Oncologie – Soins de support

355000 personnes se voient diagnostiquer un cancer chaque année en France et 3 millions vivent en France avec ou après un cancer.

Les soins de support sont définis par l’ensemble des soins et soutiens nécessaire aux personnes malades, parallèlement aux traitements spécifiques, lorsqu’il y en a, tout au long des maladies graves« .

En 2003, sous la présidence de Jacques Chirac est élaboré le premier plan cancer (plan cancer 2003-2007) qui met l’accent sur ces soins de support : la mesure 42 de ce premier Plan Cancer prévoit le développement des soins de support et en particulier le développement de la prise en charge de la douleur et de la psycho-oncologie.

La circulaire du 22 Février 2005 relative à l’organisation des soins de support précise dans le paragraphe «  1.6.2 l’accès aux soins de support » que tous les patients atteints de cancer doivent désormais, quel que soit leur lieu de prise en charge y compris au domicile, avoir accès à des soins de support.

Les soins de support répondent à des besoins que les patients peuvent ressentir pendant ou après la prise en charge thérapeutique de leur cancer. Il n’y a donc pas de liste exhaustive.

Citons par exemple

  • sur le plan physique, la prise en charge de la douleur, de la fatigue, des problèmes nutritionnels, des troubles digestifs (nausées, vomissements sous chimiothérapie), des troubles cutanés…
  • dans le domaine psychologique, la souffrance psychique avec l’angoisse de mort, les perturbations de l’image corporelle dans les suites d’interventions mutilantes, les problèmes psychologiques rencontrés par l’entourage..
  • dans le domaine social, les problèmes d’arrêt de travail, de reprise du travail, les complications financières résultant de la pathologie cancéreuse (diminution du salaire, problèmes pour obtenir des prêts bancaires..)

L’homéopathie prend tout son intérêt dans l’accompagnement des patients tant sur le plan physique (en particulier la réduction des effets secondaires des thérapeutiques), que sur le plan psychique (angoisse, dépression, troubles du sommeil..)

Le médicament homéopathique n’interfère pas avec les autres thérapeutiques oncologiques ; l’homéopathie peut être prescrite de façon protocolisée en fonction des protocoles de chimiothérapie proposés ou individualisée tenant compte du terrain du patient et de sa sensibilité individuelle

Homéopathie – ma conception

L’homéopathie est une thérapeutique réactionnelle.

Elle utilise les capacités de l’organisme à aller dans un sens physiologique ; elle permet de garder l’organisme dans son droit chemin, de remettre le train sur les rails et de le pousser dans la bonne direction

La prescription de médicaments homéopathiques doit découler d’une démarche thérapeutique qui posera de façon objective le diagnostic et le choix thérapeutique le plus éthique pour le patient.

L’objectif d’une prise en charge homéopathique n’est pas de cacher le symptôme, mais de l’analyser et de le faire disparaître en rééquilibrant l’organisme.

Elle peut être utilisée seule (par exemple, ARNICA 9 CH en cas de traumatisme)

Elle peut être indiquée de façon complémentaire (par exemple ARNICA 9 CH et un antalgique comme du paracétamol en cas de traumatisme important)

L’homéopathie respecte la physiologie, n’a pas d’effets secondaires connus graves, n’a pas d’interactions médicamenteuses (pas de passage hépatique, ni digestif, ni d’élimination rénale)

C’est donc une thérapeutique sécurisante pour le patient et pour le professionnel de santé

Son efficacité se vérifie en recherche fondamentale, en recherche vétérinaire et humaine.

Le faible coût des médicaments homéopathiques en France en fait aussi un argument de choix pour préférer cette thérapeutique (si l’indication est bonne) à un traitement allopathique.

