TLM, un nouveau rendez-vous : l’homéopathie à la maternité

L’homéopathie est proposée dans de nombreuses maternités; les patientes le demandent et  les sages-femmes s’intéressent à la thérapeutique homéopathique depuis longtemps; en effet, elles ont pour mission d’accompagner les patientes pendant toute  la grossesse, leur accouchement et la période de suites de couches; le recours à des  médicaments homéopathiques pour prendre en charge les petits maux de la grossesse, la préparation à l’accouchement, le déroulement du travail et le post-partum est pour la plupart des sages-femmes une évidence; les sages-femmes sont très conscientes de la singularité de chaque patiente et une thérapeutique, comme l’homéopathie,  efficace, respectueuse de la physiologie, sans danger pendant la grossesse  et individualisée  ne peut que les séduire. Elles ont obtenu le droit de prescrire les médicaments homéopathiques en  2011 (arrêté du 12 Octobre), ce qui permet aux patientes d’être remboursées si les médicaments homéopathiques sont prescrits par une sage-femme, tout comme par un médecin. Les sages-femmes se forment à la thérapeutique homéopathique dans des écoles d’homéopathie ou des diplômes universitaires. Les gynéco-obstétriciens s’impliquent eux-aussi dans cette approche ; dans nos études de gynéco-obstétrique, aucune information n’est donnée sur l’homéopathie; l’apprentissage se fait donc sur le terrain au contact des sages-femmes et des patientes. Actuellement, la plupart des gynéco-obstétriciens ont une « neutralité bienveillante » face à l’homéopathie, laissant aux sages-femmes l’acte de prescription des médicaments homéopathiques dans les situations physiologiques; certains gynéco-obstétriciens ont suivi des formations en homéopathie et vous trouverez dans la vidéo ci-dessous un témoignage d’une de ces gynéco. Cette vidéo a été tournée dans une maternité lyonnaise et reflète bien l’intégration de l’homéopathie dans un service de gynéco-obstétrique.

 

TLM, un nouveau rendez-vous : soins de support en oncologie

En Novembre, TLM s’intéresse à un autre domaine de l’homéopathie: les soins de support en oncologie.

Entrez dans le monde d’un service hospitalier de cancérologie  et découvrez l’interview d’une cadre de soins, d’un oncologue, d’une homéopathe spécialisée en soins de support (moi-même):  une parfaite illustration de l’intégration de l’homéopathie dans les soins conventionnels.

 

Homéopathie: intégration réussie dans un service d’oncologie

Depuis 2013, j’exerce comme médecin homéopathe dans une clinique lyonnaise; mon bureau est situé dans le service de chimiothérapie, au cœur de la prise en charge des patients.

Les infirmières connaissaient pour la plupart l’homéopathie et leur accueil a été chaleureux; lors de la consultation dite d’annonce, l’infirmière prend le temps d’expliquer au patient les différents temps de traitement et présente les soins de support dont l’homéopathie

Les oncologues ont une attitude très bienveillante vis à vis de ces consultations d’homéopathie: ils sont conscients  du bénéfice rapporté par les patients et de la possibilité d’une meilleure tolérance des traitements conventionnels.

Les patients que je reçois  sont: soit des patients qui ne connaissent pas du tout l’homéopathie et pour qui l’entourage ou les soignants ont conseillé de consulter un médecin homéopathe pour l’accompagnement des traitements, soit des patients déjà suivis par un médecin homéopathe et qui veulent une consultation plus spécialisée en oncologie.

L’homéopathie est particulièrement pertinente dans la prise en charge des troubles digestifs, mucites (inflammation des muqueuses buccales, gastriques, intestinales, vulvaires), troubles du sommeil, bouffées de chaleur, douleurs articulaires, troubles émotionnels

Elle est aussi prescrite pour accompagner la radiothérapie et diminuer les effets  des traitements hormonaux .

