La deuxième vague des anti-homéo

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Une nouvelle attaque en règle des anti-homéo toujours dans le Figaro. Pourtant l’actualité devrait faire oublier les clivages et réunir les professionnels de santé autour de l’objectif Covid . Il nous faut actuellement gérer une des crises sanitaires les plus étranges, avec toutes les incertitudes sur ce virus, sa contagiosité, son devenir.

Certains n’ont rien d’autre à faire que de relancer la cabale anti-homéo. Non satisfaits de la menace du déremboursement de l’homéopathie, ils renouvellent leurs attaques contre les professionnels de santé qui prescrivent les médicaments homéopathiques. je dis bien « certains » car ils sont 2750 sur 44 pays! 405 en France , toute profession confondue (pharmaciens, , médecins, infirmiers, masseurs kinésithérapeutes, un vétérinaire, une diététicienne, un ergothérapeute), des étudiants en médecine , des doctorants, y compris des non professionnels de santé, par exemple des ingénieurs. Il existe en France 986829 médecins, pharmaciens, kiné, infirmières, vétérinaires. (en ne comptant pas les ingénieurs, ergothérapeutes, ditéticiens et autres professions). Le manifeste réunit donc 0.04 % de ces personnes, ce qui s’appelle une infime minorité! mais toute minorité a le droit d’expression. Reprenons une à une leurs affirmations

https://www.lefigaro.fr/sciences/manifeste-contre-les-pseudosciences-en-sante-20201019

Ainsi, les signataires de ce manifeste affirment que:

1. Les connaissances scientifiques discréditent les postulats des pseudo-thérapies, dont l’homéopathie. c’est faux. Il existe nombreuses preuves de l’efficacité de l’homéopathie, tant en fondamental en particulier en biologie cellulaire, qu’en vétérinaire ou clinique. Allez regarder le site du HRI Homeopathic Resarch Institute http://www.hri-research.org

2. Les lois européennes qui protègent l’homéopathie sont inadmissibles dans une société scientifique et technologique qui promeut le droit des patients à ne pas être trompés.

Il s’agit de LOIS. Qui sont-ils pour dire que des lois votées sont inadmissibles. Quelle arrogance, quel mépris des institutions…

3. L’homéopathie est la pseudo-thérapie la plus connue, mais elle n’est ni la seule ni la plus dangereuse. D’autres, telles que l’acupuncture, le reiki, la nouvelle médecine germanique, le biomagnétisme, l’iridologie, la thérapie orthomoléculaire, et bien d’autres encore, gagnent du terrain et ont aussi leurs victimes.

L’homéopathie est la pseudo-thérapie la plus connue, c’est très aimable de dire cela mais où sont leurs sources? C’est du blabla des mélanges de genre, des insinuations, une méconnaissance criante des pratiques. Toute thérapeutique fait des victimes. Rappelons les 10000 morts par an et plus de 130000 hospitalisations liées à des accidents médicamenteux. A lire ce remarquable texte de patrice Queneau de 1998 qui alertait déjà sur la iatrogénie https://www.vie-publique.fr/sites/default/files/rapport/pdf/984001548.pdf

4. Il faut agir pour faire obstacle aux pseudo-thérapies, car elles ne sont pas fiables et attentent à l’intégrité de milliers de personnes.

Il faut agir, c’est certain, non pas pour faire obstacle mais pour légitimer les pratiques complémentaires utiles et validées. Ce sont les recommandations de l’OMS dans son plan stratégique

5. L’Europe doit œuvrer à une législation pour mettre fin à ce problème.

Il n’est pas cohérent qu’en Europe, le phénomène de la désinformation suscite de plus en plus d’inquiétude, et qu’une de ses représentations les plus dangereuses soit protégée: la désinformation en matière de santé.

Pour toutes ces raisons, les personnes qui signent ce manifeste en appellent aux gouvernements des pays dont elles sont membres pour mettre fin à un problème qui contrefait le nom de la science et a déjà coûté la vie à trop de personnes.

Ces personnes parlent de désinformation. C’est le comble de l’ironie! Ce manifeste est de la désinformation évidente, des rumeurs, des attaques non justifiées, une envie de salir, une incapacité à faire preuve de curiosité , à se renseigner. Aucune de leurs affirmations n’est sourcée, aucune référence bibliographique, aucune étude citée. On ne peut informer correctement que si l’on sait de quoi on parle. Je suis prête à parier que la quasitotalité de ces manifestants cachés (je n’ai jamais pu les rencontrer, ni les entendre interviewer, à part les meneurs) ignorent le principe de l’homéopathie, les mécanismes d’action pressentis et seraient incapables de citer une étude.

