Pour échanger entre professionnels de santé (médecins, pharmaciens, sages-femmes)

Ce site comprend des articles en accès libre et d’autres dédiés aux professionnels de santé. L’idée est d’échanger autour de situations cliniques: partage de connaissances, échanges de pratiques..
Chaque mois, je lancerai un thème différent et un cas clinique pour amorcer

la discussion; j’espère que vous serez nombreux à participer à cette dynamique de groupe.
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TLM, un nouveau rendez-vous : l’homéopathie à la maternité

L’homéopathie est proposée dans de nombreuses maternités; les patientes le demandent et  les sages-femmes s’intéressent à la thérapeutique homéopathique depuis longtemps; en effet, elles ont pour mission d’accompagner les patientes pendant toute  la grossesse, leur accouchement et la période de suites de couches; le recours à des  médicaments homéopathiques pour prendre en charge les petits maux de la grossesse, la préparation à l’accouchement, le déroulement du travail et le post-partum est pour la plupart des sages-femmes une évidence; les sages-femmes sont très conscientes de la singularité de chaque patiente et une thérapeutique, comme l’homéopathie,  efficace, respectueuse de la physiologie, sans danger pendant la grossesse  et individualisée  ne peut que les séduire. Elles ont obtenu le droit de prescrire les médicaments homéopathiques en  2011 (arrêté du 12 Octobre), ce qui permet aux patientes d’être remboursées si les médicaments homéopathiques sont prescrits par une sage-femme, tout comme par un médecin. Les sages-femmes se forment à la thérapeutique homéopathique dans des écoles d’homéopathie ou des diplômes universitaires. Les gynéco-obstétriciens s’impliquent eux-aussi dans cette approche ; dans nos études de gynéco-obstétrique, aucune information n’est donnée sur l’homéopathie; l’apprentissage se fait donc sur le terrain au contact des sages-femmes et des patientes. Actuellement, la plupart des gynéco-obstétriciens ont une « neutralité bienveillante » face à l’homéopathie, laissant aux sages-femmes l’acte de prescription des médicaments homéopathiques dans les situations physiologiques; certains gynéco-obstétriciens ont suivi des formations en homéopathie et vous trouverez dans la vidéo ci-dessous un témoignage d’une de ces gynéco. Cette vidéo a été tournée dans une maternité lyonnaise et reflète bien l’intégration de l’homéopathie dans un service de gynéco-obstétrique.

 

2017 à vos marques, prêts, partez…dans la bonne direction

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Une année se finit, une autre débute et nous courons toujours après le temps qui passe; nous avons tous des projets dont la réalisation tarde à venir, des amis perdus de vue que nous avions pourtant décidés de revoir lors des vœux précédents, des décisions remises d’une année sur l’autre (n’est-ce pas les fumeurs!)..

2017 est une année 1 en numérologie (dixit une de mes patientes), c’est à dire une année de renouveau, une année propice à la créativité, à l’inventivité. Une opportunité pour concrétiser enfin nos projets,  un nouvel envol pour ce blog et le concept de médecine intégrative qu’il défend.

Belle année 2017 à toutes et tous

 

 

TLM, un nouveau rendez-vous : soins de support en oncologie

En Novembre, TLM s’intéresse à un autre domaine de l’homéopathie: les soins de support en oncologie.

Entrez dans le monde d’un service hospitalier de cancérologie  et découvrez l’interview d’une cadre de soins, d’un oncologue, d’une homéopathe spécialisée en soins de support (moi-même):  une parfaite illustration de l’intégration de l’homéopathie dans les soins conventionnels.

 

L’homéopathie pour mieux vieillir…

Une journée de la « Prévention santé séniors » a été organisée par la MTRL (mutuelle lyonnaise)  le 17 Novembre 2016 à Lyon.

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L’espérance de vie à la naissance atteint en France 79 ans chez les hommes et 85, 1 ans chez la femme; pour la première fois, en 2015, elle a légèrement reculé;  cette espérance de vie en quantité  est une chose, mais beaucoup plus intéressante sociologiquement est  l’espérance de vie en bonne santé et sans incapacité (EVSI) , c’est à dire  en gardant son autonomie; en France, cette EVSI chute depuis 2006, ce qui est un indicateur démographique alarmant; entre 2008 et 2010, l’EVSI est passée de 62.7 ans à 61, 9 ans chez l’homme et de 64.6 ans à 63.5 ans chez la femme. Plus que l’espoir de vivre très vieux, garder son autonomie avec une bonne qualité de vie en vieillissant  est le souhait de chacun d’entre nous.

