Je « prends » du Lutéran® ou Lutényl®. Quelles alternatives?

Je pense à vous, pauvres patientes qui subissez ou allez subir un arrêt de traitement brutal, une angoisse en attendant les résultats de l’IRM cérébrale et une interrogation sur le remplacement de votre traitement. Et pas de vrai coupable à incriminer…

En effet, cette histoire n’est pas un scandale sanitaire . Jusqu’à présent, il n’y a pas de doute émis sur la commercialisation correcte  de ces médicaments Lutényl® et Lutéran®, aucune suspicion de données cachées ou truquées. Le sur risque de méningiome a été évoqué suite aux constatations d’augmentation du risque chez les patientes sous Androcur® et génériques (acétate de cyprotérone). Les molécules étant voisines, il paraissait logique de vérifier l’innocuité au long cours de ces médicaments. Le surrisque de méningiome (tumeur cérébrale bénigne , mais qui peut comprimer le cerveau et nécessiter des interventions chirurgicales) est confirmé , augmenté par la dose et la durée de prise, avec des formes plus graves chez les femmes de 35 ans. Il s’agit d’un effet secondaire qui n’a pu être remarqué que lorsque suffisamment de femmes ont été traitées.

Relire l’article publié le 25 Juin 2020 https://dochomeogyneco.com/2020/06/25/lutenyl-luteran-surrisque-de-meningiome-confirme/

Existe-t-il des alternatives à ces médicaments?  oui, bien-sûr, tout dépend de l’indication.

Il est important de considérer qu’il peut s’agir d’une bonne opportunité de vérifier que le traitement par Lutényl® ou Lutéran® vous convient toujours. Deux questions à vous  poser: est-il toujours indiqué et la balance bénéfice/risque lui est-elle toujours favorable? Nombreuses sont mes patientes qui à l’arrêt d’un médicament pris depuis des années, s’aperçoivent d’effets secondaires qu’elles n’avaient pas identifiés.

Si la balance bénéfice/risque est favorable, le traitement par Lutényl® ou Lutéran® peut et doit être poursuivi, dans le respect des indications et en ayant vérifié par la réalisation d’une IRM cérébrale, l’absence de méningiome.

Si la balance bénéfice/risque est mauvaise ou si vous ne souhaitez plus prendre ces traitements par crainte, plusieurs solutions sont possibles:

  1. Si ces médicaments ont été prescrits pour des douleurs de règles, il est possible de prescrire d’autres médicaments progestatifs, comme la medrogestone (Colprone®), avec probablement un sentiment d’insécurité car personne ne peut savoir si d’autres effets secondaires seront dépistés dans quelques années. De plus, ce médicament est annoncé en rupture de stock, ce qui est logique puisque les médecins vont se tourner vers cette molécule. La promegestone (Surgestone®) est en arrêt de commercialisation.                                                                                                           En cas d’endométriose, un médicament à base de dienogest (Visanne® non remboursé ou son générique Dimetrium remboursé) peut prendre le relais en diminuant les douleurs de règles, mais il n’est pas contraceptif.

Il est aussi possible de faire appel à des traitements antalgiques ou anti-inflammatoires et à des pratiques complémentaires comme l’acupuncture, l’homéopathie, l’hypnose  ou des pratiques psycho-corporelles comme le yoga, la réflexologie pour apprendre à gérer la douleur. C’est le moment de refaire le point avec le médecin sur la cause de ces douleurs de règles.

2 Si ces médicaments ont été prescrits dans le cadre d’une aménorrhée (absence de règles) ou de troubles du cycle, le remplacement par de la dydrogestérone (Duphaston® et génériques) ou progestérone ( Utrogestan® et génériques…),  est possible. Les traitements homéopathiques à base de dilutions hormonales comme Folliculinum en échelle (une dose en 9 CH, le lendemain une dose en 15 CH, le surlendemain une dose en 30 CH) sont particulièrement efficaces.

3 Si ces médicaments ont été prescrits dans le cadre d’un traitement hormonal de la ménopause, le remplacement par de la Progestérone ( Utrogestan® et génériques…), ou de la dydrogestérone  (Duphaston® et génériques). C’est le seul cas où le traitement homéopathique est contre-indiqué. En effet, dans le cadre d’un traitement hormonal de la ménopause, le progestatif a pour but de protéger l’endomètre (intérieur de l’utérus) pour éviter cancer et polypes. Il doit être atrophiant et l’homéopathie n’a pas cette propriété.