Pour prétendre informer, mesdames, messieurs et surtout en médecine, prenez le temps de vous informer et faites preuve de curiosité. c’est ça, la science…

Plus forts contre le cancer

Plus forts contre le cancer est sorti le 17 Septembre aux éditions Robert Laffont.

Plus qu’un livre sur le cancer , il se veut consensuel, éthique, factuel.

Nous l’avons écrit avec Frédérique Odasso, amie journaliste pour apporter des informations sur la prise en charge globale du cancer.

Nombreux patients à qui je donne des conseils me demande s’ils peuvent les trouver dans un ouvrage de référence. Or, je me suis aperçue que les ouvrages sur le cancer abordait un unique angle de vue: les traitements complémentaires, OU la psychologie OU les traitements conventionnels de façon rarement vulgarisée.

Il nous a semblé pertinent de rédiger un ouvrage qui fasse le point sur la prise en charge actuelle d’un patient atteint de cancer et pas seulement la prise en charge de la tumeur.

Les cellules cancéreuses se développent chez un hôte et cet hôte ne doit jamais être ignoré. Il a un rôle à jouer. Il doit être acteur. Pour autant, il n’est ni coupable, ni responsable de ce qui lui arrive. Le cancer est multifactoriel, la génétique, l’environnement, l’âge, le psychologique sont autant de facteurs qui permettent le développement des cellules cancéreuses.

L’oncologie intégrative consiste à considérer la personne pour choisir les traitements. Elle réunit la médecine conventionnelle , les pratiques complémentaires, et l’hygiène de vie (life style). L’idéal est que le choix des traitements soient coordonnés par un soignant qui connaisse tous les outils.

Nous faisons le point sur la pathologie cancéreuse, l’organisation en France des professionnels et des institutions autour du cancer, les traitements conventionnels, les pratiques complémentaires, l’hygiène de vie anti-inflammatoire (alimentation, activité physique, gestion du stress), la prévention tertiaire pour diminuer les facteurs de risque d’autres pathologies et la place des  aidants.

Le livre est ponctué de témoignages et de « gentils » coups de gueule du médecin qui aimerait tant que les choses bougent!

Il a aussi comme ambition de s’adresser aux soignants qui veulent en savoir plus sur ce que pourraient faire leurs patients en complément des traitements conventionnels pour stabiliser ou guérir leur cancer, en tout cas pour vivre mieux avec..

Message d’espoir pour toutes les personnes qui souffrent de cette pathologie et leurs proches: oui, vous pouvez agir et être plus forts AVEC le cancer.

 

j’ai un OMPK , comment envisager une prise en charge intégrative?

Lors de l’article précédent, nous avons vu les critères diagnostiques et les causes du syndrome des ovaires micropolykystiques qui touche 8 à 13% des femmes.

La prise en charge de ce syndrome DOIT ETRE INTEGRATIVE, c’est à dire qu’il n’y a pas de médicaments qui guérissent ce syndrome, c’est une conjonction d’actions thérapeutiques mais aussi personnelles qui vont permettre l’amélioration voire la guérison du syndrome.

*L’hygiène de vie est fondamentale: en cas de surpoids, une perte de 10% réduit l’hyperandrogénie et a un effet bénéfique sur l’ovulation.

3 piliers comme toujours dans l’hygiène de vie , l’activité physique, l’alimentation et la gestion du stress.

-L’activité physique quotidienne présente  un intérêt. En cas de surpoids, elle va aider à corriger ce surpoids et quel que soit le poids,  elle améliore l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien et le fonctionnement du cycle.

-Une alimentation équilibrée alimentation a un rôle majeur pour moduler l’insulino-résistance, fréquente chez ces patientes et contribuer au contrôle du poids. En cas d’OMPK, il faut particulièrement  limiter les aliments à index glycémiques élevés, arrêter les grignottages et les boissons sucrées proscrire les aliments industriels souvent riches en sucre Un  agent insulino-modulateur, le myo-inositol a montré dans quelques études son action sur l’ovulation chez les patientes qui présentent un déficit en myo-inositol ovarien. Il  se trouve naturellement dans  les légumes (petits-pois et choux fleurs) , les céréales et les fruits (surtout oranges, pamplemousses e fraises),  le riz complet, le grain sarrasin, l’avoine et l’orge et certaines viandes, comme le bœuf ou le porc . Il peut être prescrit  sous forme de compléments alimentaires.