Le Pr Claude Jeandel, chef de service de gériatrie à Montpellier a insisté sur le fait que
les personnes âgées ne doivent plus être classées par âge, mais en fonction de leur état; on distingue ainsi des personnes robustes (vieillissement usuel, atteinte très minime des fonctions physiologiques, absence de pathologies, sensation de bien-être), des personnes fragiles et des personnes vulnérables (dépendance, handicap lourd).

La fragilité a été définie en 2011 par la société française de gériatrie et de gérontologie: il s’agit d’un syndrome clinique, reflétant une diminution des capacités physiologiques de réserve qui altèrent les mécanismes d’adaptation au stress. Il s’agit d’un état d’instabilité avec risque de perte fonctionnelle ou de majoration de la perte fonctionnelle existante. Mais cet état est réversible d’où l’intérêt de le dépister et de prévenir les facteurs de risque pour éviter le passage vers la dépendance irréversible.

Pour le repérer: il faut rechercher la présence de trois ou plus des symptômes suivants :

  • Perte de poids involontaire (4 ou 5 kg en un an)
  • Sensation subjective d’épuisement rapporté par la personne elle-même
  • Diminution de la force musculaire
  • Vitesse de marche lente (plus de 4 secondes pour parcourir 4 mètres)
  • Activité physique réduite (grande sédentarité)

Alors, est-il possible de lutter contre ces facteurs de fragilité ou de vulnérabilité.?

-Informer sur l’intérêt d’une nutrition   et d’une activité physique adaptées. Chez la personne âgée, la sarcopénie (perte de la masse musculaire) est grave car elle peut aggraver les risques de chute et de grabatisation; elle  doit être prévenue par une alimentation protéinée et la pratique d’une activité physique régulière de type marche.

-Eviter la polymédicamentation qui est responsable d’accidents iatrogènes chez la personne âgée ; une hospitalisation sur 10 par an  est liée à des accidents médicamenteux iatrogènes, ce qui représente plus de 140000 patients. 8000 à 12000 patients en décèdent par an.

En ville, 20% des patients ont une prescription inappropriée et jusqu’à 50% en institution.

Les benzodiazépines qui induisent des troubles d’équilibre et de mémoire sont au premier rang des médicaments à éviter sauf nécessité majeure chez la personne âgée.
L’occasion pour le Dr Antoine Demonceaux, homéopathe à Reims, de parler de l’intérêt des médicaments homéopathiques chez la personne âgée, en raison de leur efficacité et de l’absence de iatrogénicité.

Vieillir mieux , c’est se préparer à vieillir, le plus tôt possible en préservant son capital santé; le secret: activité physique, nutrition, médicaments seulement à bon escient en choisissant ceux qui présentent le moins de risque iatrogène.

A offrir au père Noël, en échange de ses cadeaux:

guide-papa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

B A BA de l’homéopathie n°3: remboursement

Nous sommes souvent questionnés par les patientes sur le remboursement de l’homéopathie

Il faut distinguer le médicament et la consultation homéopathiques.

En Europe, le médicament homéopathique est soumis à un enregistrement (EH: enregistrement homéopathique)
Le remboursement du médicament diffère selon les pays.

En France, les médicaments dits unitaires, par exemple un tube granules d’ARNICA 9 CH ou une dose-globules de GELSEMIUM 15 CH, s’ils sont prescrits par un médecin ou une sage-femme sont remboursés à 30% par la sécurité sociale moins 0.5 euros (franchise) par conditionnement

Les spécialités , par exemple OSCILLOCOCCINUM®, ne sont pas remboursées par la sécurité sociale mais peuvent faire l’objet de remboursement par les  complémentaires santé  en fonction des options choisies et sur présentation d’une facture et d’une prescription.

Quant à la consultation, s’il s’agit d’une consultation faite par un médecin, tout dépend son secteur d’installation: secteur 1 conventionné avec honoraires fixes (dépassement exceptionnel possible) , secteur 2 à honoraires libres, secteur 3 non conventionné

Comme pour toute consultation, la consultation auprès d’un médecin qui pratique l’homéopathie,  variera de 23 euros (tarif sécurité sociale d’un médecin spécialiste secteur 2) à des montants parfois élevés, liés à des dépassements d’honoraires. Le médecin doit afficher en salle d’attente ses tarifs et le patient peut se renseigner auprès de la sécurité sociale et de la complémentaire santé du montant restant à charge.

La caisse de sécurité sociale rembourse 70% du tarif conventionné, moins un euro de participation du patient; les complémentaires santés en fonction des options choisies peuvent rembourser tout ou une partie du reste à charge.

Les médicaments homéopathiques représentent 7% des unités de médicaments vendus et 0.3% des remboursements des médicaments par l’assurance maladie.