4 Si ces médicaments Lutényl® ou Lutéran®  vous ont été prescrits pour une contraception, cette prescription est hors AMM , c’est à dire hors Autorisation de Mise sur le Marché et il est nécessaire de changer de contraception. Le Dispositif intra-utérin à hormones est dans la plupart des cas, une alternative sécurisante.

Mes conseils: ne pas arrêter brutalement Lutéran®, ni Lutényl® si vous n’avez pas de symptômes comme des migraines, troubles de la vision, du langage, de l’audition, vertiges, sans avoir consulté votre médecin ou demandé conseil au pharmacien. Ces professionnels de santé discuteront avec vous des alternatives.

Si vous souhaitez des conseils homéopathiques via une  consultation et que vous n’êtes pas suivie par un médecin homéopathe à proximité de chez vous, vous trouverez sur le site du SNMHF les médecins qui pratiquent des téléconsultations. https://www.snmhf.net/fr/

Lutényl®, Lutéran®, surrisque de méningiome confirmé

 

 

En Juin 2019, j’intitulais mon article « progestatifs et méningiome, faut-il s’affoler » .https://dochomeogyneco.com/2019/06/24/progestatifs-et-…faut-il-saffoler/ Et bien , oui…

L’étude épidémiologique EPI-PHARE  a recruté 1.8 millions de femmes traitées par l’acétate de nomegestrol (Lutényl® et génériques) et 1.5 million de femmes traitées par l’acétate de chlormadinone (Lutéran® et générique) entre le 1er Janvier 2007 et le 31 décembre 2018. Les résultats   confirment l’augmentation de risque de méningiome.

Ces médicaments sont prescrits dans les cas de troubles menstruels (absences de règles: aménorrhée ou douleurs de règles: dysménorrhée), l’endométriose, le traitement hormonal de la périménopause ou de la ménopause. Ils ne sont pas indiqués en contraception seule , même s’ils bloquent l’ovulation.

A retenir:

La prise d’un traitement progestatif par Lutényl® ou Lutéran® ou leurs génériques  augmente le risque de méningiome.

Cette augmentation de risque est proportionnelle à la durée de prise et à la dose prescrite. Une durée de prise de 6 mois, multiplie le risque par 3.3. Une prise de 3 ans par 7, une prise de 5 ans, par 12.5.

L’âge de plus de 35 ans est un facteur de risque de formes plus graves de méningiome ayant nécessité une prise en charge chirurgicale.

Si vous êtes actuellement sous Lutényl , Lutéran ou leurs génériques et que vous n’avez pas de symptômes, consultez votre médecin pour envisager un autre traitement. Il n’est pas nécessaire d’arrêter brutalement votre traitement

Si vous avez plus de 35 ans et que vous avez suivi ces traitements plus de 5 ans, une IRM cérébrale est conseillée.

Si vous avez des symptômes de type céphalées, troubles visuels, auditifs ou du langage, troubles de la mémoire vertiges et que vous avez pris ces médicaments , même pendant une durée limitée, consultez votre médecin pour envisager une IRM.

mais pas quoi les remplacer? C’est le sujet du prochain article…

 

 

Appel à témoins pour sauver le remboursement de l’homéopathie

L’homéopathie a été dénigrée depuis 2 ans , « pas de molécule, pas d’efficacité », raccourci indigne de personnes qui se disent scientifiques, au mépris de toutes les connaissances dans le domaine de la physique.

Et si on interrogeait ceux qui savent, c’est à dire ceux qui ont bénéficié des traitements homéopathiques, souvent pour des pathologies chroniques réfractaires à d’autres traitements , comme les allergies ou en accompagnement de thérapeutiques pourvoyeuses d’effets secondaires pour en diminuer les effets secondaires comme en oncologie.

Mais comment faire témoigner tous ces patients et les un million trois cent mille personnes signataires de la pétition contre le déremboursement de l’homéopathie, ceux qui savent que l’homéopathie est efficace?