-La gestion du stress avec des techniques simples de cohérence cardiaque ont aussi un impact sur le fonctionnement hormonal.

*Parmi les médecines complémentaires, l’homéopathie a toute sa place dans la prise en charge de ces patientes, à toutes les étapes . Lors des troubles du cycle, des prescriptions de Folliculinum 15 CH au 8è et au 20è jour du cycle améliorent l’ovulation et peuvent réguler les cycles. Des prescriptions très individualisées de dilutions hormonales peuvent être proposées. L’acné, les troubles de l’humeur peuvent être améliorés par des médicaments homéopathiques. L’homéopathie peut aussi accompagner une volonté de perdre du poids, un traitement pour infertilité. Une consultation personnalisée est nécessaire pour individualiser les traitements.

L’acupuncture, l’hypnose peuvent avoir de nombreuses indications, dans l’amélioration du cycle, la prise en charge du stress ou des troubles du comportement alimentaire.

Les pratiques psycho-corporelles régulières  comme le yoga, Qi Gong, méditations, sophrologie ont un effet sur l’équilibre hormonal et la gestion du stress.  Les thérapies comportemento-cognitives peuvent influer sur le comportement alimentaire.

*Les traitements conventionnels visent à bloquer l’ovulation, régulant artificiellement les cycles. Il s’agit des pilules contraceptives classiques , contenant des oestrogènes et de la progestérone. Il faut éviter les pilules progestatives pures et les pilules oestro-progestatives de 2è génération qui aggravent les problèmes d’acné et de pilosité excessive. mais la prescription de pilules  de 3è et 4è génération est particulièrement à risque chez ces patientes qui présentent un risque majoré cardio-vasculaire.

A retenir: la pilule ne doit être prescrite qu’en cas de besoin de contraception ou d’hyperpilosité ou d’acné invalidantes, en l’absence de contre-indications vasculaires. Elle masque les troubles du cycle, mais ne guérit pas le SOMPK.

L’acétate de cyprotérone (Androcur® et ses génériques) était très prescrit dans cette indication d’hyperandrogénie clinique  mais les dernières données sur le risque de méningiome  en limitent l’usage.https://dochomeogyneco.com/2019/06/24/progestatifs-et-risque-de-meningiomes-faut-il-saffoler/

Les traitements hormonaux séquentiels comme la progestérone prescrite 10 jours consécutifs améliorent la régularité des cycles et déclenchent les règles.

La metformine , anti-diabétique, qui  module l’insuline ne doit être proposée qu’en cas de résistance à l’insuline avérée ou de  diabète.

En cas d’infertilité, les médecins des centres de procréation médicalement assistée proposent en première intention une stimulation par citrate de clomifène puis en deuxième intention des gonadotrophines exogènes injectables . Une intervention sur les ovaires peut améliorer l’ovulation (drilling ovarien).

Certaines études montrent un intérêt futur pour des antagonistes des récepteurs de la Gn RH (Gonadotrophine releasing Hormone) , hormone cérébrale qui déclenche les sécrétions d’hormone hypophysaire. Tout partirait donc du cerveau…

Pour résumer, le syndrome des ovaires micropolykystiques comme toute pathologie multifactorielle doit être pris en charge de façon intégrative, en alliant hygiène de vie, pratiques complémentaires et traitements médicamenteux conventionnels si nécessaire.

 

 

J’ai un OMPK! C’est quoi?

Après l’endométriose, nous assistons à une explosion des cas d’OMPK (ovaires micropolykystiques) ou en tout cas de patientes qui pensent être atteintes de ce syndrome.

Dans ce premier article, nous verrons sa définition et  comment le reconnaître.

Le Syndrome des ovaires micropolykystiques (OMPK) est un syndrome décrit en 1935 sous le nom de syndrome de Stein-Leventhal et qui associe plusieurs éléments, d’où son nom de syndrome. Il s’agit d’un dérèglement hormonal d’origine ovarienne et/ou centrale (au niveau du cerveau).L’élément clef est l’hyperandrogénie, c’est à dire la sécrétion d’hormones mâles en excès. Cet excès d’ hormone mâle est corrélé à état de résistance à l’insuline, l’hormone qui gère le sucre.

