses, lentes, évolution linéaire vers l’aggravation longue convalescence, apparition de petites tumeurs en général bénignes, écoulements chroniques purulents,   infiltration des tissus, rétention hydrique, intolérance à l’humidité,  tendance obsessionnelle

exemple: personnes qui ont tendance à faire des polypes dans différents organes

-le mode réactionnel luétique: vieillissement accéléré , évolution irrégulière et imprévisible, aggravation nocturne, pathologies sclérosantes, ulcératives, complications osseuses, neurologiques; comportement hors norme, marginal, insolite.

exemple: accidents vasculaires cérébraux ischémiques suite à une intoxication tabagique

Conclusion: nous ne naissons pas égaux; l’hérédité nous apporte des éléments de notre constitution (morphologie, comportement) et de notre mode réactionnel; les agressions (pollution, infections par des virus ou bactéries, évènements traumatiques ) influent aussi sur notre terrain; « acquis » et « inné » ont chacun leur poids dans la survenue des maladies, leur mode de révélation, leurs complications éventuelles  et la capacité que nous avons à en guérir

 

Pour connaître la suite: 6.3  les relations entre constitution et modes réactionnels

6.4 Comment modifier un terrain

 

 

Déremboursera, déremboursera pas l’homéopathie…

Notre ministre Agnès Buzyn a pris la parole une première fois le 12 Avril  au sujet de l’homéopathie et de  la polémique issue de la tribune des 124 (cf article précédent): elle s’est déclarée favorable au remboursement de l’homéopathie même si cette médecine a probablement un effet placebo; « si cela peut éviter des médicaments toxiques, a-t-elle dit, je pense que nous y gagnons collectivement, ça ne fait pas de mal »

Le 24 mai, poussée dans ses retranchements par un journaliste virulent, elle fait un pas en arrière : »Le problème de l’homéopathie c’est qu’elle n’a jamais été évaluée [par l’Assurance maladie] comme un médicament. On a décidé de rembourser l’homéopathie sans aucune évaluation scientifique. Peut-être pourrait-elle entrer dans le droit commun et être évaluée »

Le devoir d’évaluation des médicaments remboursés est une évidence et une nécessité, mais le médicament homéopathique est difficile à évaluer par des études randomisées versus placebo, car il ne traite en général pas qu’un symptôme; de plus, la plupart du temps, la prescription est individualisée (pas la même pour tous) limitant le nombre de patients traités par le même médicament. Notons que sur pubmed (site qui référence les études en homéopathie) plus de 5000 études sont référencées

copie d'écran du site PubMed

 

 

Elle est populaire car utilisée par plus de 50 % des français, soit 30 millions de personnes (Etude Ipsos « Les Français et les médicaments homéopathiques » réalisé en avril 2015  auprès d’un échantillon représentatif de 1212 personnes); ce n’est évidemment pas une preuve d’efficacité mais ce n’est pas non plus un effet de mode.

Le coût du médicament homéopathique est de 0.29% des dépenses médicamenteuses en France! Le dérembourser ferait donc peu d’économies et le risque est un report des prescriptions vers des médicaments remboursés mais pourvoyeurs d’effets secondaires (exemple, dans la prise en charge de l’anxiété)

L’homéopathie répond à des enjeux de santé publique en terme de surconsommation médicamenteuse, et iatrogénie (effets secondaires nocifs liés aux médicaments). Une étude épidémiologique (Epi3 2013) a montré que dans trois pathologies, les douleurs musculo-squelettiques, les infections des voies aériennes supérieures et les troubles anxieux et modérés du sommeil, la prise en charge par un médecin homéopathe, versus un médecin qui ne prescrit pas d’homéopathie , pour une efficacité identique, diminuait la consommation d’antalgiques, d’anti-inflammatoires, d’anti-dépresseurs et somnifères , d’antibiotiques d’environ 50%.

En conclusion, prescrire des médicaments homéopathiques pour un médecin est éthique en première intention pour des pathologies relevant de cette prise en charge. C’est aussi une prise en charge peu coûteuse pour l’assurance maladie, proportionnellement aux autres médicaments.

L’évaluation  des médicaments homéopathiques doit continuer; elle existe déjà au vu des plus de 5000 études référencées sur Pubmed ; il faut informer nos tutelles de ces études et réfléchir ensemble aux meilleures méthodes pour définir la place de l’homéopathie dans notre système de soin et l’y intégrer pour le bien des patients.

 

Retour au Moyen-Age: il faut brûler les homéopathes!

J’ai découvert avec incompréhension la tribune du Figaro du 18/03/18 intitulée « L’appel de 124 professionnels de la santé contre les médecines alternatives » ; dans cette tribune ou devrait-on dire « tribunal à charge », un ramassis d’inepties, de contre-vérités, d’ignorance, de mépris des médecins et des patients, qui chaque jour, trouvent un bénéfice à ces médecines complémentaires.