Se soigner par homéopathie reste  accessible pour tous et coûte peu cher à l’assurance maladie.

Pour en savoir plus

http://www.ameli.fr/assures/soins-et-remboursements/combien-serez-vous-rembourse/releve-et-taux-de-remboursement/les-taux-de-remboursement.php

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La mammographie entre 40 et 50 ans: le mieux est l’ennemi du bien

 

A l’heure où l’information fait partie intégrante des consultations médicales , quelle information loyale et éclairée devons-nous donner à nos patientes sur l’indication d’une mammographie avant l’âge de 50 ans?

Nous gynécologues, avons pris l’habitude de proposer (ou parfois même d’imposer) la réalisation de mammographies tous les deux ans dès l’âge de 40 ans, sur des communications entendues dans certains congrès ou sur des convictions personnelles; pas très scientifique..

Pourtant , actuellement les recommandations sont très claires

La HAS considère qu’aucun dépistage spécifique par imagerie ne doit être proposé en dehors de la participation au programme national de dépistage organisé, soit entre 50 et 74 ans, chez des femmes qui n’ont pas de facteur de risque. http://www.has-sante.fr/…/cancer-du-sein-modalites-specifiques-de-depistage-p…

L’institut national du cancer ( mise en jour du 17/09/15) prend franchement position

« Avant l’âge de 50 ans, il est inutile de recourir à des actes de dépistage du cancer du sein, sauf si vous avez un niveau de risque considéré comme élevé ou très élevé. En effet, il n’y a pas assez d’études ayant montré l’efficacité de ce dépistage avant 50 ans.

En revanche, un examen clinique de vos seins (palpation) est recommandé tous les ans dès l’âge de 25 ans. »

Les cancers du sein existent indéniablement chez les femmes entre 40 et 50 ans ; ils représentaient 16.5% de l’ensemble des cancers du sein en 2005 (je n’ai retrouvé aucune donnée plus récente) , soit 8211 cas sur 49814 cas,   mais plus les patientes sont dépistées, et plus le nombre de cancers du sein diagnostiqués augmente dans cette population.

Les bénéfices: le seul bénéfice à prouver est la réduction de la mortalité; certaines études font état d’une réduction de la mortalité allant   de 7 à 50%: cet écart très important doit nous rendre prudent sur l’interprétation de ces études internationales (populations différentes en terme de risque de cancer du sein , tumeurs différentes dans leur grades,  techniques de dépistage différents)

Les risques: l’irradiation qui peut être responsable de lésions d’ADN et donc de prolifération cellulaire tumorale, les faux positifs (patiente faussement inquiétée engendrant des contrôles ou des biopsies inutiles et peut-être délétères pour le sein) et les faux négatifs (mammographie considérée comme normale alors qu’un cancer est bien présent); ces deux derniers risques sont liés à la difficulté d’interprétation des mammographies des femmes non ménopausées : les femmes non ménopausées ont souvent des seins denses  comme l’illustrent les images mammographiques.

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seins denses femme non ménopausée
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seins clairs femme ménopausée

Je rajouterais un risque qui est peu signalé: le risque iatrogène; en effet, le dépistage entre 40 et 50 ans (comme d’ailleurs après 50 ans) conduit à  découvrir chez des  patientes asymptomatiques des  cancers in situ (ne dépassant pas la membrane cellulaire), dont on ignore s’ils auraient évolué un jour en cancer infiltrant mettant leur vie en jeu. Ces patientes vont être traitées à moins de 50 ans, alors qu’elles ne sont souvent pas ménopausées  par un traitement chirurgical et une radiothérapie, induisant un risque au long cours lié à l’irradiation d’organes importants comme le cœur, les poumons, sans compter l’impact psychologique, et une diminution notable de la qualité de vie. Elles ne pourront plus prendre de contraception orale, ni de traitements hormonaux de la ménopause.

En l’état actuel de nos connaissances et dans le doute sur des risques éventuels, il parait raisonnable comme le disent les recommandations officielles de ne pas proposer un dépistage systématique par mammographie avant 50 ans, sauf facteurs de risque bien précisés par l’HAS ou souhait  argumenté de la patiente qui doit être consciente des conséquences de cet acte de dépistage.

Dans un article favorable au dépistage par mammographie avant 50 ans, un médecin concluait « à nous de faire notre métier de médecin »,je préfère la conclusion suivante « à la patiente de faire son choix en toute connaissance de cause « 

 

Et si on parlait de votre santé autrement ?