Le nom d’ovaires micropolykystiques est faux et lié à une mauvaise interprétation des images ovariennes prises pour des kystes alors qu’il s’agit en fait de follicules. Il faudrait parler d’ovaires micro-folliculaires.

Ce syndrome touche 8 à 13% des femmes.

Un consensus dit « consensus de Rotterdam de 2003 » établi les fondements de ce syndrome. Il a été revisité par la Société américaine d’endocrionologie en 2013 qui propose de retenir deux des 3 critères de Rotterdam suivants  pour poser le diagnostic d’ OMPK:

hyperandrogénie clinique (acné, augmentation de la pilosité, chute des cheveux) ou biologique ( augmentation du taux de testostérone) dans 70% des cas

troubles de l’ovulation, avec troubles du cycle (soit cycles longs, soit pertes de sang en petites quantités en dehors des règles),

-morphologie ovarienne particulière en échographie: au moins un ovaire présentant plus de 12 follicules de 2 à 9 mm de diamètre ou volume ovairen supérieur à 10 ml sans présence de kyste ni de follicule dominant.

Il peut exister un surpoids et des troubles métaboliques comme une résistance à l’insuline, avec perturbation de la glycémie.

Pour compléter le bilan , des examens complémentaires biologiques peuvent être demandés:  dosage des hormones hypophysaires (LH et FSH) qui montre dans le cas du SOMPK un taux de LH plus élevé que le taux de FSH au 3è jour du cycle , taux sanguin d’insuline, glycémie , dosage de certaines hormones (delta 4 andronestenedione, SDHA, 17 béta-oestradiol..), dosage de la TSH (hormone hypophysaire thyroïdienne.

Le mécanisme expliquant ce syndrome serait un trouble de la folliculogénèse d’origine ovarienne et /ou cérébrale. La folliculogénèse est la fabrication de follicules. Au cours de chaque cycle, un follicule est sélectionné, appelé « follicule dominant ». Il doit arriver à maturité et donner un ovocyte, potentiellement fécondable.  En cas d’OMPK, il y aurait un trouble de  la sélection des follicules et un excès de croissance des follicules expliquant le grand nombre de follicules visible en écho. Cela entraîne des troubles de l’ovulation et la perturbation des cycles.

Cette maladie, comme beaucoup de maladies chroniques est multi-factorielle: un facteur génétique a été identifié, des causes environnementales sont probables, en particulier la piste des perturbateurs endocriniens.

La recherche sur les souris évoque l’épigénétique, c’est à dire la transmission de la maladie à la descendance. par exemple, il a été noté une anomalie de développement des tissus cérébraux in utéro, lorsqu’ils sont soumis à des excès d’androgènes maternels. Cela pourrait expliquer l’association fréquente à des troubles dépressifs.

Ce syndrome doit être connu, diagnostiqué et pris en charge, car il peut entraîner des perturbations psychologiques, des risques d’ infertilité, un syndrome métabolique (surpoids avec répartition  des graisses prédominante sur l’abdomen, troubles des lipides, anomalies de la glycémie, élévation de la tension artérielle), responsable au long cours de diabète et de complications cardio-vasculaires.

Pour résumer, des troubles du cycle, avec des cycles longs, des problèmes d’acné et/ou de pilosité, des problèmes de poids, peuvent faire penser au syndrome des ovaires microkystiques. Une consultation auprès d’un médecin généraliste, gynécologue ou endocrinologue  est indispensable pour le confirmer et le prendre en charge.

Une association patientes Esp’OPK  a vu le jour en novembre 2018. https://www.esp-opk.org/association

Pour tout savoir sur  la prise en charge intégrative, rendez-vous lundi 7 Septembre

 

Homéopathie , un traitement qui a du nez!

Le virus qui nous touche actuellement donne quelques symptômes inhabituels. Parmi eux, l’anosmie. ou perte d’odorat est une disparition brutale de l’odorat. Dans les symptômes du Covid 19, elle ne s’accompagne pas d’obstruction nasale, mais peut être associée à une perte du goût ou agueusie.