C’est l’action qu’a initié une association de patients en permettant des témoignages sur l’honneur via un document certifié CERFA ci-joint. Je joins aussi le mail qui accompagne cette demande (en vert dans le texte)

Je soutiens cette initiative car je crois au pouvoir des patients de faire bouger les lignes d’une médecine rendue peu convaincante par l’épisode Covid19. Nous avons bien vu les limites de la médecine  dite « scientifique », avec des études contradictoires, des médecins s’écharpant sur les plateaux télés, chacun restant sur ses positions et ses arguments sans jamais douter.

Vous , patients, avez besoin de l’homéopathie, l’homéopathie a besoin de vous.  Apportez vos témoignages pour que justice soit rendue…

« Pour l’instant, seulement quelques dizaines de témoignages viennent épauler la Défense de l’Homéopathie par les avocats commandités par l’Association pour la Promotion de la Médecine Homéopathique (APMH), soutenue par des médecins homéopathes. Donnons de la force et du poids à nos avocats pour nous permettre, demain, de pouvoir encore choisir de nous soigner par homéopathie si notre meilleure santé doit en passer par là. Saisissons cette chance.

Si vous avez choisi un jour de vous soigner par homéopathie, témoignez sur le document Cerfa , vous pouvez taper directement à l’ordinateur dans le document (vous devez cependant le signer, et recopier à la main une phrase engageant la véracité de faits que vous relatés) ET ajouter une copie de pièce d’identité pour que cela puisse être pris en compte par les avocats.

Et diffusez ce message pour que nous soyons des dizaines de milliers à témoigner.

Document Cerfa sur le lien  : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R11307

Courriel à renvoyer à apmh.asso@orange.fr

Courrier à : Pierre Lenthéric, chemin de Peissines, 30320 Marguerittes

Bien cordialement

l’APMH

Docteurs William Suerinck, Fred Rérolle, Didier Grandgeorge, Chantal Chemla, Pierre Lenthéric, Patrice Rouchossé »

 

Homéopathie , un traitement qui a du nez!

Le virus qui nous touche actuellement donne quelques symptômes inhabituels. Parmi eux, l’anosmie. ou perte d’odorat est une disparition brutale de l’odorat. Dans les symptômes du Covid 19, elle ne s’accompagne pas d’obstruction nasale, mais peut être associée à une perte du goût ou agueusie.

Pour certains médecins référents, il s’agirait d’un symptôme capable de différencier la grippe saisonnière du syndrome du Covid 19:

Une étude européenne a retrouvé plus de 80% de cas de modifications de goût ou d’odorat chez 417 patients .

Cette anosmie arriverait plus souvent chez des sujets jeunes et l’évolution des patients ayant eu une anosmie serait plus favorable.

L’anosmie peut être isolée ou être associée aux autres signes classiques du Covid 19, fièvre, fatigue, toux, courbatures.

Les recommandations sont d’éviter de mettre du sérum physiologique ou autre produit dans le nez pour éviter la dissémination du virus, d’autant qu’il n’y a pas d’obstruction nasale donc pas besoin d’humidifier le nez. Ne pas utiliser non plus d’anti-inflammatoires ou de cortisone même localement.

Alors que peut-on faire?

En l’absence de signes de gravité une hospitalisation, des médicaments homéopathiques peuvent être prescrits en cas d’anosmie, l’objectif étant d’améliorer le fonctionnement de l’organisme de façon globale et que le symptôme disparaisse ainsi rapidement . Les symptômes mentionnés dans la description des médicaments ne sont pas obligatoires pour la prescription qui repose sur  un faisceau d’arguments   .

PULSATILLA : variabilité de tous les symptômes et de l’humeur . Toux sèche. Frissons . Bouche sèche. Absence de soif, fatigue. les symptômes sont aggravés par la chaleur

PHOSPHORUS: constitution longiligne, fatigabilité, sécheresse nasale, toux sèche, irritante épuisante, soif importante, anxiété, aggravation le soir

NATRUM MURIATICUM  sécheresse de la bouche avec soir insatiable , toux sèche irritante

BELLADONNA: fièvre, céphalées battantes , langue sèche et enflée, soif intense, gorge sèche et douloureuse, avec douleurs en avalant, enrouement, toux sèche aggravée le soir et la nuit

Un conseil auprès d’un pharmacien ou d’un médecin homéopathe est pertinent car le choix du médicament homéopathique repose sur un faisceau de symptômes et sur l’étude du terrain du patient (sa morphologie, ses antécédents)

Vous pouvez bénéficier d’une téléconsultation par un médecin homéopathe en choisissant un médecin sur la liste du Syndicat National des Médecins Homéopathes Français     https://www.snmhf.net

Coronavirus et homéopathie, c’est quoi le problème?

