La SHISSO, quézako?

Le vendredi 30 juin , s’est déroulé à Strasbourg le premier congrès de la SHISSO (qui se prononce SISSO); il s’agit de la toute nouvelle Société Homéopathique Internationale de Soins de Support en Oncologie

Cette société est née de la volonté de médecins et pharmaciens homéopathes soucieux de pouvoir mettre au profit des patients atteints de cancer et des professionnels de santé qui les entourent,  leurs connaissances et leurs pratiques en accompagnement homéopathique.

Les patients atteints de cancer sont pris en charge en oncologie conventionnelle, mais les traitements sont parfois générateurs d’effets secondaires; l’accompagnement par un traitement homéopathique se conçoit depuis l’annonce du diagnostic (troubles du sommeil, angoisse), en passant par l’accompagnement de la chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie jusqu’à l’après-cancer que les patients vivent souvent mal (sentiment d’abandon, besoin de se reconstruire).

A l’origine du projet (entre autres):  le Dr Jean-Lionel Bagot, auteur du livre:

 

Homéopathie en cancérologie , et le Dr Jean-Claude Karp , co-auteur avec

 

 

 

 

 

 

Monsieur François Roux, pharmacien, du livre « traitements de support homéopathiques en cancérologie »

 

 

 

 

 

Ce premier congrès international a été l’occasion de réunir plus de 50 participants, pharmaciens et médecins et d’établir des recommandations consensuelles  de bonne pratique dans l’accompagnement des patients atteints de cancer.

Les échanges ont été riches et constructifs, entre des participants venant de toutes les sensibilités homéopathiques avec  l’objectif commun d’apporter une aide au patient .

Le prochain congrès se déroulera dans un an.

Longue vie à cette nouvelle société qui a tous les atouts pour devenir dans les années à venir une instance incontournable dans les soins de support et un interlocuteur privilégié avec les sociétés savantes oncologiques conventionnelles.

https://www.shisso-info.com/

 

La médecine intégrative

Le concept de Medicine Integrative (MI) est né aux Etats-Unis dans les années 1990, porté par deux médecins David Eisenberg (nutritionniste, professeur à Harvard, fondateur et responsable du département pour la recherche et l’éducation dans les thérapies médicales complémentaires et intégratives) et Andrew Weil (botaniste, médecin diplômé d’Harvard, professeur de médecine publique, directeur du centre de médecine intégrative du collège de médecine, à l’université d’Arizona. David Servan-Schreiber, médecin psychiatre français, a dirigé de 2000 à 2002 aux États-Unis, le Centre Duke de médecine intégrative

La médecine intégrative est une médecine axée sur la guérison, qui tient compte de la personne dans son ensemble (corps, esprit et âme), incluant tous les aspects du mode de vie. Elle met l’accent sur la relation thérapeutique et a recours à toutes les thérapies appropriées, tant conventionnelles qu’alternatives. Elle fait appel à l’utilisation conjointe de la médecine conventionnelle et de médecines complémentaires.

La médecine (en latin :  medicina, qui signifie « art de guérir ») est la science et la pratique (l’art) étudiant l’organisation du corps humain (anatomie humaine), son fonctionnement normal (physiologie), et cherchant à restaurer la santé (physique et/ou mentale) par le traitement (thérapie) et la prévention (prophylaxie) des pathologies.(Wikipedia)
La médecine conventionnelle correspond à la médecine occidentale moderne qui emploie l’allopathie et des techniques validées selon l’Evidence based Medicine (médecine basée sur les preuves) Les médecines complémentaires sont encore appelées non conventionnelles ; elles appartiennent au terme plus vaste de Médecine complémentaire et alternative (MAC) , connues dans les pays anglo-saxons sous le terme de Complementary and Alternative Medicine (CAM) ; il ne s’agit pas de médecines parallèles puisqu’elles sont en relation permanente avec la médecine conventionnelle. La médecine traditionnelle chinoise fait partie des médecines non conventionnelles. On recense plus de 300 médecines complémentaires. Les plus connues sont l’homéopathie, l’acupuncture, l’ostéopathie, la médecine chinoise.

Il faut mettre en garde les patients contre des escrocs qui feraient état de la pratique d’une médecine complémentaire sans en avoir les compétences. (Voir le site du Ministère)

Dans l’avenir, chaque médecin devrait pratiquer la médecine intégrative ; beaucoup le font sans le savoir, par exemple en prenant en charge un patient qui présente une angine par une antibiothérapie et des conseils d’utilisation d’huiles essentielles ou de phytothérapie. Dans les pathologies lourdes en particulier en oncologie, tout patient devrait pouvoir bénéficier d’une prise en charge intégrative : par exemple, un patient qui serait atteint d’un cancer du pancréas serait suivi par un oncologue qui prescrirait une chimiothérapie et des antalgiques et bénéficierait aussi d’une prise en charge nutritionnelle, de techniques de relaxation ou méditation, de séances d’acupuncture pour diminuer la douleur et d’une consultation homéopathique pour diminuer les effets secondaires des traitements et améliorer la qualité du sommeil et les troubles de l’humeur.

C’est cette philosophie de prise en charge globale intégrative d’un patient qui sera le fil conducteur de ce blog.