Les soins de support: tendance ou mode ?

Le 8è congrès national de l’AFSOS a eu lieu du 12 au 14 Octobre 2016.
L’association francophone des Soins de Support en Oncologie avait choisi cette année le thème de la faisabilité de l’intégration précoce des soins de support. En clair, à quel moment faut-il proposer des soins de support aux patients pris en charge pour un cancer et comment est-ce organisé

Rappelons que les soins de support consistent en une prise en charge globale de la personne. Ces soins sont définis en oncologie comme « l’ensemble des soins et soutiens nécessaires aux personnes malades tout au long de la maladie conjointement aux traitements onco-hématologiques spécifiques, lorsqu’il y en a » : consultation psychologique, avis nutritionnel,  gestion des problématiques sociales liées souvent à la perte de l’emploi ou de revenus, prise en charge de la douleur, activité physique adaptée, traitements des effets secondaires des thérapies anti-cancéreuses (homéopathie, acupuncture, traitements allopathiques comme les anti-émétiques ou les anti-acides ..)

Les différentes présentations ont abouti au même constat: il est fondamental de proposer des soins de support dès le début de la prise en charge; les études confirment l’intérêt de cette démarche en terme de qualité de vie. Actuellement, en France, il n’y a pas de budget clairement défini pour ces soins de support et chacun se débrouille comme il peut (aide des laboratoires, des associations..) Seuls certains hôpitaux ont un service dédié à cette problématique: les DISSPO; les autres structures ont parfois quelques intervenants en soins de support ; beaucoup d’autres ne proposent aucun soin de support alors qu ‘une circulaire datant de 2005 (issue de la mesure 42 du plan cancer 2003-2007) précise que  « Tous les patients atteints de cancer doivent désormais, quel que soit leur lieu de prise en charge y compris au domicile, avoir accès à des soins de support. »

Conclusion: les soins de support ne sont pas une mode; ils sont très tendance actuellement, mais pour qu’ils deviennent pérennes, il faut des budgets dédiés à cette problématique

Affaire à suivre…

Oncologie – Soins de support

355000 personnes se voient diagnostiquer un cancer chaque année en France et 3 millions vivent en France avec ou après un cancer.

Les soins de support sont définis par l’ensemble des soins et soutiens nécessaire aux personnes malades, parallèlement aux traitements spécifiques, lorsqu’il y en a, tout au long des maladies graves« .

En 2003, sous la présidence de Jacques Chirac est élaboré le premier plan cancer (plan cancer 2003-2007) qui met l’accent sur ces soins de support : la mesure 42 de ce premier Plan Cancer prévoit le développement des soins de support et en particulier le développement de la prise en charge de la douleur et de la psycho-oncologie.

La circulaire du 22 Février 2005 relative à l’organisation des soins de support précise dans le paragraphe «  1.6.2 l’accès aux soins de support » que tous les patients atteints de cancer doivent désormais, quel que soit leur lieu de prise en charge y compris au domicile, avoir accès à des soins de support.

Les soins de support répondent à des besoins que les patients peuvent ressentir pendant ou après la prise en charge thérapeutique de leur cancer. Il n’y a donc pas de liste exhaustive.

Citons par exemple

  • sur le plan physique, la prise en charge de la douleur, de la fatigue, des problèmes nutritionnels, des troubles digestifs (nausées, vomissements sous chimiothérapie), des troubles cutanés…
  • dans le domaine psychologique, la souffrance psychique avec l’angoisse de mort, les perturbations de l’image corporelle dans les suites d’interventions mutilantes, les problèmes psychologiques rencontrés par l’entourage..
  • dans le domaine social, les problèmes d’arrêt de travail, de reprise du travail, les complications financières résultant de la pathologie cancéreuse (diminution du salaire, problèmes pour obtenir des prêts bancaires..)

L’homéopathie prend tout son intérêt dans l’accompagnement des patients tant sur le plan physique (en particulier la réduction des effets secondaires des thérapeutiques), que sur le plan psychique (angoisse, dépression, troubles du sommeil..)

Le médicament homéopathique n’interfère pas avec les autres thérapeutiques oncologiques ; l’homéopathie peut être prescrite de façon protocolisée en fonction des protocoles de chimiothérapie proposés ou individualisée tenant compte du terrain du patient et de sa sensibilité individuelle