Le contexte

Nous  nous trouvons face à une pandémie liée à un virus pour lequel aucun vaccin n’existe, ni traitement validé.

Les formes cliniques sont variables, allant d’une forme asymptomatique à une pneumopathie sévère en passant par le  simple rhume , un syndrome grippal, une toux. Comme si le virus ne se comportait pas pareil chez tout le monde. En homéopathie, c’est ce qu’on appelle le terrain. Ce terrain est lié à la génétique, et aussi à des facteurs de risque personnels,  comportementaux ou environnementaux (tabac, surpoids, âge,  maladie chronique comme le diabète, les pathologies cardio-vasculaires, le cancer, mais aussi la pollution..)

Les anti-inflammatoires et les corticoïdes sont officiellement contre-indiqués car baissant l’immunité. Entre nous, je suis heureuse que ces informations circulent enfin alors que les anti-inflammatoires sont connus comme baissant l’immunité locale au niveau de l’arbre bronchique depuis bien longtemps, comme en témoigne l’étude publiée en 2018 par une équipe danoise * Il faudra nous en rappeler même après le coronavirus!

*Basille D, Thomsen RW, Madsen M et al  Non-steroidal anti-inflammatory drug use and clinical oucomes of community-required pneumonia. Am J Respir Crit Care Med 2018. doi: 10.1164/rccm.201802-0229LE

Alors quel risque à tenter de contrôler les symptômes en prenant des médicaments homéopathiques? Quel danger? Au pire, comme disent nos détracteurs, ça ne servira à rien!

Pour faire simple, où est la  place de l’homéopathie dans cet épisode viral?

-En préventif, aucun protocole homéopathique n’a fait la preuve de son efficacité.

La meilleure façon de  ne pas être malade  est de ne pas rencontrer le virus

Suivez IMPERATIVEMENT  les conseils de « mesures barrières » diffusés sur toutes les ondes: confinement, lavage fréquent des mains, distance sociale et si nécessaire, espace  minimal de 1 mètre entre les personnes, port de masque, de gants…

L’homéopathie N’EST PAS UN VACCIN.

En complément de ces MESURES BARRIERES INDISPENSABLES et NON NEGOCIABLES,  une consultation chez un médecin homéopathe ou un pharmacien peut être intéressante si vous présentez des facteurs de risque pour avoir un traitement adapté individualisé.

-En curatif, il y a clairement une place pour l’homéopathie au début de l’infection si des symptômes discrets apparaissent

Une fièvre , une toux sèche, une fatigue, des courbatures, des migraines, des irritations de la gorge, chaque symptôme peut correspondre à la prescription d’un médicament homéopathique adapté au symptôme.

Son objectif: aider l’organisme à mieux fonctionner et contribuer à une guérison plus rapide. L’homéopathie ne met jamais la vie des personnes en danger, à condition d’en respecter le s indications et les limites. Tout comme le paracetamol, le médicament homéopathique n’est pas le traitement adapté pour une détresse respiratoire, qui nécessite une hospitalisation

Toute difficulté respiratoire, fièvre très élevée ou toux qui s’aggrave doivent conduire à appeler le 15. Tout autre symptôme qui inquiète doit conduire à appeler le médecin traitant qui donnera la conduite à tenir et si la réponse est « prenez du paracétamol », en complément, un traitement homéopathique est indiqué.

Alors, s’il vous plait, NE VOUS AUTO-MEDIQUEZ PAS si vous êtes inquiets. Demandez conseil au pharmacien, au médecin. Ils sont seuls capables de vous dire si des médicaments homéopathiques peuvent être indiqués et quels médicaments sont les plus indiqués. Mais ne vous privez pas non plus de ces traitements…

 

Haute autorité de santé contre le remboursement des médicaments homéopathiques

 

Rien de surprenant à cette décision: comment la Haute Autorité de Santé pouvait-elle donner un avis contraire à celui rendu par l’Académie de Médecine et l’Académie de Pharmacie?