Pour certains médecins référents, il s’agirait d’un symptôme capable de différencier la grippe saisonnière du syndrome du Covid 19:

Une étude européenne a retrouvé plus de 80% de cas de modifications de goût ou d’odorat chez 417 patients .

Cette anosmie arriverait plus souvent chez des sujets jeunes et l’évolution des patients ayant eu une anosmie serait plus favorable.

L’anosmie peut être isolée ou être associée aux autres signes classiques du Covid 19, fièvre, fatigue, toux, courbatures.

Les recommandations sont d’éviter de mettre du sérum physiologique ou autre produit dans le nez pour éviter la dissémination du virus, d’autant qu’il n’y a pas d’obstruction nasale donc pas besoin d’humidifier le nez. Ne pas utiliser non plus d’anti-inflammatoires ou de cortisone même localement.

Alors que peut-on faire?

En l’absence de signes de gravité une hospitalisation, des médicaments homéopathiques peuvent être prescrits en cas d’anosmie, l’objectif étant d’améliorer le fonctionnement de l’organisme de façon globale et que le symptôme disparaisse ainsi rapidement . Les symptômes mentionnés dans la description des médicaments ne sont pas obligatoires pour la prescription qui repose sur  un faisceau d’arguments   .

PULSATILLA : variabilité de tous les symptômes et de l’humeur . Toux sèche. Frissons . Bouche sèche. Absence de soif, fatigue. les symptômes sont aggravés par la chaleur

PHOSPHORUS: constitution longiligne, fatigabilité, sécheresse nasale, toux sèche, irritante épuisante, soif importante, anxiété, aggravation le soir

NATRUM MURIATICUM  sécheresse de la bouche avec soir insatiable , toux sèche irritante

BELLADONNA: fièvre, céphalées battantes , langue sèche et enflée, soif intense, gorge sèche et douloureuse, avec douleurs en avalant, enrouement, toux sèche aggravée le soir et la nuit

Un conseil auprès d’un pharmacien ou d’un médecin homéopathe est pertinent car le choix du médicament homéopathique repose sur un faisceau de symptômes et sur l’étude du terrain du patient (sa morphologie, ses antécédents)

Vous pouvez bénéficier d’une téléconsultation par un médecin homéopathe en choisissant un médecin sur la liste du Syndicat National des Médecins Homéopathes Français     https://www.snmhf.net

Tout sur la Toux

Merci à Geluck, dont je suis fan.

 

Je ne suis que gynécologue, mais bien évidemment, le contexte actuel me fait réviser mes basiques, en particulier la toux.

La toux est une réaction de défense de l’organisme. Elle est définie par l’expiration brusque et sonore de l’air contenu dans les poumons provoquée par une irritation des voies respiratoires. Physiologique, elle doit être respectée.

Nous toussons quand nous avalons de travers, nous toussons quand il y a de la pollution , nous toussons quand un agent infectieux viral ou bactérien irrite les voies aériennes

Il existe cliniquement plusieurs formes de toux, les  toux aigues durant moins de 3 semaines et consécutives à un agent allergique , infectieux ou irritatif local et les toux chroniques qui doivent faire rechercher une cause plus grave (bronchite chronique, cancer, reflux gastro-intestinal, certains médicaments)

La toux sèche, ou toux irritative, se reconnaît par l’absence de crachats . Elle est irritante, fatigante, aussi bien nocturne que diurne.

La toux grasse se traduit par des expectorations de mucosités. La toux peut être mixte, grasse le jour, sèche la nuit ou encore commencer par une toux sèche qui se complique en toux grasse par exemple lorsqu’une infection virale , comme une trachéite se complique en pneumopathie bactérienne

Quelques exemples de médicaments prescrits en 9 CH par exemple 5 granules 2 à 3 fois par jour

BRYONIA : toux sèche provoquée ou aggravée par le moindre mouvement, sécheresse des muqueuses et soif vive. Toux douloureuse, qui peut s’accompagner de douleurs sternales; Si fièvre, elle est d’installation progressive

DROSERA: toux sèche avec accès nocturnes, en étant couché. La respiration peut être sifflante

STICTA PULMONARIA: toux sèche incessante, fatigante avec muqueuse du nez sec, sensation d’obstruction de la racine du nez

COCCUS CACTI: chatouillement laryngé, avec toux quinteuse ramenant du mucus filant, visqueux, surtout au réveil et vers 23 heures. Toux calmée par une gorgée d’eau froide