Pour en savoir plus , voici le reportage sur cette consultation  réalisé par la chaîne de télévision régionale TLM

http://tlm.tv/replay/actus-societe/homeopathie-l-emission/homeopathie-l-emission-03-11-2016-01h11

Les soins de support: tendance ou mode ?

Le 8è congrès national de l’AFSOS a eu lieu du 12 au 14 Octobre 2016.
L’association francophone des Soins de Support en Oncologie avait choisi cette année le thème de la faisabilité de l’intégration précoce des soins de support. En clair, à quel moment faut-il proposer des soins de support aux patients pris en charge pour un cancer et comment est-ce organisé

Rappelons que les soins de support consistent en une prise en charge globale de la personne. Ces soins sont définis en oncologie comme « l’ensemble des soins et soutiens nécessaires aux personnes malades tout au long de la maladie conjointement aux traitements onco-hématologiques spécifiques, lorsqu’il y en a » : consultation psychologique, avis nutritionnel,  gestion des problématiques sociales liées souvent à la perte de l’emploi ou de revenus, prise en charge de la douleur, activité physique adaptée, traitements des effets secondaires des thérapies anti-cancéreuses (homéopathie, acupuncture, traitements allopathiques comme les anti-émétiques ou les anti-acides ..)

Les différentes présentations ont abouti au même constat: il est fondamental de proposer des soins de support dès le début de la prise en charge; les études confirment l’intérêt de cette démarche en terme de qualité de vie. Actuellement, en France, il n’y a pas de budget clairement défini pour ces soins de support et chacun se débrouille comme il peut (aide des laboratoires, des associations..) Seuls certains hôpitaux ont un service dédié à cette problématique: les DISSPO; les autres structures ont parfois quelques intervenants en soins de support ; beaucoup d’autres ne proposent aucun soin de support alors qu ‘une circulaire datant de 2005 (issue de la mesure 42 du plan cancer 2003-2007) précise que  « Tous les patients atteints de cancer doivent désormais, quel que soit leur lieu de prise en charge y compris au domicile, avoir accès à des soins de support. »

Conclusion: les soins de support ne sont pas une mode; ils sont très tendance actuellement, mais pour qu’ils deviennent pérennes, il faut des budgets dédiés à cette problématique

Affaire à suivre…

L’endométriose, une maladie qui refait parler d’elle

L’endométriose fait la une des journaux; maladie touchant des femmes jeunes , impactant sur leur fertilité et la qualité de vie, elle n’épargne pas les stars qui se font son porte-drapeau. Les traitements conventionnels sont parfois décevants, expliquant que les patientes se tournent vers des thérapeutiques complémentaires.

L’endométriose se définit par la présence d’endomètre dans un autre endroit que la cavité utérine; elle génère des dysménorrhées (douleurs de règles), dyspareunies (douleurs pendant les rapports), infertilité.

Elle touche presque exclusivement les femmes et atteint 10% des femmes en âge de procréer. 180 millions de femmes sont concernées dans le monde.

Actuellement, les médias se sont emparés du sujet, publiant diverses interviews de stars concernées par le problème et démunies devant les traitements proposés parfois décevants et agressifs. La chirurgie détruit uniquement les lésions d’endométrioses visibles et accessibles  (elle ne peut souvent pas enlever toutes les lésions); la prise en charge médicale conventionnelle repose sur la prescription d’hormones qui peuvent stabiliser la pathologie, mais qui sont incompatibles avec un désir de grossesse et sont parfois mal tolérées au long cours , voire même contre-indiquées.