Gynécologie

La démarche homéopathique et la prescription de médicaments homéopathiques est particulièrement adaptée aux symptômes gynécologiques : la plupart des symptômEs sont la conséquence d’un déséquilibre de l’organisme : périménopause, syndrome prémenstruel liés à une mauvaise balance hormonale, vaginoses mycosiques ou non spécifiques par modification de la flore vaginale

Les indications de l’homéopathie

  • Troubles de la puberté
  • Hypofertilité
  • Syndrome prémenstruel (mastodynies, troubles du sommeil et de l’humeur, troubles digestifs, pesanteur pelvienne, acné ou herpes..)
  • Périménopause et ménopause (bouffées de chaleur, troubles du sommeil et de l’humeur, troubles du cycle, ostéopénie, douleurs articulaires, sécheresse vaginale..)
  • Dysménorrhées (primaires ou secondaires)

 

Les limites de l’homéopathie

  • La contraception ( !)
  • Le traitement des pathologies organiques requérant une chirurgie (cancers, fibromes ou polypes entrainant une anémie sévère, kystes organiques de l’ovaire, endométriose sévère, bartholinites..),
  • ou une antibiothérapie (salpingites ou endométrites..)

La médecine intégrative

Le concept de Medicine Integrative (MI) est né aux Etats-Unis dans les années 1990, porté par deux médecins David Eisenberg (nutritionniste, professeur à Harvard, fondateur et responsable du département pour la recherche et l’éducation dans les thérapies médicales complémentaires et intégratives) et Andrew Weil (botaniste, médecin diplômé d’Harvard, professeur de médecine publique, directeur du centre de médecine intégrative du collège de médecine, à l’université d’Arizona. David Servan-Schreiber, médecin psychiatre français, a dirigé de 2000 à 2002 aux États-Unis, le Centre Duke de médecine intégrative

La médecine intégrative est une médecine axée sur la guérison, qui tient compte de la personne dans son ensemble (corps, esprit et âme), incluant tous les aspects du mode de vie. Elle met l’accent sur la relation thérapeutique et a recours à toutes les thérapies appropriées, tant conventionnelles qu’alternatives. Elle fait appel à l’utilisation conjointe de la médecine conventionnelle et de médecines complémentaires.

La médecine (en latin :  medicina, qui signifie « art de guérir ») est la science et la pratique (l’art) étudiant l’organisation du corps humain (anatomie humaine), son fonctionnement normal (physiologie), et cherchant à restaurer la santé (physique et/ou mentale) par le traitement (thérapie) et la prévention (prophylaxie) des pathologies.(Wikipedia)
La médecine conventionnelle correspond à la médecine occidentale moderne qui emploie l’allopathie et des techniques validées selon l’Evidence based Medicine (médecine basée sur les preuves) Les médecines complémentaires sont encore appelées non conventionnelles ; elles appartiennent au terme plus vaste de Médecine complémentaire et alternative (MAC) , connues dans les pays anglo-saxons sous le terme de Complementary and Alternative Medicine (CAM) ; il ne s’agit pas de médecines parallèles puisqu’elles sont en relation permanente avec la médecine conventionnelle. La médecine traditionnelle chinoise fait partie des médecines non conventionnelles. On recense plus de 300 médecines complémentaires. Les plus connues sont l’homéopathie, l’acupuncture, l’ostéopathie, la médecine chinoise.

Il faut mettre en garde les patients contre des escrocs qui feraient état de la pratique d’une médecine complémentaire sans en avoir les compétences. (Voir le site du Ministère)

Dans l’avenir, chaque médecin devrait pratiquer la médecine intégrative ; beaucoup le font sans le savoir, par exemple en prenant en charge un patient qui présente une angine par une antibiothérapie et des conseils d’utilisation d’huiles essentielles ou de phytothérapie. Dans les pathologies lourdes en particulier en oncologie, tout patient devrait pouvoir bénéficier d’une prise en charge intégrative : par exemple, un patient qui serait atteint d’un cancer du pancréas serait suivi par un oncologue qui prescrirait une chimiothérapie et des antalgiques et bénéficierait aussi d’une prise en charge nutritionnelle, de techniques de relaxation ou méditation, de séances d’acupuncture pour diminuer la douleur et d’une consultation homéopathique pour diminuer les effets secondaires des traitements et améliorer la qualité du sommeil et les troubles de l’humeur.

C’est cette philosophie de prise en charge globale intégrative d’un patient qui sera le fil conducteur de ce blog.