IPECA : toux grasse entraînant des vomissements, hypersalivation

ANTIMONIUM TARTARICUM Toux productive, expectoration difficile

Et la toux du Covid 19?  Elle fait partie des principaux symptômes avec la fièvre, la fatigue et les courbatures.L’OMS rapporte dans une étude portant sur plus de 50000 chinois,  une fréquence de 68% de patients signalant une toux sèche.33% présentent des expectorations.
Le médicament homéopathique a pour but de diminuer l’intensité et la durée des symptômes. Il a sa place lorsque qu’une hospitalisation n’est pas indiquée car l’état clinique n’est pas inquiétant. Les caractéristiques de la toux rapportée par les patients font souvent prescrire Bryonia par les médecins homéopathes.

Rappelons que les facteurs imposant l’appel au 15 sont la détresse respiratoire, c’est à dire la difficulté à respirer, avec le souffle court, une aggravation importante de la toux, ce qui peut traduire une infection pulmonaire et nécessité une aide respiratoire.

En cas d’inquiétude sans critère de gravité, il est recommandé d’appeler son médecinSi le médecin rassure après une consultation ou une téléconsultation, la prise d’un traitement homéopathique est possible. Le pharmacien peut aussi conseiller en fonction du type de toux.

OUI, il existe des médicaments  efficaces en cas de toux autre que le paracetamol!

Coronavirus et homéopathie, c’est quoi le problème?

Le contexte

Nous  nous trouvons face à une pandémie liée à un virus pour lequel aucun vaccin n’existe, ni traitement validé.

Les formes cliniques sont variables, allant d’une forme asymptomatique à une pneumopathie sévère en passant par le  simple rhume , un syndrome grippal, une toux. Comme si le virus ne se comportait pas pareil chez tout le monde. En homéopathie, c’est ce qu’on appelle le terrain. Ce terrain est lié à la génétique, et aussi à des facteurs de risque personnels,  comportementaux ou environnementaux (tabac, surpoids, âge,  maladie chronique comme le diabète, les pathologies cardio-vasculaires, le cancer, mais aussi la pollution..)

Les anti-inflammatoires et les corticoïdes sont officiellement contre-indiqués car baissant l’immunité. Entre nous, je suis heureuse que ces informations circulent enfin alors que les anti-inflammatoires sont connus comme baissant l’immunité locale au niveau de l’arbre bronchique depuis bien longtemps, comme en témoigne l’étude publiée en 2018 par une équipe danoise * Il faudra nous en rappeler même après le coronavirus!

*Basille D, Thomsen RW, Madsen M et al  Non-steroidal anti-inflammatory drug use and clinical oucomes of community-required pneumonia. Am J Respir Crit Care Med 2018. doi: 10.1164/rccm.201802-0229LE

Alors quel risque à tenter de contrôler les symptômes en prenant des médicaments homéopathiques? Quel danger? Au pire, comme disent nos détracteurs, ça ne servira à rien!

Pour faire simple, où est la  place de l’homéopathie dans cet épisode viral?

-En préventif, aucun protocole homéopathique n’a fait la preuve de son efficacité.

La meilleure façon de  ne pas être malade  est de ne pas rencontrer le virus

Suivez IMPERATIVEMENT  les conseils de « mesures barrières » diffusés sur toutes les ondes: confinement, lavage fréquent des mains, distance sociale et si nécessaire, espace  minimal de 1 mètre entre les personnes, port de masque, de gants…

L’homéopathie N’EST PAS UN VACCIN.

En complément de ces MESURES BARRIERES INDISPENSABLES et NON NEGOCIABLES,  une consultation chez un médecin homéopathe ou un pharmacien peut être intéressante si vous présentez des facteurs de risque pour avoir un traitement adapté individualisé.

-En curatif, il y a clairement une place pour l’homéopathie au début de l’infection si des symptômes discrets apparaissent

Une fièvre , une toux sèche, une fatigue, des courbatures, des migraines, des irritations de la gorge, chaque symptôme peut correspondre à la prescription d’un médicament homéopathique adapté au symptôme.