Pourtant, des études ont été fournies conformément à la demande, plus de 150 études. Certaines études probantes ont été écartées par l’HAS de façon arbitraire. Il n’y avait aucun médecin homéopathe dans la commission de l’HAS.

Depuis le début de cette triste histoire, vu les fuites qui ont paru dans la presse, il est plus que probable que la décision était déjà prise et que rien n’aurait pu la changer.

Un simulacre de jugement qui vise à conforter l’avis de médecins pseudo-scientifiques, sans curiosité, sans humilité et remplis de certitudes, méprisant le patient dont l’avis et le ressenti sont sans importance.

Je continuerai à prescrire des médicaments homéopathiques qui sont intégrés dans ma pratique et incontournables pour moi.  Mes patients, même non remboursés, continueront à les acheter car ils savent eux, combien les traitements homéopathiques peuvent améliorer et préserver leur santé. Pour mes patients ayant un cancer, ce sera plus difficile car les traitements homéopathiques qui accompagnent les chimiothérapies doivent être pris plusieurs mois; encore un coût supplémentaire pour des patients déjà fragilisés socialement, mais pas de quoi émouvoir les pouvoirs publiques…

La mobilisation continue; la ministre de la santé rendra son avis dans les jours ou mois à venir. Même si elle a dit qu’elle suivrait l’avis de l’HAS, il est encore temps de lui montrer l’intérêt de l’homéopathie en terme de santé publique et les risques du déremboursement qui entraînera des reports des médicaments homéopathiques vers des médicaments conventionnels dangereux.

Comme dit Marc Levy, « Rien n’est impossible; seules les limites de notre esprit définissent certaines choses comme inconcevables « ; c’est vrai pour ceux qui ne croient pas à l’homéopathie et pour ceux qui croient que le déremboursement est inéluctable…

Progestatifs et risque de méningiomes: faut-il s’affoler?

 

Tout débute par la suspicion d’un lien entre la prise d’acétate de cyprotérone (commercialisé sous le nom d’Androcur® et ses génériques) et une augmentation des risques de méningiome.

Le méningiome est une tumeur bénigne dans 95% des cas et qui représente 1/3 des tumeurs cérébrales ; elle est peu fréquente et augmente avec l’âge: 0,3 pour 100000 chez l’enfant et 49 pour 100000 chez la personne de plus de 85 ans. Sa prise en charge chirurgicale peut être délicate en fonction de la localisation, avec un risque d’hémorragie et de séquelles. Les récidives sont possibles si la tumeur n’est pas enlevée en totalité.

Hormis des facteurs génétiques, il a été mis en évidence des facteurs d’environnement: l’antécédent de radiothérapie intracérébrale est connu comme augmentant le risque de méningiome; l’exposition à des hormones est aussi classiquement connu comme augmentant le risque; les femmes sont plus touchées que les hommes, la grossesse peut faire grossir les méningiomes.

Depuis 2009, une augmentation de l’incidence des méningiomes chez les femmes traitées par l’acétate de cyprotérone (Androcur® et génériques) a été montrée, donnant lieu à une étude qui a concerné 250000 femmes exposées à ces molécules; les résultats confirment une multiplication par 7 du risque en cas d’exposition de 6 mois, mais de 20 si exposition de 5 ans à la dose de 50 mg par jour 20 jours par mois ou 10 ans à la dose de 25 mg par jour 20 jours par mois. Le risque est donc durée et dose dépendant; le méningiome peut régresser complètement à l’arrêt du traitement.

Les recommandations émises par l’ANSM sont de revoir la balance bénéfice/risque pour toute instauration de traitement ou poursuite de traitement, de respecter les indications (hirsutisme sévère gênant la vie sociale), de donner la dose la plus faible possible et la plus courte, de vérifier l’absence d’antécédent de méningiome ou de méningiome connu en évolution. Pour renseigner  les patientes sous traitement et leurs proches, un numéro vert a été créé le 0805040110 , du lundi au vendredi entre 9h et 19h. Un document d’information doit être remis à chaque patient qui reçoit ce traitement, ainsi qu’une attestation annuelle d’information.

Deux autres molécules sont en alerte, l’acétate de chlormadinone (Lutéran® et génériques) et l’acétate de nomégestrol (Lutényl® et génériques), avec une augmentation du risque suspectée mais plus rare; une étude va débuter pour préciser les risques.

