SAFE-MED contre FAKE-MED: rejoignez le collectif

                    

Safe-med est une réponse non violente à l’agression des Fakeurs-med (on pourrait avoir envie de les appeler Faiseurs de M…, mais la liberté de parole doit rester une valeur fondamentale et la vulgarité n’est pas ma tasse de thé!)

petit rappel: Fakemed est un collectif né dans les suites de la Tribune du Figaro , dites des « 124 » qui avaient très violemment attaqué les médecins acupuncteurs , homéopathes en les traitant de « charlatans » et en demandant au conseil de l’ordre de les sanctionner; l’atteinte à la déontologie et la violence des écrits  ont donné lieu à des actions en justice contre les signataires de la tribune qui sont en cours e jugement.

En tant que médecin homéopathe, je me suis sentie blessée, peinée aussi pour mes patients qui me font confiance; indirectement, Fakemed met en doute le ressenti des patients qui sont satisfaits des prises en charge par des pratiques complémentaires reconnues.

Le collectif SafeMed est né de la volonté des patients de bénéficier d’une réponse globale et sans danger pour leur santé; ce collectif défend la possibilité pour les patients de recourir à des thérapeutiques complémentaires de la médecine conventionnelle; ce collectif est composé de professionnels de santé (médecins, pharmaciens, sages-femmes, thérapeutes ) et de patients qui veulent que la médecine de demain soit une médecine intégrative , celle qui combine approches complémentaire et conventionnelle pour une prise en charge du patient globale et individualisée. Ce collectif se veut indépendant de tout intérêt privé.

Vous trouverez sur le site Safe-Med.fr, des informations sur la iatrogénie, la politique de santé et vous pourrez adhérer au collectif

Il est important de rejoindre le mouvement pour montrer aux opposants et aux pouvoirs politiques que nous sommes unis, professionnels de santé et patients , pacifiquement, pour défendre une médecine juste, équilibrée, respectueuse du choix thérapeutique du patient et du professionnel de santé.

Sexualité et cancer du sein: levons les tabous

Du 10 au 12 Janvier 2018, a lieu à Nice le 16è cours francophone sur les cancers du sein et les cancers gynécologiques.

L’occasion d’aborder dans une session de psycho-oncologie la problématique de la sexualité chez les patientes atteintes d’un cancer du sein.

Natacha Espié, psychologue et présidente de Europa Donna (association qui rassemble et informe les femmes dans la  lutte contre le cancer du sein ) a illustré sa présentation de différents cas cliniques permettant d’affirmer que chaque histoire est différente et que chaque histoire est celle d’un couple, avec deux vécus parfois opposés de la situation.

Parmi les problématiques fréquemment évoquées par les patientes, celle d’une image corporelle modifiée par la chirurgie, en particulier l’ablation du sein, altérée par la chimiothérapie (pertes des poils pubiens et des cheveux) ou l’hormonothérapie (prise de poids), celle d’une sécheresse vaginale, conséquence de la ménopause induite par la chimiothérapie ou de l’arrêt des traitements hormonaux de la ménopause ou des traitements anti-hormonaux prescrits, celle d’une baisse de désir de la patiente et /ou  du partenaire, conséquence de l’annonce du cancer.

Les solutions thérapeutiques passent par des consultations de psychologie, des solutions locales  pour combattre la sécheresse vaginale: crèmes à l’acide hyaluronique, injection d’acide hyaluronique, laser, massages; l’occasion au docteur  Marc Espié de rappeler qu’il est possible de prescrire des crèmes contenant des hormones à une femme qui a eu un cancer du sein.

La qualité de la sexualité pendant les traitements ou après les traitements pour le cancer du sein dépend beaucoup de celle qui précédait la découverte du cancer.

Le rôle du ou de la partenaire a été souligné: c’est dans le regard de « sa » ou « son » partenaire, que la patiente va se sentir désirée et désirable; l’image dans le miroir ne doit pas être la seule référence.

Nous, les médecins ,  avons tous souligné que nous n’abordions pas systématiquement le risque de troubles sexuels chez les femmes prises en charge pour un cancer du sein, par manque de temps, par pudeur, par manque de compétence pour proposer des prises en charge, mais aussi parce que ces troubles sont considérés comme accessoires par rapport à la survie: ils peuvent être pourtant, pour certaines femmes, très importants pour la qualité de la vie dans l’après cancer.