Son objectif: aider l’organisme à mieux fonctionner et contribuer à une guérison plus rapide. L’homéopathie ne met jamais la vie des personnes en danger, à condition d’en respecter le s indications et les limites. Tout comme le paracetamol, le médicament homéopathique n’est pas le traitement adapté pour une détresse respiratoire, qui nécessite une hospitalisation

Toute difficulté respiratoire, fièvre très élevée ou toux qui s’aggrave doivent conduire à appeler le 15. Tout autre symptôme qui inquiète doit conduire à appeler le médecin traitant qui donnera la conduite à tenir et si la réponse est « prenez du paracétamol », en complément, un traitement homéopathique est indiqué.

Alors, s’il vous plait, NE VOUS AUTO-MEDIQUEZ PAS si vous êtes inquiets. Demandez conseil au pharmacien, au médecin. Ils sont seuls capables de vous dire si des médicaments homéopathiques peuvent être indiqués et quels médicaments sont les plus indiqués. Mais ne vous privez pas non plus de ces traitements…

 

Comment développer durablement les médecins

Dans nos études médicales il y a 30 ans, nous n’évoquions ni la santé globale, ni l’environnement, ni la prévention.

« Le développement durable est une forme de développement économique ayant pour objectif principal de concilier le progrès économique et social avec la préservation de l’environnement, ce dernier étant considéré comme un patrimoine devant être transmis aux générations futures »

En quoi les médecins ont-ils un rôle à jouer?  Ils doivent donner le bon exemple, se documenter pour informer leurs patients.

Dans nos cabinets, il existe des systèmes de tri basés uniquement sur la contagiosité des déchets.

En particulier en gynécologie et c’est compréhensible, la mode est maintenant l’usage unique, des dizaines de speculums plastiques emballés dans des dizaines de sacs plastiques balancés dans des poubelles .

Idem pour le papier que nous mettons sur les tables et qui bien évidemment sont détruits.

Mais comment faire pour recycler des speculums qui ont déjà servis?

Impossible bien-sûr
Une proposition: faire acheter à chaque patiente un speculum métallique (prix aux environs de 30 euros). La patiente l’apporterait à la consultation. Il suffirait de le nettoyer avec du savon ou une solution bactéricide. Plus de craintes de contamination, plus besoin de speculum à usage unique…

Des initiatives se créent en région.

Ainsi l’Agence régionale de Santé PACA a-t-elle initié  un projet d’accompagnement au développement durable auprès des 300 établissements de santé et des 1300 établissements médico-sociaux de la région. Cette démarche s’articule autour de thématiques telles que les résidus médicamenteux, l’énergie, les déchets d’activités de soins à risques infectieux et assimilés, le gaspillage alimentaire, les biocides et les achats responsables.

https://www.paca.ars.sante.fr/une-demarche-de-developpement-durable-dans-les-etablissements-sanitaires-et-medico-sociaux-de-la

En tant que patients; vous avez votre mot à dire.
Demandez au médecin ce qu’il compte mettre en œuvre pour le développement durable dans son cabinet!

 

La dinde de Noël et l’homéopathie, un conte moderne

Il était une fois dans un élevage industriel des dindes qui en raison du stress, se blessaient lors du transport; les éleveurs étaient bien ennuyés car les traumatismes créaient des hématomes qui entraînaient une augmentation d’acide lactique dans les muscles et rendaient la viande impropre à la consommation. Pas le moindre médicament conventionnel  à donner, les antibiotiques, les anxiolytiques ne pouvant pas être administrés à des dindes comestibles.

Ils allèrent chercher conseil vers des vétérinaires homéopathes leur demandant une solution.

« pas de problème, nous avons les médicaments qu’ils vous faut et nous pourrions même faire une étude randomisée ; qu’en dites vous? »

Ainsi fut fait

L’étude intitulée « essai de prévention homéopathique des hématomes à l’abattoir chez la dinde »  fut menée en 1997 dans douze élevages différents de la Drôme; les médicaments homéopathiques étaient administrés chaque jour dans l’eau de boisson pendant les 3 jours précédant l’abattage, à l’insu des dindes!

2 protocoles ont été testés:

ARNICA 9CH (hématomes, ecchymoses), NUX VOMICA 9 CH (stress)  versus placebo

ARNICA 9 CH, NUX VOMICA 9 CH et GELSEMIUM 9 CH (trac) versus placebo

1200 dindes ont été abattues et les résultats ont montré la supériorité significative  des traitements homéopathiques comparées au placebo dans la diminution des hématomes alaires et surtout, les résultats étaient significativement améliorés dans le groupe qui recevait GELSEMIUM 9 CH en plus des deux autres médicaments homéopathiques.