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Un coup de cœur pour cet ouvrage grand public sur l’homéopathie (Octobre 2016)

Un livre qui sort des sentiers battus …

Ce livre engage chacun d’entre nous à se poser les vraies questions: comment préserver sa santé, que voulons-nous comme système de soins pour nous et les générations à venir, comment  rendre la prise en charge médicale plus efficace et moins coûteuse ? La réponse passe par la complémentarité de la médecine conventionnelle et de l’homéopathie qui permet par son action en profondeur d’être préventive, tout autant que curative; l’absence d’effet secondaire permet de l’utiliser chez les femmes enceintes, les enfants quel que soit leur  âge, les personnes âgées , pour un traitement efficace en diminuant la prise de médicaments potentiellement dangereux.

Pas de recette dans ce livre, mais le témoignage d’un médecin généraliste homéopathe,  convaincu que l’homéopathie doit faire partie intégrante des propositions thérapeutiques, seule ou en complément d’autres prises en charge.

Un ouvrage à lire  et à méditer ,  porteur d’espoir pour les patients… et les soignants

 

 

 

 

Homéopathie: intégration réussie dans un service d’oncologie

Depuis 2013, j’exerce comme médecin homéopathe dans une clinique lyonnaise; mon bureau est situé dans le service de chimiothérapie, au cœur de la prise en charge des patients.

Les infirmières connaissaient pour la plupart l’homéopathie et leur accueil a été chaleureux; lors de la consultation dite d’annonce, l’infirmière prend le temps d’expliquer au patient les différents temps de traitement et présente les soins de support dont l’homéopathie

Les oncologues ont une attitude très bienveillante vis à vis de ces consultations d’homéopathie: ils sont conscients  du bénéfice rapporté par les patients et de la possibilité d’une meilleure tolérance des traitements conventionnels.

Les patients que je reçois  sont: soit des patients qui ne connaissent pas du tout l’homéopathie et pour qui l’entourage ou les soignants ont conseillé de consulter un médecin homéopathe pour l’accompagnement des traitements, soit des patients déjà suivis par un médecin homéopathe et qui veulent une consultation plus spécialisée en oncologie.

L’homéopathie est particulièrement pertinente dans la prise en charge des troubles digestifs, mucites (inflammation des muqueuses buccales, gastriques, intestinales, vulvaires), troubles du sommeil, bouffées de chaleur, douleurs articulaires, troubles émotionnels

Elle est aussi prescrite pour accompagner la radiothérapie et diminuer les effets  des traitements hormonaux .

Pour en savoir plus , voici le reportage sur cette consultation  réalisé par la chaîne de télévision régionale TLM

http://tlm.tv/replay/actus-societe/homeopathie-l-emission/homeopathie-l-emission-03-11-2016-01h11

Les soins de support: tendance ou mode ?

Le 8è congrès national de l’AFSOS a eu lieu du 12 au 14 Octobre 2016.
L’association francophone des Soins de Support en Oncologie avait choisi cette année le thème de la faisabilité de l’intégration précoce des soins de support. En clair, à quel moment faut-il proposer des soins de support aux patients pris en charge pour un cancer et comment est-ce organisé

Rappelons que les soins de support consistent en une prise en charge globale de la personne. Ces soins sont définis en oncologie comme « l’ensemble des soins et soutiens nécessaires aux personnes malades tout au long de la maladie conjointement aux traitements onco-hématologiques spécifiques, lorsqu’il y en a » : consultation psychologique, avis nutritionnel,  gestion des problématiques sociales liées souvent à la perte de l’emploi ou de revenus, prise en charge de la douleur, activité physique adaptée, traitements des effets secondaires des thérapies anti-cancéreuses (homéopathie, acupuncture, traitements allopathiques comme les anti-émétiques ou les anti-acides ..)

Les différentes présentations ont abouti au même constat: il est fondamental de proposer des soins de support dès le début de la prise en charge; les études confirment l’intérêt de cette démarche en terme de qualité de vie. Actuellement, en France, il n’y a pas de budget clairement défini pour ces soins de support et chacun se débrouille comme il peut (aide des laboratoires, des associations..) Seuls certains hôpitaux ont un service dédié à cette problématique: les DISSPO; les autres structures ont parfois quelques intervenants en soins de support ; beaucoup d’autres ne proposent aucun soin de support alors qu ‘une circulaire datant de 2005 (issue de la mesure 42 du plan cancer 2003-2007) précise que  « Tous les patients atteints de cancer doivent désormais, quel que soit leur lieu de prise en charge y compris au domicile, avoir accès à des soins de support. »

Conclusion: les soins de support ne sont pas une mode; ils sont très tendance actuellement, mais pour qu’ils deviennent pérennes, il faut des budgets dédiés à cette problématique

Affaire à suivre…