Deux messages à passer aux patientes:

-osez en parler au médecin généraliste, oncologue, gynécologue des difficultés sexuelles que vous pouvez rencontrer.

-osez en parler avec votre partenaire  car il ou elle  joue un rôle très important pour que vous vous sentiez désirable et éprouviez du désir.

 

Pour en savoir plus:

https://www.ligue-cancer.net/shared/brochures/sexualite-cancer-femme.pdf

 

L’endométriose, une maladie qui refait parler d’elle

L’endométriose fait la une des journaux; maladie touchant des femmes jeunes , impactant sur leur fertilité et la qualité de vie, elle n’épargne pas les stars qui se font son porte-drapeau. Les traitements conventionnels sont parfois décevants, expliquant que les patientes se tournent vers des thérapeutiques complémentaires.

L’endométriose se définit par la présence d’endomètre dans un autre endroit que la cavité utérine; elle génère des dysménorrhées (douleurs de règles), dyspareunies (douleurs pendant les rapports), infertilité.

Elle touche presque exclusivement les femmes et atteint 10% des femmes en âge de procréer. 180 millions de femmes sont concernées dans le monde.

Actuellement, les médias se sont emparés du sujet, publiant diverses interviews de stars concernées par le problème et démunies devant les traitements proposés parfois décevants et agressifs. La chirurgie détruit uniquement les lésions d’endométrioses visibles et accessibles  (elle ne peut souvent pas enlever toutes les lésions); la prise en charge médicale conventionnelle repose sur la prescription d’hormones qui peuvent stabiliser la pathologie, mais qui sont incompatibles avec un désir de grossesse et sont parfois mal tolérées au long cours , voire même contre-indiquées.

L’endométriose est une pathologie chronique inflammatoire, multi-factorielle, (génétique, environnementale, hormonale, immunitaire, psychologique..) ; une consultation de médecine intégrative est pertinente: elle analyse les facteurs de risque personnels , le retentissement psychologique et physique de la pathologie et de ses traitements

La prise en charge associe:

-des conseils nutritionnels: diminuer les aliments anti-inflammatoires (laitages, produits industriels..), éviter les perturbateurs endocriniens, retrouver un indice de masse corporel normal (ce qui permet de limiter l’hyperestrogénie)

-des conseils d’activité physique régulière (par exemple 30 minutes de marche 3 fois par semaine) à but antalgique et anti-inflammatoire et pour diminuer la masse grasse , facteur d’hyperestrogénie

-la prescription éventuelle d’un traitement homéopathique individualisé qui traite la patiente dans sa globalité , soit en accompagnement des thérapeutiques conventionnelles, soit en relais pour prévenir les récidives.

Le choix du ou des médicaments homéopathiques peut se faire en fonction de quatre approches : choix d’un médicament devant une dysménorrhée particulière (aspect des règles, types de sensations douloureuses et modalités), choix d’une dilution hormonale si hyperestrogénie relative, choix d’un médicament car personnalité particulière, choix d’un médicament sur le type d’endométriose et le mode réactionnel qu’elle évoque.

Les médicaments que je prescris le plus fréquemment sont ACTAEA RACEMOSA 9 ou 15 CH, THUYA 9 ou 15 CH, NITRICUM ACIDUM 9 ou 15 CH, FOLLICULINUM 15 CH, IGNATIA 9 ou 15 CH, MAGNESIA PHOSPHORICA 9 CH..

-l’acupuncture est un atout précieux dans la prise en charge des dysménorrhées

-une consultation psychologique est parfois indiquée  dans cette pathologie chronique.

 

Pour en savoir plus sur cette pathologie

info-endométriose.fr; www.oz2020.com; www.endomind.fr

 

 

AIMSIB: une nouvelle association patients-médecins est née

INAUGURATION AIMSIB le 30 Mai 2016

L’Association Internationale pour une Médecine Scientifique Indépendante et Bienveillante est née.

La journée d’inauguration le 30 Mai 2016 à Lyon a permis de réunir des agrobiologistes, dont Claude Aubert et Christophe Gaudry, des médecins (Pr Even, Dr De Lorgeril..), des nutritionnistes, un psychosociologue (K Reggad)

Cette association a pour but de créer des liens entre un grand public et des médecins, qui souhaitent tous une médecine respectueuse de la physiologie et éthique.

La médecine intégrative a été présentée comme une médecine d’avenir.

Pour en savoir plus et suivre les informations de cette jeune et prometteuse association  http://aimsib.org/wordpress/