Cette étude montrait clairement  l’efficacité des médicaments homéopathiques par rapport au placebo dans la prévention des hématomes alaires chez la dinde en élevage.

« Allons porter cette bonne nouvelle au monde entier », dirent les homéopathes

Je pris donc la parole lors d’un congrès de pharmacologie pour présenter cette étude à des pharmaciens et des médecins sceptiques et ironiques.

La réflexion la plus saugrenue que j’entendis a été de la bouche d’une pharmacologue qui ne pouvait accepter l’idée que l’homéopathie fonctionnait

« mais madame , nous ne sommes pas des dindes », me dit-elle..

J’avoue avoir eu un gros doute.

Ainsi se finit l’histoire des dindes en élevage qui bien malgré elles, montrèrentl’efficacité de l’homéopathie.
Pensez-y lorsque vous consommerez ce met pour le réveillon; si la viande est bio, peut-être que cette dinde a été soignée préventivement par homéopathie!

Joyeux Noël à tous

 

Bruchert K, les hématomes à l’abattoir ches la dinde, essai de prévention homéopathique

Thèse vétérinaire, EVNL, Université Claude Bernard, Lyon 1, 1997

Sous la responsabilité du Dr Jacquemine Vialard, Maître de conférences, Service de Pathologie infectieuse

Homéopathie encore et toujours

L’annonce du déremboursement de l’homéopathie dans un contexte de dénigrement et de désinformation a des effets positifs; comme toujours en période de crise, la solidarité se manifeste, les minorités se rassemblent.

Si vous voulez comprendre ce qui a conduit à une telle situation et les irrégularités, jetez un petit coup d’œil au livre édité chez Flammarion de Valérie Lorentz Poinsot, directrice des laboratoires Boiron  qui retrace la saga de ce déremboursement programmé ; les bénéfices de la vente du livre sont reversés à l’association Mon Homéo Mon Choix

Un premier constat à l’issue de cet épisode: pas de diminution des consultations  parmi les homéopathes que je rencontre régulièrement.

un deuxième constat: j’ai été encore plus sollicitée pour intervenir dans des congrès . Je suis intervenue au  congrès de la 14è journée mondiale de soins palliatifs le 11 octobre à Lyon où j’ai pu parler à un public de soignants attentif de la place de l’homéopathie pour accompagner la fin de vie; l’association française des patients atteints d’hypertension artérielle pulmonaire m’a demandée d’intervenir le dimanche 13 Octobre pour parler des médecines complémentaires et de l’homéopathie comme accompagnement de cette pathologie grave.

Autre constat: les soirées « Santé Vous Libre » organisées par le collectif Mon Homéo Mon Choix font salle pleine dans toute la France; elles permettent d’échanger autour des valeurs de l’homéopathie et du respect de la physiologie et d’entendre des témoignages forts sur l’efficacité de l’homéopathie dans les pathologies de l’humain et de l’animal.
Mercredi 13 Novembre, à Lyon, Christine Filliat , vétérinaire et spécialisée en élevages industriels porcins, avicoles et bovins  a parlé de son quotidien et de la façon dont elle traitait en homéopathie pour éviter des médicaments toxiques chez l’animal ; elle s’est amusée de l’effet placebo chez les porcs, elle qui ne traite pas de façon individuelle, ne fait pas d’interrogatoire  et donne l’homéopathie dans l’eau de boisson.

Une députée Blandine Brocard, députée de la 5è circonscription du Rhône a expliqué pourquoi elle n’était pas favorable au déremboursement de l’homéopathie; il faut du courage en politique ; et bien, elle en a et elle le prouve .http://www.blandinebrocard.com/faut-il-derembourser-lhomeopathie/

Au total, des opportunités, des rencontres, une mise en mouvement de tous les acteurs , patients, professionnels de santé et politiques convaincus de l’utilité de l’homéopathie en santé .

Merci finalement aux 124 de la Tribune du Figaro https://dochomeogyneco.com/2018/03/26/retour-au-moyen-age-il-faut-bruler-les-homeopathes/ ,qui, bien malgré eux,  ont permis que l’homéopathie soit enfin dans la lumière qu’elle mérite.