En attendant, les mêmes recommandations que pour l’Androcur® ont été émises dans un avis de février 2019.

Pour nous gynécologues, il est important de bien peser la balance bénéfice/risque; dans ma pratique de gynécologue homéopathe, je prescris toujours en première intention un traitement homéopathique dans les troubles du cycle, avant de proposer un traitement progestatif. N’oublions jamais les risques iatrogènes des médicaments; les patients nous font confiance, choisissons pour eux et avec eux les médicaments les plus efficaces et les moins dangereux.

Un clic, un SMS pour défendre l’homéopathie

 

Chers amis,

sans vouloir être trop solennelle, j’attire votre attention sur l’importance de la mobilisation autour de l’homéopathie; si vous lisez mon blog depuis un an, vous avez suivi la cabale contre les médecins homéopathes, puis l’attaque contre le remboursement des médicaments homéopathiques; il faut reconnaître que tout se mélange, comme si les médecins homéopathes n’étaient que des vendeurs de médicaments… On confond pratique de l’homéopathie et remboursement des médicaments… J’aimerais croire que ce n’est pas l’homéopathie qui est menacée mais simplement le remboursement des médicaments homéopathiques, ce qui n’est pas rien, mais ne remet pas en cause la pratique de l’homéopathie par des professionnels de santé; pourtant, force est de constater que certains aimeraient que l’homéopathie soit rayée de la carte des soins en France…

Alors, une seule chose à faire, se mobiliser , mobiliser vos réseaux

-pour que nos enfants bénéficient des traitements homéopathiques lorsqu’ils ont des angines à répétition, de l’asthme, des cauchemars …

-pour que mes patients atteints de cancer puissent continuer à être soulagés des effets secondaires des chimiothérapies sans que cela rajoute un coût…

-pour que les personnes âgées bénéficient des traitements homéopathiques pour leurs troubles du sommeil, leurs troubles anxieux sans risquer des chutes iatrogènes…

-pour que les femmes enceintes ne subissent pas les petits maux de la grossesse ou de l’allaitement avec le discours habituel  « ça va finir par passer »…

-pour toutes les situations où à l’issue d’une consultation homéopathique , la prescription d’un médicament homéopathique s’impose comme  un traitement complémentaire, efficace, sans risque , sans interaction médicamenteuse et sans surcoût pour le patient.

L’homéopathie accessible pour  tous, vous le valez bien…

Signez la pétition sur   http://MonHomeoMonChoix.fr

Les médicaments biosimilaires mais pas bio!

Les médicaments biosimilaires ne sont pas comme leur nom peut  le laisser entendre « bio »; ce sont des médicaments similaires à des médicaments biologiques de référence commercialisés depuis plus de 8 ans en Europe et dont le brevet est tombé dans le domaine public.

Les médicaments biologiques ou biomédicaments, sont obtenus par un procédé biotechnologique  qui implique une source biologique (protéines, cellules…).Ils sont fabriqués à partir d’organismes vivants dont les cellules ont été modifiées génétiquement; après avoir reçu un gène particulier , dit gène d’expression, ces cellules produisent des protéines spécifiques capables de traiter la maladie.

Il ne s’agit pas à proprement parler de médicaments génériques car la réglementation, la fabrication sont différentes, avec des contrôles plus importants . Les médicaments génériques sont d’origine chimique; ce sont de petites molécules faciles à reproduire et à industrialiser; les médicaments biosimilaires sont constitués de molécules de grande taille (comme les immunoglobulines , les anticorps) complexes à fabriquer; les médicaments biosimilaires ne peuvent pas être strictement identiques au médicament de référence en raison de la variabilité des souches.

Pour rappel, le premier médicament biologique a été une insuline recombinante fabriquée à partir de souches bactériennes d’Escherichia coli en 1978; le premier biosimilaire a été la reproduction d’une hormone de croissance en 2006.

Prescrire des biosimilaires est  un potentiel d’économie majeure et Agnès Buzin, notre ministre de la santé a fixé dans la stratégie nationale de santé 2018-2022 la prescription de 80% de biosimilaires à l’horizon 2022; en effet, les biomédicaments représentent 25% des dépenses de l’assurance maladie en France. En 2015, parmi les 10 médicaments les plus coûteux à l’hôpital , 7 étaient des biomédicaments.