Ces quelques 124 médecins sur 290974 médecins en France en 2017, soit 0.04 % des médecins en France,  n’hésitent pas à demander la radiation des médecins qui exercent l’homéopathie, ou  l’acupuncture; tout juste s’ils ne demandent pas que nous soyons brûlés en place publique comme des sorciers !

Pourquoi une telle haine, de quoi ou de qui ont peur ces médecins?

Tout repose (comme habituellement ) sur l’absence de preuve de l’efficacité de ces thérapeutiques qui, pour nous, sont complémentaires et pas alternatives de la médecine conventionnelle et intégrées dans nos pratiques médicales. C’est la définition de la médecine intégrative.  Nous avons des preuves de l’efficacité de l’homéopathie,  basées sur l’evidence based medecine: études randomisées, études épidémiologiques, que ces 124 médecins ignorent.

Le seul reproche qu’on peut nous faire est d’ignorer à ce jour comment l’homéopathie fonctionne, même si les connaissances des hautes dilutions progressent en particulier grâce aux travaux du Pr Luc Montagnier , travaux que ces 124 médecins ignorent aussi. Mais combien sont nombreux les domaines encore inconnus, la physique quantique, l’infiniment petit, l’univers… Comment oser penser que nous savons tout et que plus rien ne peut être découvert. Quel mépris pour les chercheurs, les « vrais » scientifiques qui se posent des questions et essaient de les résoudre au-delà des préjugés.

Quelque soit le thème de cette discorde, rien ne peut excuser l’agressivité du ton , l’intransigeance, l’intégrisme des co-signataires de cette tribune, indignes de médecins.

Même notre conseil de l’ordre a été choqué par la nature des débats..

En tant que médecin , l’homéopathie est pour moi un choix thérapeutique éthique  intégré dans ma pratique et la satisfaction que m’expriment quotidiennement les  patients que je traite ainsi est la meilleure preuve de leur efficacité.

 

 

 

 

Homéopathie, phytothérapie, aromathérapie: ne pas confondre (3)

Naturel ne signifie pas sécurisant; nous médecins, devons veiller à la non-dangerosité des produits ou médicaments que nous conseillons; nous appelons cela l’innocuité.

L’homéopathie ne présente aucun danger ; en deux siècles d’existence, aucun décès n’a pu être déploré suite à l’utilisation de médicaments homéopathiques.

Des effets secondaires sont parfois décrits mais qui relèvent d’une réaction particulièrement importante de l’organisme au médicament judicieusement prescrit et  n’entraînent aucun danger vital.

La phytothérapie est connue comme étant potentiellement toxique.
Dans l’histoire, nombreux sont les criminels qui ont utilisé des plantes pour tuer femme, mère ou ennemi

mortier

5% des intoxications seraient liées à des plantes   (Les intoxications signalées aux centres antipoison français en 2006  La revue du praticien, 2008, vol 58 : 825-831)

La pratique de la phytothérapie  nécessite donc une parfaite connaissance des posologies à prescrire.

L’aromathérapie est, elle aussi, potentiellement dangereuse : elle peut provoquer des effets potentiellement graves si la posologie et la durée de prise ne sont pas respectées ; il existe des risques d’allergie, mais aussi de photosensibilisation (risque de coups de soleil avec les huiles essentielles de bergamote, citron, mandarine..) ; l’aromathérapie est contre-indiquée en cas branche de romarind’insuffisance rénale et certains produits comme les terpènes sont toxiques pour le rein; la toxicité  neurologique est possible  avec risque de convulsions comme par exemple avec l’huile essentielle d’eucalyptus, de girofle, de niaouli, de romarin et cette liste n’est pas exhaustive.. Les précautions d’emploi sont très nombreuses: l’aromathérapie est à utiliser avec une extrême prudence chez les femmes enceintes surtout dans les trois premiers feuilles d'eucalyptusmois de la grossesse (les huiles essentielles contenant des cétones sont abortives à forte dose, comme l’huile essentielle d’eucalyptus, de menthe poivrée, de sauge…) , les nourrissons, personnes allergiques et même chez les animaux. L’huile essentielle de cyprès est déconseillée chez les patients soignés pour un cancer de prostate ou en cas de mastose. Les huiles essentielles contenant des phénols sont dangereux pour le foie à haute dose (aneth, citron, cypres, pin etc…) Les huiles essentielles riches en monoterpènes (cyprès, sapin, pin ou genévrier) sont toxiques pour les reins.

Flacons vides avec étiquette toxique

Je suis atterrée de voir les produits d’aromathérapie dans les grandes surfaces (et même certaines librairies!) sans mise en garde…

 

dessin d'un bloc-note

A retenir

Homéopathie: innocuité

Phytothérapie et aromathérapie: prudence, demandez conseil à votre pharmacien, médecin , attention à l’auto-médication