L’endométriose est une pathologie chronique inflammatoire, multi-factorielle, (génétique, environnementale, hormonale, immunitaire, psychologique..) ; une consultation de médecine intégrative est pertinente: elle analyse les facteurs de risque personnels , le retentissement psychologique et physique de la pathologie et de ses traitements

La prise en charge associe:

-des conseils nutritionnels: diminuer les aliments anti-inflammatoires (laitages, produits industriels..), éviter les perturbateurs endocriniens, retrouver un indice de masse corporel normal (ce qui permet de limiter l’hyperestrogénie)

-des conseils d’activité physique régulière (par exemple 30 minutes de marche 3 fois par semaine) à but antalgique et anti-inflammatoire et pour diminuer la masse grasse , facteur d’hyperestrogénie

-la prescription éventuelle d’un traitement homéopathique individualisé qui traite la patiente dans sa globalité , soit en accompagnement des thérapeutiques conventionnelles, soit en relais pour prévenir les récidives.

Le choix du ou des médicaments homéopathiques peut se faire en fonction de quatre approches : choix d’un médicament devant une dysménorrhée particulière (aspect des règles, types de sensations douloureuses et modalités), choix d’une dilution hormonale si hyperestrogénie relative, choix d’un médicament car personnalité particulière, choix d’un médicament sur le type d’endométriose et le mode réactionnel qu’elle évoque.

Les médicaments que je prescris le plus fréquemment sont ACTAEA RACEMOSA 9 ou 15 CH, THUYA 9 ou 15 CH, NITRICUM ACIDUM 9 ou 15 CH, FOLLICULINUM 15 CH, IGNATIA 9 ou 15 CH, MAGNESIA PHOSPHORICA 9 CH..

-l’acupuncture est un atout précieux dans la prise en charge des dysménorrhées

-une consultation psychologique est parfois indiquée  dans cette pathologie chronique.

 

Pour en savoir plus sur cette pathologie

info-endométriose.fr; www.oz2020.com; www.endomind.fr

 

 

Oncologie – Soins de support

355000 personnes se voient diagnostiquer un cancer chaque année en France et 3 millions vivent en France avec ou après un cancer.

Les soins de support sont définis par l’ensemble des soins et soutiens nécessaire aux personnes malades, parallèlement aux traitements spécifiques, lorsqu’il y en a, tout au long des maladies graves« .

En 2003, sous la présidence de Jacques Chirac est élaboré le premier plan cancer (plan cancer 2003-2007) qui met l’accent sur ces soins de support : la mesure 42 de ce premier Plan Cancer prévoit le développement des soins de support et en particulier le développement de la prise en charge de la douleur et de la psycho-oncologie.

La circulaire du 22 Février 2005 relative à l’organisation des soins de support précise dans le paragraphe «  1.6.2 l’accès aux soins de support » que tous les patients atteints de cancer doivent désormais, quel que soit leur lieu de prise en charge y compris au domicile, avoir accès à des soins de support.

Les soins de support répondent à des besoins que les patients peuvent ressentir pendant ou après la prise en charge thérapeutique de leur cancer. Il n’y a donc pas de liste exhaustive.

Citons par exemple

  • sur le plan physique, la prise en charge de la douleur, de la fatigue, des problèmes nutritionnels, des troubles digestifs (nausées, vomissements sous chimiothérapie), des troubles cutanés…
  • dans le domaine psychologique, la souffrance psychique avec l’angoisse de mort, les perturbations de l’image corporelle dans les suites d’interventions mutilantes, les problèmes psychologiques rencontrés par l’entourage..
  • dans le domaine social, les problèmes d’arrêt de travail, de reprise du travail, les complications financières résultant de la pathologie cancéreuse (diminution du salaire, problèmes pour obtenir des prêts bancaires..)

L’homéopathie prend tout son intérêt dans l’accompagnement des patients tant sur le plan physique (en particulier la réduction des effets secondaires des thérapeutiques), que sur le plan psychique (angoisse, dépression, troubles du sommeil..)

Le médicament homéopathique n’interfère pas avec les autres thérapeutiques oncologiques ; l’homéopathie peut être prescrite de façon protocolisée en fonction des protocoles de chimiothérapie proposés ou individualisée tenant compte du terrain du patient et de sa sensibilité individuelle