La plupart des biosmiliaires concernent le traitement lourd des pathologies comme les maladies inflammatoires et le cancer (anticorps monoclonaux), mais on note aussi des produits plus courants comme certaines insulines , des anti-coagulants, des vaccins.

Ils sont tous administrés par voie injectable pour ne pas être détruits par le système digestif.

En quoi êtes vous concernés?

Il est prévu une interchangeabilité, en clair, le médecin peut décider de prescrire d’emblée un biosimilaire ou de  changer le médicament que vous preniez pour un biosimilaire , mais vous devez savoir que les trois conditions suivantes doivent être respectées:

  • informer le patient et recueillir son accord ;
  • assurer une surveillance clinique appropriée lors du traitement ;
  • assurer une traçabilité sur les produits concernés (le produit prescrit doit être inscrit dans le dossier du patient)

En résumé, si l’on veut que l’objectif de 80% de prescription de biosimilaire soit atteint , il faut la collaboration du patient….pour ne pas reproduire le « flop » des génériques pas assez expliqués et souvent imposés par les médecins et les pharmaciens

Il faut « informer pour convaincre «  CQFD

Pour en savoir plus

Oui au chichon thérapeutique…

Le cannabis est un mélange extrait de feuilles séchées et du cœur de fleurs du chanvre,  Cannabis sativa.

Elle comporte un principe actif, le tétrahydrocannabinol ( THC), qui a des propriétés psychotropes.

Chacun connait son usage en tant que drogue: c’est la première drogue illégale en France.

Elle se présente sous forme d’herbe fabriquée avec la feuille, tige ou fleur séchée (marijuana) et fumée sous forme de joints, pétards, ou de résine fabriquée avec l’extrémité fleurie de la plante (Haschisch, chichon..) et fumée aussi, mélangée au tabac,  sous forme de joints.

Une consommation régulière va entraîner de la fatigue, des changements d’humeur, l’amoindrissement des capacités de mémorisation, une diminution physique, des risques chez le fœtus des femmes enceintes . Tous les parents confrontés aux addictions de leurs adolescents reconnaitront la dangerosité d’un usage régulier du cannabis, qui ne doit pas être banalisé.

Mais le THC a aussi des propriétés antalgiques, antispasmodiques . Il stimule l’appétit, il empêche les vomissements, et à fortes doses, a un impact positif sur la détérioration de la mémoire. Le THC aurait aussi des propriétés anti-inflammatoires et une action sur le système immunitaire. D’où l’idée de l’utiliser à des fins thérapeutiques:

Les études cliniques existent et le prouvent:  891 articles « cannabis et douleur » sont référencés sur Medline depuis 1970.

Des articles récents font état de l’intérêt du cannabis dans la prise en charge des neuropathies chroniques, des symptômes de  la sclérose en plaques, de la douleur et des vomissements chez des patients cancéreux.

Face à ces effets positifs, quels sont les risques?

Le cannabis n’induit qu’une faible dépendance physique (moins que le tabac et l’alcool), une très faible toxicité générale (moins que l’alcool et le tabac), une faible dangerosité sociale (moins que l’alcool).

Un seul médicament à base de cannabis, le Sativex® , a obtenu l’autorisation de mise sur le marché pour les patients atteints de sclérose en plaques, en vue d’améliorer leur qualité de vie, le sommeil et de diminuer la douleur. ; en France, l’HAS lui a attribué un service médical rendu faible, ce qui gêne sa commercialisation , alors qu’il est commercialisé dans 22 pays, dont 17 pays européens.

Les patients méritent que la réglementation française sur l’usage thérapeutique du cannabis avance; il faut définir un cadre précis de son usage, quelle pathologie, quelle posologie, quelle durée de prise,  et l’autoriser ou continuer à être hypocrites et à accepter que nos patients se le procurent dans les pays limitrophes: ils courent le risque de produits de qualité médiocre et nous perdons, en tant que soignants, la connaissance de cette prise, ce qui peut induire des problèmes d’interférences médicamenteuses.

Ko G.D, Bober S.L, Mindra S, Moreau J.M

Medical cannabis, the canadian perspective

Journal of Pain research 2016:9:835-744

Maida V, Daenninck P.J

A user’s guide to cannabinoid therapies in concology

Currents oncology 2016;23:398-406