Intervention aux journées de la Santé 2017

logo journée de la SantéLes Journées de la Santé se tiendront les 10 et 11 mai, à la Cité Internationale de Lyon.

Cet événement s’adresse au grand public et propose une vingtaine de conférences, animées par des acteurs régionaux de la santé.

J’interviendrai le jeudi 11 mai, à 14h, sur le thème « Périménopause et ménopause : être bien accompagnée avec l’homéopathie »

Pour vous inscrire et découvrir le programme complet des conférences.

 

2 nouvelles parutions : bonne lecture!

couverture du livre les 100 questions des futures mamans

Tout d’abord un guide à l’usage des futures mamans, Les 100 questions que se posent toutes les futures mamans, paru chez Larousse poche, réalisé avec le concours d’un groupe d’experts réuni par l’équipe de MagicMaman. J’ai été sollicitée pour y participer , afin d’apporter mon expertise en homéopathie. Un livre pratique qui répond avec simplicité aux questions des futures mamans…

 

 

couverture du livre Réussir sa ménopause

Le second, Réussir sa ménopause, paru chez Alpen Eds, d’Isabelle Ranchet, dans lequel vous trouverez des explications claires pour comprendre et mieux appréhender les changements de votre corps durant cette phase, ainsi que des conseils, des tests, pour vous guider vers des solutions positives. J’ai eu le plaisir de préfacer cet ouvrage.

Laissez-moi vos retours et impressions à leur lecture…

La mammographie entre 40 et 50 ans: le mieux est l’ennemi du bien

 

A l’heure où l’information fait partie intégrante des consultations médicales , quelle information loyale et éclairée devons-nous donner à nos patientes sur l’indication d’une mammographie avant l’âge de 50 ans?

Nous gynécologues, avons pris l’habitude de proposer (ou parfois même d’imposer) la réalisation de mammographies tous les deux ans dès l’âge de 40 ans, sur des communications entendues dans certains congrès ou sur des convictions personnelles; pas très scientifique..

Pourtant , actuellement les recommandations sont très claires

La HAS considère qu’aucun dépistage spécifique par imagerie ne doit être proposé en dehors de la participation au programme national de dépistage organisé, soit entre 50 et 74 ans, chez des femmes qui n’ont pas de facteur de risque. http://www.has-sante.fr/…/cancer-du-sein-modalites-specifiques-de-depistage-p…

L’institut national du cancer ( mise en jour du 17/09/15) prend franchement position

« Avant l’âge de 50 ans, il est inutile de recourir à des actes de dépistage du cancer du sein, sauf si vous avez un niveau de risque considéré comme élevé ou très élevé. En effet, il n’y a pas assez d’études ayant montré l’efficacité de ce dépistage avant 50 ans.

En revanche, un examen clinique de vos seins (palpation) est recommandé tous les ans dès l’âge de 25 ans. »

Les cancers du sein existent indéniablement chez les femmes entre 40 et 50 ans ; ils représentaient 16.5% de l’ensemble des cancers du sein en 2005 (je n’ai retrouvé aucune donnée plus récente) , soit 8211 cas sur 49814 cas,   mais plus les patientes sont dépistées, et plus le nombre de cancers du sein diagnostiqués augmente dans cette population.

Les bénéfices: le seul bénéfice à prouver est la réduction de la mortalité; certaines études font état d’une réduction de la mortalité allant   de 7 à 50%: cet écart très important doit nous rendre prudent sur l’interprétation de ces études internationales (populations différentes en terme de risque de cancer du sein , tumeurs différentes dans leur grades,  techniques de dépistage différents)

Les risques: l’irradiation qui peut être responsable de lésions d’ADN et donc de prolifération cellulaire tumorale, les faux positifs (patiente faussement inquiétée engendrant des contrôles ou des biopsies inutiles et peut-être délétères pour le sein) et les faux négatifs (mammographie considérée comme normale alors qu’un cancer est bien présent); ces deux derniers risques sont liés à la difficulté d’interprétation des mammographies des femmes non ménopausées : les femmes non ménopausées ont souvent des seins denses  comme l’illustrent les images mammographiques.

mammodigitale-sein-dense
seins denses femme non ménopausée
sein-clair-mammo
seins clairs femme ménopausée

Je rajouterais un risque qui est peu signalé: le risque iatrogène; en effet, le dépistage entre 40 et 50 ans (comme d’ailleurs après 50 ans) conduit à  découvrir chez des  patientes asymptomatiques des  cancers in situ (ne dépassant pas la membrane cellulaire), dont on ignore s’ils auraient évolué un jour en cancer infiltrant mettant leur vie en jeu. Ces patientes vont être traitées à moins de 50 ans, alors qu’elles ne sont souvent pas ménopausées  par un traitement chirurgical et une radiothérapie, induisant un risque au long cours lié à l’irradiation d’organes importants comme le cœur, les poumons, sans compter l’impact psychologique, et une diminution notable de la qualité de vie. Elles ne pourront plus prendre de contraception orale, ni de traitements hormonaux de la ménopause.

En l’état actuel de nos connaissances et dans le doute sur des risques éventuels, il parait raisonnable comme le disent les recommandations officielles de ne pas proposer un dépistage systématique par mammographie avant 50 ans, sauf facteurs de risque bien précisés par l’HAS ou souhait  argumenté de la patiente qui doit être consciente des conséquences de cet acte de dépistage.

Dans un article favorable au dépistage par mammographie avant 50 ans, un médecin concluait « à nous de faire notre métier de médecin »,je préfère la conclusion suivante « à la patiente de faire son choix en toute connaissance de cause « 

 

Bibliographie de l’auteur

Quelques livres :

Ranchet Isabelle (préface du Dr Christelle Besnard-Charvet), Réussir sa ménopause, 2017, Alpen Eds.

MagicMaman (collectif d’experts : gynécologues, obstétriciens, sages-femmes), Les 100 questions que se posent toutes les futures mamans, 2017, Larousse poche.

Drs Christelle Besnard-Charvet et Claudette Rocher, Homéopathie en gynécologie, 2015, Elsevier Masson.

Drs Christelle Besnard-Charvet, Antoine Demonceaux, Fabienne Donner, Thérapeutique, homéopathique : schémas et protocoles en gynécologie-obstétrique, 2010, Éditions CEDH.

Dr Christelle Besnard-Charvet, Homéopathie et Périménopause, 2009, Éditions CEDH.

 

 

Gynécologie

La démarche homéopathique et la prescription de médicaments homéopathiques est particulièrement adaptée aux symptômes gynécologiques : la plupart des symptômEs sont la conséquence d’un déséquilibre de l’organisme : périménopause, syndrome prémenstruel liés à une mauvaise balance hormonale, vaginoses mycosiques ou non spécifiques par modification de la flore vaginale

Les indications de l’homéopathie

  • Troubles de la puberté
  • Hypofertilité
  • Syndrome prémenstruel (mastodynies, troubles du sommeil et de l’humeur, troubles digestifs, pesanteur pelvienne, acné ou herpes..)
  • Périménopause et ménopause (bouffées de chaleur, troubles du sommeil et de l’humeur, troubles du cycle, ostéopénie, douleurs articulaires, sécheresse vaginale..)
  • Dysménorrhées (primaires ou secondaires)

 

Les limites de l’homéopathie

  • La contraception ( !)
  • Le traitement des pathologies organiques requérant une chirurgie (cancers, fibromes ou polypes entrainant une anémie sévère, kystes organiques de l’ovaire, endométriose sévère, bartholinites..),
  • ou une antibiothérapie (salpingites ou endométrites..)